Alors qu’une réunion de crise se tient ce lundi à l’UMP en présence des ténors du parti ainsi que Nicolas Sarkozy, de nombreuses personnalités de gauche imputent directement la faillite de l’UMP à l’ancien chef de l’Etat. Selon eux, ce dernier aurait fraudé sur les dépenses de campagne pour l’élection présidentielle de 2012, invalidées par le Conseil Constitutionnel.

C’est à l’unisson que l’ensemble des personnalités de gauche accuse Nicolas Sarkozy d’avoir volontairement dépassé les plafonds de dépenses dans le cadre de la campagne électorale de 2012 pour l’Elysée. Ségolène Royal dimanche et le ministre du Travail, Michel Sapin, ce lundi ont tous deux dénoncé de l’implication de l’ancien chef de l’Etat dans le dépassement de montant réalisé pour la dernière élection présidentielle.

Les plafonds de dépenses "sciemment" dépassés ?Michel Sapin a déclaré sur ITélé ce lundi matin que Nicolas Sarkozy "savait" à propos du "non-respect des comptes". "C'est sciemment fait. Il a fraudé", a-t-il ensuite estimé. Si l’ancien chef de l’Etat a volontairement fait un dépassement de 466.000 euros sur ses dépenses de campagne, Ségolène Royal a annoncé que ce dépassement s’élèverait en réalité à un million d’euros.

Nicolas Sarkozy, dont les comptes de campagnes ont été invalidés par le Conseil Constitutionnel en raison d’un dépassement avait en effet droit à un montant de dépenses maximum de 22 millions d’euros. Or le total des ses dépenses avoisinerait 22,5 millions d’euros, ce qui a invalidé le remboursement des 11.7 millions d’euros de l’Etat prévu pour l’occasion. Même si la fraude n’est pas avérée, la commission des Sages a toutefois  regretté un manque de sincérité de la part de l’UMP dans la communication des informations.

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Pour le moment, le parti de l'opposition se mobilise pour effacer cette dette à l’aide de la grande souscription nationale qui, selon Jean-François Copé, aurait à ce jour permis de récolter deux millions d’euros de dons. Une réunion exceptionnelle se tiendra également dans la journée au siège de l’UMP avec Nicolas Sarkozy, lui-même.

Cette réunion est-elle le début d'un retour de Nicolas Sarkozy en politique ?

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