Nicolas Sarkozy a fait son grand retour ce vendredi. Après deux ans passés à l'écart de l'arène politique, l'ancien chef de l'Etat a décidé de revenir. Et c'est sur Facebook qu'il l'a annoncé. Un choix quelque peu surprenant de prime abord mais qui pourtant résulte d'un savant calcul.

Ce vendredi aux alentours de 16 heures, Nicolas Sarkozy a publié une tribune sur Facebook annonçant son grand retour. En quelques lignes, l’ex-chef d’Etat a en effet indiqué qu’il revenait sur le devant de la scène politique. Mais alors qu’il avait toujours laissé entendre que ce come-back serait synonyme de coup d’éclat, sa démarche a de quoi surprendre. Un discours sur le terrain au milieu d’une foule de sympathisants n’aurait-il pas été plus "grandiose" ? De même qu’une tribune publiée en Une d’un grand journal ? Non, si l’on en croit la stratégie pour laquelle l’ex-locataire de l’Elysée et son équipe ont optée. Décryptage avec Planet.fr.

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Afficher sa proximité avec les FrançaisEn annonçant son retour sur Facebook Nicolas Sarkozy donne la priorité aux Français qui le suivent sur ce réseau social. Une manière de leur témoigner sa reconnaissance, mais aussi de les fédérer en vue de l’élection du président du l’UMP qui aura lieu le 30 novembre prochain. En effet, et selon toute vraisemblance, la plupart de ceux qui le suivent sur Facebook sont encartés UMP et seront donc amenés à voter pour choisir celui qui, selon eux, est le plus à même de présider le parti d’opposition.

Affirmer son virage 2.0Outre les potentielles voix que le choix de Facebook pourrait lui rapporter, Nicolas Sarkozy y voit sans doute également une manière d’illustrer le renouveau qu’il souhaite insuffler à l’UMP. Après s’être entouré de jeunes cadres du parti pour assurer le renouvellement de ses troupes, l’ancien chef d’Etat pourrait également vouloir étendre cette dynamique. Exit les annonces traditionnelles et place au 2.0 et aux réseaux sociaux. Un virage que l’ex-président avait déjà amorcé en postant, en 2013, une tribune suite à sa mise en examen dans l’affaire Bettencourt. Un exercice auquel il s’était à nouveau plié quelques mois plus tard, à propos de l’affaire dite des écoutes.

Faire une grande annonce sur Facebook est peut-être aussi perçu comme un "gri-gri" par Nicolas Sarkozy. Une sorte de patte de lapin qui lui rappelle que Barack Obama a beaucoup utilisé les réseaux sociaux pendant sa seconde campagne présidentielle. Le chef d’Etat américain a même battu un record sur Twitter le 6 novembre 2012 avec quelque 31 millions de tweets.

Puis une tribune dans la presse, puis une intervention à la téléSi Nicolas Sarkozy s’était arrêté à une tribune sur Facebook, il aurait sans été permis de s’interroger pour savoir si ce canal était à la hauteur, à l’image d’un ancien président de la République. Mais pour ne pas laisser de place au doute, le champion de la droite a visiblement tout prévu. Cette tribune n’était qu’un avant-goût, une sorte de mise en bouche avec le plat de résistance servi samedi dans la presse régionale et le dessert dimanche au JT de France 2, croit savoir RTL . Ne dit-on pas que l’on garde le meilleur pour la fin ? En arrivant par la petite porte et en enchaînant ensuite les frappes, Nicolas Sarkozy a donc opté pour un déroulé qui va crescendo. Effet bombe assuré.

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