Alors que la mairie de Paris a décidé de louer les catacombes à un site d’hébergement pour Halloween, l’opposition s’insurge et dégaine un article du Code civil. 

Une mesure indécente ? C’est en tout cas ce que pense Nathalie Kosciusko-Morizet après que la municipalité de Paris a décidé de louer à Airbnb, un site d’hébergement, les célèbres catacombes.

En effet pour Halloween, Anne Hidalgo, maire de Paris, a décidé de louer pour un montant avoisinant les 300 000 euros, selon La Tribune de l’art, ce lieu où sont entassés des millions de fémurs et crânes depuis la fin du XVIIIe siècle afin de désengorger de vieux cimetières à la surface.

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, deux personnes sélectionnées par Airbnb pourront venir dormir dans ce lieu lugubre. Le site d’hébergement fait actuellement campagne pour trouver ces futurs locataires d’un soir : "Réfugiez-vous dans la plus grande tombe de Paris (…) et étanchez votre soif d'aventure dans ce dédale tentaculaire jonché de crânes et d'ossements! (…) Cauchemars garantis! (…) Respectez la tranquillité de vos voisins parisiens, vivants comme morts, etc."

"À quand la location du Père-Lachaise pour un concert ?"

Une initiative qui ne passe pas pour la droite. "Le groupe Les Républicains (LR) déplore le fait que la maire de Paris n'ait pas daigné porter devant le conseil de Paris la décision de louer les catacombes au site Airbnb pour la nuit d'Halloween. A ce rythme et sans débat : À quand la location du Père-Lachaise pour un concert ?", écrivent les élus de l'opposition dans un communiqué publié mercredi, indique Le Figaro.

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Pour le groupe des Républicains, qui se dit "favorable à la mise en scène" des catacombes "pour raconter l’histoire de Paris", c’est la méthode qui ne passe pas. Et les élus de rappeler "l’article 16-1-1 du Code civil qui stipule que le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort." Considérant que pour cette fois "le mal est fait", l’opposition pense que la décision de louer les catacombes "aurait dû être prise par les élus en conseil de Paris afin que tout ne soit pas monétisé et commercialisé comme un produit de consommation".

De son côté, la mairie de Paris a défendu cette initiative en expliquant que l’argent récolté financera une partie des travaux nécessaires à l'entretien de ce lieu mortuaire.

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