En visite à Tunis lundi, l’ancien président français a souhaité s’exprimer sur la situation économique de la Tunisie. Mais certaines de ses déclarations sont, semble-t-il, mal passées en Algérie...

C’est ce qu’on appelle un dérapage. Lundi dernier, en déplacement à Tunis (Tunisie) afin de rendre hommage aux victimes de l'attentat du musée Bardo, Nicolas Sarkozy en a profité pour se prononcer sur la situation précaire du pays lors d’une conférence de presse. Et d’après l’analyse du président des Républicains, il semblerait que ce soit l’emplacement géographique de la Tunisie qui pose problème, à savoir sa proximité avec l’Algérie.

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"La Tunisie est frontalière avec l’Algérie, avec la Libye, ce n’est pas nouveau", a ainsi déclaré l’ancien chef d’État, ajoutant sur le ton de l’ironie : "vous n’avez pas choisi votre emplacement". Si Nicolas Sarkozy n’a, au cours de cette visite, pas tari d’éloges sur le succès du printemps arabe et sur la mise en place d’une démocratie en Tunisie, il a tout de même préféré s’attarder sur la question de l’Algérie.

La presse algérienne riposte

"L’Algérie qu’en sera-t-il dans l’avenir ? De son développement, de sa situation ? C’est un sujet qui, me semble-t-il, doit être traité dans le cadre de l’Union de la Méditerranée", a-t-il lancé devant les caméras. Et cette intervention ne semble pas être passée inaperçue puisque, le site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA) a aussitôt souhaité riposter. D’après nos confrères, cette visite aurait été organisée dans le seul but de "relancer son projet de l’Union de la Méditerranée qu’il avait lancé en juillet 2008" et qui n’avait en réalité "pas pris forme".

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Pour autant, le président des Républicains a indiqué qu’il y avait bel et bien "un lien entre la Méditerranée du Nord et la Méditerranée du Sud" et qu’il admirait la "région". Ces dernières déclarations suffiront-elles à faire passer cette petite bourde ?

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