Le weekend dernier a été riche en annonces de la part de l’ancien président. Celui-ci a non seulement fait son grand retour dans l’arène politique mais également indiqué ce qu’il projetait de faire pour l’UMP.

Nicolas Sarkozy a des projets plein la tête, pour lui mais aussi pour l’UMP. "Je suis candidat pour la présidence de ma famille politique", a-t-il annoncé vendredi dans la tribune qu’il a postée sur Facebook.

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"Ma famille politique" ou le choix des motsPrenant soin de ne jamais nommer "(s)a famille politique", l’ancien président a ensuite indiqué vouloir "la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai d’un mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité". Des intentions plutôt vagues que Nicolas Sarkozy a précisées samedi au cours de l’entretien qu’il a accordé au Journal du Dimanche.

Changer le nom du parti "Je vais changer le nom du parti, mettre en place une nouvelle organisation, installer une relève et faire revenir les adhérents et donateurs pour redresser les comptes", a-t-il en effet détaillé, confirmant ainsi la rumeur qui circulait depuis quelques mois et que l’expression "ma famille politique" avait alimentée vendredi. En d’autres termes, l’ex-locataire de l’Elysée souhaiterait donner une nouvelle identité au parti d’opposition, mais aussi lui donner un nouveau souffle en renouvelant ses ténors. Pour ce faire, et à l’instar de qu’il a déjà fait pour sa propre équipe de campagne, Nicolas Sarkozy pourrait attribuer des postes clés à de jeunes quadras, voire trentenaires. Une manière d’effacer les stigmates de sa défaite à la dernière présidentielle et des nombreuses affaires qui ont visé le parti ou ses membres ces derniers mois ?

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"Ils ne pourront plus me rattraper"Malgré tous ces changements, l’ancien chef d’Etat souhaiterait cependant conserver les locaux actuels, situés rue de la Boétie (Paris, 8e). "On ne va pas les vendre en pleine crise immobilière", a-t-il fait valoir. Quant au rôle qu’il aimerait jouer au sein de ce parti, le champion de la droite a joué la carte de l’apaisement avec son rival de 2012. "Je ne veux pas être agressif  (…) Je suis sans arrogance ni esprit de revanche", a-t-il assuré à propos de ses relations avec François Hollande. Et celui-ci de conclure : "Si je réussi cette nouvelle formation, ils (Juppé et Fillon, ndlr) ne pourront plus me rattraper".

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