La préfecture de police a appelé lundi à ne pas relayer les messages de panique incitant les internautes à ne plus se connecter sur Internet en raison de risques de cyberattaques. De fausses informations publiées en usurpant l’identité des autorités. 

La panique s’installant plus facilement depuis les attentats qui ont frappé la France depuis 15 jours, les nombreux messages en tous genres abondent sur la Toile. Dernier en date : un message circulant depuis lundi sur les réseaux sociaux appelant à ne pas se connecter sur Internet en raison de risques de cyberattaques massives. Un appel qui semblait être à l’initiative de la préfecture de police.

"Message de la préfecture de police : nous avons une information de notre cellule antiterroriste. Il ne faut pas utiliser Internet aujourd’hui et ne surtout pas consulter ses comptes en ligne et tout ce qui comporte un code d’accès. Les banques sont massivement touchées, nous avons pleins de cyber-attaques de notre coté. Si tu peux passer l’info, c’est gentil. Merci. Bonne journée, nous en avons eu la confirmation ce matin", explique le message, aux fautes d’orthographe et à la syntaxe douteuse.

"Merci de ne pas relayer des fausses informations" 

Face à cette usurpation d’identité, la préfecture de police a rapidement réagi et dénoncé ce message frauduleux, appelant par la même occasion à ne pas le relayer. "Si vous avez reçu un SMS évoquant une cyberattaque des banques et services de police, ce message ne provient pas de la préfecture de police. Il est frauduleux. Merci de ne pas relayer des fausses informations ou rumeurs via SMS ou les réseaux sociaux", précise l’autorité sur son compte Twitter.

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Depuis les attentats, plus d’un millier de sites français - mairies, conseils généraux, universités, églises ou encore entreprises - ont été piratés. Les pages d’accueil affichaient alors des messages à caractère idéologique, tels que : "Il n'y a de Dieu qu'Allah", "Death to France" (Mort à la France) ou encore "Death to Charlie" (Mort à Charlie).

En vidéo sur le même thème : Cyberattaque, la nouvelle arme 2.0 

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