Le tribunal correctionnel de Paris a décidé mardi de relaxer l’ancien secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand. En 2010, il avait estimé que Mediapart avait recours à des "méthodes fascistes" dans ses révélations sur l’affaire Bettencourt.

Mediapart a été débouté.  Poursuivi en diffamation par Mediapart après avoir estimé que le site utilisait des "méthodes fascistes" dans son traitement de l’affaire Bettencourt en 2010, Xavier Bertrand a finalement été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Paris. Le 6 juillet 2010, en marge d’un meeting à Raincy (Seine-Saint-Denis), l’ancien ministre du Travail avait en effet vivement critiqué les méthodes employées par ce média après que celui-ci ait diffusé sur Internet des enregistrements du majordome de l’héritière du groupe l’Oréal, Liliane Bettencourt. Cette bande son sous-entendait notamment des relations étroites entre la milliardaires et des membres de l’UMP.

Mediapart veut faire appelAu sortir de l’audience, le président de Mediapart, Edwy Plenel, a déclaré que son site "est justiciable serein, à la différence de certains politiques". Il a par ailleurs annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal. Selon lui,"le tribunal sur la question des méthodes fascistes, a pris une décision technique, il estime que cette injure (…) ne relève pas d’une qualification recouvrant un fait précis". Et d’ajouter : "le combat continue". Dans un communiqué, les conseil de Xavier Bertrand, Mes Edouard de Lamaze et Eric Morain se sont réjouis de cette décision qui "consacre une nouvelle fois la liberté d’expression au travers d’ ‘une appréciation vertement exprimée ‘ selon les termes mêmes du jugement rendu".

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Mis en examen pour "recel d’atteinte à l’intimité de la vie privée" suite à la publication des enregistrements en 2010, Edwy Plenel  a par ailleurs demandé la nullité de sa mise en examen devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Bordeaux. Il a d’ores et déjà prévenu qu’il n’hésiterait pas à aller jusque devant la Cour européenne des droits de l’Homme s’il le fallait. 

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