Le maire de Bordeaux a annoncé aujourd'hui sur son blog qu'il se portait candidat aux primaires de l'UMP pour les présidentielles de 2017. Planet.fr revient en cinq points sur la carrière d'Alain Juppé.

Ce mercredi 20 août, Alain Juppé a annoncé qu'il était candidat à la primaire de l'UMP pour les présidentielles de 2017. Planet.fr fait le point sur les cinq choses à retenir sur la carrière de celui que Jacques Chirac surnommait "le meilleur d'entre-nous".

1. Il a failli mourir dans un accident d’avion

 La scène se passe dans un Falcon 900, quand le maire de Bordeaux était ministre de la Défense. La journaliste Anna Cabana raconte la scène suivante. Alors en voyage officiel, l’avion diplomatique se retrouve en très grande difficulté suite à une défaillance électrique. L’appareil commence à sentir le brûlé et les masques à oxygène tombent. Alors que toute la cabine est minée par la panique, le candidat à la primaire de l’UMP reste droit dans ses bottes et se permet même de faire de l’humour.

>> Lire aussi : Présidentielle 2017 : Alain Juppé annonce sa candidature à la primaire de l’UMP

2. Il a été condamné à de la prison avec sursis

En 1999, Alain Juppé est mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En ses qualités au moment des faits de maire adjoint de Paris aux finances (1983-1995) et de secrétaire général du RPR, il est considéré comme la clé de voute du système d’emplois financés par la mairie de Paris (administrée par Jacques Chirac) pour rémunérer du personnel du RPR. Après différents épisodes judiciaires, il est condamné en décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour "abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt". Depuis cette affaire, il est considéré comme le bouc émissaire, celui qui a payé pour tous les autres (dont Jacques Chirac).

3. Il ne voulait pas être candidat à la primaire de l’UMP

En mars dernier, alors en pleine période des municipales, Alain Juppé indiquait sur Twitter qu’il comptait honorer son mandat de maire de Bordeaux jusqu’au bout, soit en 2020 comme ceci est rappelé par nos confrères du Huffington Post.

La déroute de l’UMP suite à l’affaire Bygmalion ainsi que sa participation à la direction collégiale ont eu visiblement raison de ses ambitions strictement municipales.

4. Un fin humoriste

Alain Juppé n’est jamais à cours de bons mots. Connu pour ses blagues sur la couleur politique d'un orgasme, l’édile de Bordeaux ne manque pas d’autodérision. Ainsi, en 2013, il figurait à son insu parmi les finalistes du prix "humour et politique" pour une phrase qui avait fait rire bon nombre de journalistes : "En politique, on n’est jamais fini. Regardez moi !". Un sens de l'humour qui semble porter bonheur aux prétendants à l'Elysée...

5. Professeur au Québec

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Dans la longue traversée du désert qu’il a subi suite à sa condamnation, c’est au Québec que le fils spirituel de Jacques Chirac est allé se refaire une santé. Et comme il fallait bien qu’il travaille, c’est au sein de l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP) de Montréal que l’ancien Premier ministre a trouvé un emploi. Un job de professeur en gestion internationale assorti d’un poste en recherche au sein de l’Institut de la mondialisation de l’établissement. Malgré son casier judiciaire, le corps professoral de l’école était très enthousiaste d’accueillir l'ancien Premier ministre français.

 

En imagesPrimaires de l'UMP : ceux qui sont dans la course

Alain Juppé

Ce mardi sur son blog, le maire de Bordeaux

Nicolas Sarkozy

 Selon Brice Hortefeux, les primaires de l'UMP "c'est secondaire", pour Nicolas Sarkozy. Si rien a été officialisé de son côté, il serait toujours favori dans les sondages, a révélé Le Parisien.

François Fillon

François Fillon nourrit des ambitions présidentielles. Si pour l'instant rien n'est décidé du côté de l'ancien Premier ministre, il compte parmi les ténors du parti qui pourront barrer la route à Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé

Bien qu'ostracisé depuis l'affaire Bygmalion, l'ancien président de l'UMP ne renonce pas à ses ambitions, loins s'en faut. Et si les primaires pour 2017 lui semblent lointaines, Jean-François Copé compte bien régler ses comptes avec les cadres de l'UMP. N'a-t-il pas annoncé récemment qu'il y

Christian Estrosi

Christian Estrosi est prêt représenter l'UMP en 2017, il est même l'un des premiers à en avoir fait l'annonce. Mais ceci à une seule condition ! Au seul cas où Nicolas Sarkozy ne reviendrait pas... Une façon pour le maire de Nice de préparer le terrain pour le retour de l'ancien président.

Xavier Bertrand

Cela fait un petit moment que Xavier Bertrand entend jouer les "outsiders" pour représenter le parti d'opposition en 2017. En témoignent ses nombreuses prises de position sévères à l'égard de Nicolas Sarkozy.

Nathalie Kosciusko-Morizet

 "Pour la primaire ? Je n'exclus pas. Il faudra voir où on en est à ce moment-là", avait-elle déclaré. Bien qu'elle n'ait pas remporté la mairie de Paris, NKM pourrait donc bien tenter de faire face à la concurrence, très masculine, de la primaire à l'UMP.

Bruno Le Maire et Hervé Mariton, les canditats à la présidence de l'UMP

  Ils sont tous deux candidats à l'élection de la présidence de l'UMP qui devrait se dérouler en 2016 et non pas à la primaire. Mais la présidence du parti est souvent considérée comme une étape en vue de la présidentielle à venir. C'est pour cette raison que Nicolas Sarkozy tenait tant à la tête de l'UMP en 2007 et que François Fillon et Jean-Fra...

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