François Hollande n’est pas certain d’obtenir le vote des 3/5e des parlementaires nécessaire pour modifier la Constitution et y inscrire la déchéance de la nationalité. Aussi, se garde-t-il l’option du référendum.

Après le coup de théâtre, les doutes. Mercredi, François Hollande a fait une volte-face inattendue mercredi en annonçant qu’il ne renonçait finalement pas à inscrire dans son projet de réforme constitutionnelle la déchéance de la nationalité pour les binationaux en cas de terrorisme. Une nouvelle qui a en surpris plus d’un et qui a suscité de nombreuses critiques. "Près de 80% des députés socialistes sont contre" cette mesure, a ainsi affirmé Bernard Roman, ténor PS de l’Assemblée. Pour faire valider son projet au Parlement, François Hollande a pourtant besoin que 3/5e des parlementaires y soient favorables.

"L’option est sur la table"Aussi, le chef de l’Etat réfléchirait à une manière de contourner les vives critiques que suscite son projet à gauche. "Le président est prêt à consulter les Français par référendum !", croit savoir Le Parisien qui précise que c’est "une arme atomique d’un usage toujours risqué". Un avis partagé par un proche de François Hollande cité par le journal : "Bien sûr qu’il le fera ! L’option est sur la table". D’autant que les sondages révèlent que l’opinion publique est majoritairement favorable à la déchéance de la nationalité.

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Pour autant, François Hollande préférait éviter d’y recourir et garde bon espoir que son projet soit validé au Parlement. Il est "convaincu" d’obtenir "une large majorité" auprès des parlementaires, écrit Le Parisien.

En vidéo - Déchéance de la nationalité : François Hollande à contre-pied

mots-clés : Référendum

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