Le texte sur la réforme des retraites a été adopté ce mardi en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Le Sénat qui doit se prononcer à nouveau mi-décembre devrait logiquement rejeter le projet de loi, mais c’est l’Assemblée qui aura le dernier mot.

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A 291 voix contre 243, les députés ont adopté ce mardi le texte sur la réforme des retraites. Un texte adopté à l’issue d’un vote bloqué (soit sans l’examen des sous-amendements) à la majorité par les députés PS et les radicaux de gauche. Le Front de gauche, l’UMP et l’UDI ont voté contre, les Verts se sont abstenus.

De nouvelles mesures bienvenuesLes deux nouvelles mesures annoncées lundi par Marisol Touraine pour préserver le pouvoir d’achat des retraités les plus modestes semblent donc avoir convaincu une majorité d’élus de gauche opposés au texte. La ministre des Affaires sociales a promis que le minimum vieillesse serait revalorisé deux fois en 2014, et que l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé sera augmentée de 50 euros pour les plus de 60 ans. Des mesures destinées à compenser la baisse des pensions engendrée par le rapport de la revalorisation du montant des retraites, qui n’interviendra qu’au 1er octobre au lieu du 1er avril.

Le « sentiment du devoir accompli mais pas d’une réforme réussie »Le groupe RRDP (radicaux de gauche et de divers gauche) a salué « une attention accrue portée aux plus démunis, aux plus vulnérables ». « Même si votre écoute fut tardive, au moins les mesures annoncées permettront-elles de protéger les plus démunis » a déclaré l’écologiste Véronique Massoneau, qui a tout de même parlé d’un « sentiment du devoir accompli mais pas d’une réforme réussie ». Des mesures moins bien accueillies à l’UMP, pour qui la ministre a été « réduite à faire des annonces à une heure du matin pour calmer les esprits », certains parlant même de « tromperie ».

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Le vote du Sénat attenduLe texte sera soumis à nouveau  soumis au Sénat en nouvelle lecture aux alentours de la mi-décembre, lequel devrait logiquement rejeté le texte. C’est l’Assemblée nationale qui aura, comme prévu par la Constitution, le dernier mot, et devrait donc se prononcer en dernière lecture le 18 décembre prochain.

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