Malgré une enveloppe globale plus importante octroyée à ces aides en 2014, le montant des aides au logement ne devrait pas être revalorisé l’an prochain, révèle Europe 1. En revanche, le nombre d’allocataires devrait lui augmenter.

Le gouvernement doit faire des économies, tout le monde devra donc se serrer la ceinture. D’après les informations d’Europe 1, le montant des aides au logement devrait être gelé en 2014. Habituellement revalorisées chaque année, ces allocations n’augmenteront donc pas l’année prochaine. Un tour de vis supplémentaire au niveau budgétaire qui devrait ainsi permettre à l’Etat d’économiser 177 millions d’euros.

Plus de bénéficiairesLe budget 2014 prévoit pourtant que l’enveloppe globale allouée à ces aides sera plus importante en 2014 qu’en 2013, passant de 4,9 milliards d’euros à 5,1 milliards. Le nombre d’allocataires devrait donc lui augmenter. Une mesure qui coûtera 173 millions à l’Etat, mais qui lui permettra tout de même de réduire ses dépenses dans ce domaine. L’an dernier, la revalorisation des aides au logement avait en effet coûté 362 millions d’euros. Le communiqué du ministère du Logement parle ainsi de « dépenses maîtrisées ».

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Des économies mal accueilliesVersées aux personnes à faibles revenus, notamment aux étudiants, les aides au logement (APL, ALS, etc…) représentent généralement un coup de pouce bienvenu pour ses bénéficiaires. Pour Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF, « il n’est pas normal que l’on fasse des économies budgétaires en douce qui passent par le gel d’aides qui ne coûtent pas trop cher à l’Etat mais qui sont cruciales pour les étudiants » a-t-il dénoncé sur les ondes d’Europe 1, expliquant que le budget des étudiants est déjà « tellement faible qu’il est fait de renoncements ». Mais l’efficacité de ces allocations a récemment été remise en cause dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales : malgré les aides, le montant du loyer représente encore souvent plus de 30% des revenus de leurs bénéficiaires.