Actualités
Le parquet financier français a annoncé vendredi que "plusieurs milliers de comptes" ouverts auprès du Credit Suisse et "non déclarés" au fisc avaient été découverts. 
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Tesco règle ses dettes au service de répression des fraudes. Le numéro un britannique des supermarchés a accepté de payer une amende d'environ 200 millions d'euros pour mettre fin à une enquête, concernant une surévaluation de ses bénéfices. Le scandale avait éclaté en 2014, peu après l'arrivée du nouveau directeur général, à une période où l'entreprise perdait des parts de marché face à ses concurrents, notamment face aux magasins discount. Outre l'amende, Tesco a accepté de dédommager les actionnaires qui ont été lésés par cette fraude comptable. Le montant total des dédommagements pourrait atteindre près de 100 millions d'euros. Avec AFP
Politique
Alexandre Balkany, le fils du député-maire LR de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été placé en détention provisoire lundi soir. Découvrez ce que la justice lui reproche. 
Politique
Le Carnard Enchaîné fait cette semaine de nouvelles révélations sur l’entourage de François Fillon. Selon ses informations, le porte-parole du candidat de la droite, Thierry Solère ne serait accusé de fraude fiscale et ferait même l’objet d’une enquête préliminaire.
Société
En apprenant jeudi soir que Patrick Balkany avait été mis en examen le 12 octobre dernier, les internautes n'ont pas épargné le député-maire de Levallois-Perret, habitué à être dans le viseur de la justice.
Actualités
160 000 coordonnées bancaires au Luxembourg de personnes soupçonnées de fraude fiscale, dont 42 540 concerneraient la France, ont été transmises à des pays européens.  
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Le footballeur argentin Lionel Messi a décidé de faire appel de sa condamnation à 21 mois de prison, prononcée mercredi par la justice espagnole pour fraudes fiscales. Sa peine de prison étant inférieure à deux ans, il ne sera pas incarcéré, mais lui et son père se sont vus infligés des amendes respectives de deux et 1,5 millions d'euros.
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Lionel Messi et son père ont été condamnés à 21 mois de prison chacun pour fraude fiscale. Le tribunal de Barcelone leur reproche d'avoir fraudé sur les revenus tirés des droits à l'image de l'attaquant du FC Barcelone entre 2007 et 2009. Mais il y a peu de chances qu'ils soient placés en détention car en Espagne, les peines de moins de deux ans ne sont généralement pas exécutées.Lionel et Jorge Horacio Messi devront aussi payer des amendes d'un montant total de 3,7 millions d'euros. Via un complexe montage de sociétés organisé par son père, le quintuple Ballon d'Or argentin avait évité de payer plus de 4 millions d'euros au fisc espagnol, remboursés depuis avec les intérêts de retard. La Défense de Messi avait assuré qu'il ignorait tout de ce montage et convaincu le parquet, mais pas le tribunal qui a condamné les deux hommes. Avec AFP
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Le Parlement européen approuve la mise en place d'une commission d'enquête sur le scandale des Panama Papers. Son mandat prévoit de se concentrer sur les éventuelles infractions commises par les institutions et les États membres au regard de législation européenne en matière de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale. " Ce que les journalistes ont découvert c'est qu'il était possible d'ouvrir des comptes bancaires, d'établir des sociétés secrètes et de cacher le bénéficiaire réel de ces énormes sommes d'argent ", explique l'eurodéputé écologiste Sven Giegold. Les 65 parlementaires de cette commission auront 12 mois pour remettre leur rapport. Le scandale des Panama Papers a révélé l'utilisation à l'échelle mondiale de sociétés écrans dans le but d'échapper à l'impôt.
Société
Alexandre Balkany, 35 ans, a été mis en examen début mai et placé sous contrôle judicaire dans l'enquête sur le patrimoine de ses parents.
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Une vaste perquisition a eu lieu, ce mardi, dans les locaux de Google à Paris, dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale. Une centaine de fonctionnaires du fisc et de la brigade de répression de la grande délinquance financière (BRGDF), ainsi que cinq magistrats du Parquet national financier, ont participé à l'opération. En guise de réponse, la firme américaine a déclaré, presque timidement, qu'elle coopère avec les autorités françaises et qu'elle se conforme pleinement au droit français. Google ne souffre pourtant pas d'une absence de communication dans l'Hexagone. Au mois de février, son directeur général avait annoncé la formation en 2016 en France de 200 000 personnes aux pratiques numériques. Une annonce destinée à montrer la contribution de la firme de Mountain View à l'écosystème tricolore. - Détails avec Fabrice Pelosi, conseiller en communication chez Tilder. - Tech & Co, du mardi 24 mai 2016, présenté par Sébastien Couasnon, sur BFM Business.
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C'est la destination off-shore la plus prisée des grandes fortunes d'Amérique latine : la Nouvelle-Zélande revient dans l'oeil du cyclone des Panama Papers. Les médias locaux (Radio New Zealand, TVNZ et le journaliste d'investigation Nicky Hager) révèlent que le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca a activement promu la destination auprès de ses clients pour sa défiscalisation des fonds fiduciaires étrangers. Une affirmation formulée après examen de 61.000 documents de la firme auxquels ils ont pu avoir accès. Le Premier ministre John Key est monté au créneau pour démentir toute irrégularité. 'Il est important de noter que les règles existantes obligent les fonds fiduciaires étrangers à s'enregistrer et à tenir des comptes détaillés. Ceux-ci peuvent-être réclamés par le Trésor public et transmis aux autorités fiscales d'autres pays,' a-t-il rappelé. C'est à Auckland que les journalistes ont localisé la filiale néo-zélandaise de Mossack Fonseca : le cabinet comptable Bentleys, géré par un certain Robert Thompson. Son nom apparaît dans 4.500 documents récupérés au Panama. Ce dernier s'est défendu d'avoir utilisé les fonds fiduciaires à des fins d'évasion fiscale. Reste que dans un mémo obtenu par le Consortium international des journalistes d'investigation, avec plus de 11 millions d'autres documents de Mossack Fonseca, la firme panaméenne reconnaissait que 95% de son activité consistait à 'vendre des véhicules pour échapper au fisc'. Difficile d'imaginer que la filiale néo-zélandaise ait été l'exception. Depuis la défiscalisation des fonds fiduciaires étrangers en Nouvelle-Zélande en 2008, leur nombre a plus que triplé à près de 11.000.
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C'est en plein scandale des Panama Papers que la Commission européenne présente ses propositions pour intensifier la transparence fiscale des multinationales. L'institution souhaite que ces entreprises rendent publiques des informations relatives à leurs bénéfices et aux taxes qu'elles paient dans chaque État membre, mais aussi hors d'Europe précise le Commissaire en charge des Services financiers. Pour Jonathan Hill " si les multinationales actives en Europe payent des impôts ailleurs, comme au Panama pour donner un exemple, elles doivent le rendre public ". Ces mesures ne concernent cependant que les sociétés qui ont des activités en Europe et un chiffre d'affaire annuel d'au moins 750 millions d'euros. Dans leur ensemble tous les groupes politiques du Parlement européen approuvent le principe de ce texte. Mais le co-président des Verts déplore le manque d'ambition de la Commission européenne. " C'est un tout petit pas dans la bonne direction. Mais il montre le manque de courage politique de la Commission européenne et le manque de responsabilité des États membres ", ajoute Philippe Lamberts. Ces propositions interviennent aussi après différentes condamnations financières de la Commission à l'encontre d'accords fiscaux passés entre des multinationales et des pays membres.
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La transparence et les sanctions : ce sont les armes retenues par Berlin pour lutter contre l'évasion fiscale. Dans le sillage des révélations des ' Panama Papers ', le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a profité de la conférence de presse annuelle des douanes ce lundi pour évoquer son plan d'attaque. 'Nous devons standardiser les registres nationaux et les informations sur les sociétés. En liant les registres au niveau international et en échangeant automatiquement les informations, nous pourrons réduire la faille qui permet l'existence de tels modèles d'abus. Beaucoup a déjà été fait, mais nous allons à présent intensifier la lutte,' a-t-il déclaré. L'Allemagne souhaite par ailleurs actualiser la liste noire des paradis fiscaux, sur la base des documents de Mossack Fonseca. Une liste noire qu'il souhaite universelle. Recommandée par le cabinet d'avocats panaméen pour sa législation favorable aux sociétés écran, la Nouvelle-Zélande a commandé un audit indépendant à l'ancien président de PricewaterhouseCoopers dans le pays, John Shewan. 'Nous sommes prêts à modifier nos règles de publication, si cela s'avère justifié,' a assuré le premier ministre John Key. A l'expert indépendant de se prononcer. En 2014, le fisc néo-zélandais avait lui-même recommandé une réforme de la loi sur les trust funds étrangers.
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Sergueï Roldougine, le violoncelliste russe et ami de Poutine, se défend après avoir été épinglé par les 'Panama Papers'. A l'instar d'autres proches du président russe, il est soupçonné d'avoir caché d'importantes sommes d'argent dans les paradis fiscaux. Le musicien a reçu le soutien de Vladimir Poutine, qui a nié toute corruption. Sergueï Roldougine dépenserait l'essentiel de son argent à l'étranger pour investir dans la musique et les jeunes talents russes. Il l'a confirmé dans une interview télévisée : 'Je quémande ceci, et cela, car tout est cher : les instruments de musique sont chers, les professeurs qui donnent les meilleurs conseils sont chers. Les salles sont chères. Je ne souhaite rien d'autre que le meilleur pour nos jeunes musiciens.'' Le collectif de journalistes, à l'origine des ''révélations des Panama Papers'', affirme que Sergueï Roldougine détient des firmes offshore liées à des sociétés d'Etat russe. En tout, l'entourage de Vladimir Poutine est soupçonné d'avoir détourné jusqu'à deux milliards de dollars.
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Six jours après les révélations des 'Panama Papers' concernant le Premier ministre David Cameron, quelques centaines de personnes se sont retrouvées devant les grilles du 10 Downing Street à Londres pour demander le départ du chef du gouvernement. Elles se sont ensuite rassemblées devant le grand hôtel où se tenait le congrès du parti conservateur où s'exprimait David Cameron. 'C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et j'espère que ça va être la fin de David Cameron' témoigne un manifestant. 'C'est important que les gens sortent dans la rue, dit une femme. Je ne sais pas s'il démissionnera. S'il le faisait, ce serait extraordinaire. En tout cas, il nous faut du changement et ce n'est que le début.' Devant les délégués de son parti, David Cameron a prononcé un mea culpa sur sa communication pour le moins hasardeuse tout au long de la semaine. 'Je sais que j'aurais dû gérer cela mieux, a-t-il admis. Je sais qu'il y a des leçons à en tirer et ce sera fait. Ne faites pas de reproches au 10 Downing Street ou à des conseillers inconnus. C'est moi qu'il faut blâmer.' David Cameron a fini par reconnaître qu'il avait eu des parts dans le fonds d'investissements dirigé par son père, aujourd'hui décédé. Une société domiciliée aux Bahamas. Rien d'illégal insiste-t-il puisqu'il a toujours payé ses impôts.
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Une semaine de communication hasardeuse de la part du Premier ministre britannique David Cameron au sujet des Panama Papers valait bien un petit mea culpa. Le 10 Downing Street a publié quatre communiqués alambiqués avant de reconnaître jeudi que le chef du gouvernement avait possédé des parts dans une société basée aux Bahamas et au Panama mais qu'il n'avait rien fait d'illégal. Devant les militants conservateurs ce samedi, il est donc allé un peu plus loin. 'Bon, ça n'a pas été une grande semaine, a-t-il reconnu. Je sais que j'aurais dû mieux gérer cette affaire, je sais qu'il y a des leçons à en tirer et je m'y appliquerai. N'en faites pas le reproche au 10 Downing Street ou à des conseillers inconnus. C'est moi qui suis à blâmer.' Ian Cameron, le père défunt du Premier ministre, était un client de Mossak Fonseca. David Cameron lui-même a possédé des actions qu'il a toutes vendues avant d'arriver au pouvoir en 2010. Il a d'ailleurs affirmé avoir toujours payé ses impôts et a renouvelé sa promesse de publier bientôt ses déclarations fiscales. Des manifestants réclamant la démission de David Cameron se sont encore rassemblés ce samedi devant le 10 Downing Street. Big protest calling for Cameron's resignation outside Downing Street today. He is as popular as Blair #cameronresign pic.twitter.com/MAYoPduvvY- Left Unity (@LeftUnityUK) April 9, 2016 Ces révélations surviennent en tout cas à un peu plus de deux mois d'un référendum à hauts risques sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.
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En Islande, les députés ont rejeté ce vendredi une motion de censure contre le gouvernement, présentée par l'opposition. Tous les députés de la majorité de droite ont voté contre, faisant bloc autour du gouvernement pourtant fragilisé depuis les révélations des 'Panama Papers'. Sigmundur Gunnlaugsson, qui était à la tête du gouvernement depuis 2013, a été contraint à la démission, son nom apparaissant dans les listings des Panama Papers. Il a été remplacé par le ministre de l'Agriculture. >> Islande : un nouveau gouvernement, mais toujours un climat de défiance Mais cela ne calme pas la colère d'une partie de la population. 'Dans ce gouvernement, il y encore deux ministres dont les noms figurent dans les listings, se désole Eirikur, 52 ans. Ce n'est pas normal ! Ils ne devraient pas rester à des postes où ils gèrent l'argent public'. 'Ce qui me met en rogne, ajoute Hrafnhildur, 35 ans, c'est l'arrogance dont font preuve les soit-disant responsables politiques, et le mépris qu'ils manifestent vis-à-vis de la population'. Législatives anticipées à l'automne Depuis lundi, ces manifestants protestent devant le Parlement de Reijavik, pour réclamer des changements en profondeur. Une mobilisation de plus en plus bruyante, mais pas vraiment entendue par les actuels dirigeants. Les manifestants exigent la tenue immédiate d'élections législatives anticipées. Les députés ont consenti à ce que ce scrutin ait lieu simplement à l'automne.
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Le président argentin secoué à son tour par les révélations des Panama Papers. Jeudi soir des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Buenos Aires pour demander sa démission. Le nom de Mauricio Macri est appararu dans l'organigramme de deux sociétés offshore mises à jours par les Panama Papers. A tel point qu'un procureur a demandé l'ouverture d'une enquête fiscale contre le président argentin mais un juge doit d'abord se prononcer sur la validité de cette procédure. Pour Ilda Esmarkiazi, opposante au nouveau président argentin, Mauricio Macri 'devrait démissionner, comme l'a fait le Premier ministre islandais.' La question est de savoir si Mauricio Macri, élu en novembre dernier, aurait dû signaler dans sa déclaration de patrimoine que son nom figurait dans l'organigramme de deux sociétés offshore, l'une enregistrée au Bahamas, l'autre à Panama. Jeudi soir, le président Macri est une nouvelle fois monté au créneau pour défendre sa probité. 'Je veux vous dire une fois de plus que je suis très détendu, que j'ai respecté la loi et que j'ai dit la vérité et que je n'ai rien à cacher', a-t-il déclaré devant ses supporters. Ce vendredi le président argentin a promis de transmettre à la justice tous les documents nécessaires justifiant sa déclaration de revenus de 2007 et 2008.
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Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, présent à Amiens ce mercredi, a affirmé qu'il y a "un travail intense sur la plan mondial" en cours dans le cadre des révélations des Panama papers. "Le G20, l'OCDE, l'Europe ont beaucoup avancé pour lever le secret fiscal et le secret bancaire", a-t-il ajouté. Mais Emmanuel Macron a rappelé que le Panama n'était pas sur liste noire. "Ce n'est donc pas un délit d'être sur cette liste, c'est un délit si on ne l'a pas signalé à l'administration fiscale", a-t-il expliqué.
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En marge d'une réunion hier à Berlin, aux côtés de la chancelière allemande, des responsables de l'OCDE, de la banque mondiale ou encore de l'Organisation mondiale du Commerce, la présidente du FMI a réagit au micro d'euronews. 'Le travail qui a débuté en 2010 ou 2011, sous la présidence française du G20 en l'occurrence, n'est pas encore une mission accomplie, estime Christine Lagarde. Loin de là. Il reste encore beaucoup à faire. Il faut constamment se renouveler, continuer, parce qu'il n'y a pas de limites à l'imagination de certains.' Alors que plusieurs pays ouvrent des enquêtes pour évasion fiscale, Paris envisage de rémunérer des informateurs dans les affaires comme celles des Panama papers. Une pratique actuellement interdite en France. L'onde de choc des #panamapapers, par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/QSUhSfnmKr- Agence France-Presse (afpfr) 5 avril 2016
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L'Islande est au bord de l'éruption politique après les révélations des 'Panama Papers' sur les avoirs du Premier ministre démissionaire Sigmundur David Gunnlaugsson. Revenu précipitamment des Etats-Unis, le président Olafur Ragnar Grimsson a refusé d'ajouter la crise à la crise et différé la dissolution du Parlement appelée de ses voeux par le chef du gouvernement. Son refus est sans précédent dans l'histoire de l'Islande, la plus ancienne démocratie parlementaire du monde, analyse le constitutionnaliste Björg Thorarensen. M. Grimsson se pose ainsi en 'gardien' de la stabilité gouvernementale, selon lui. M. Gunnlaugsson, dont des milliers de manifestants avaient réclamé la démission s'était dit prêt mardi matin à dissoudre et convoquer des législatives anticipées si le Parti de l'indépendance, allié au Parti du progrès (au pouvoir), le lâchait. Alors que l'opposition de gauche a déposé une motion de censure, le Parti de l'indépendance apparaît de fait divisé et d'autant moins favorable à une dissolution que son président et ministre des Finances, Bjarni Benediktsson, est lui aussi éclaboussé par les 'Panama Papers'.
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Dans le volet français de l'affaire, la famille Le Pen nie être impliquée dans le scandale des 'Panama papers'. Une enquête du journal 'Le Monde' se basant sur ces documents a dévoilé 'un système offshore sophistiqué' de sociétés écran et fausses factures élaboré par des fidèles de la présidente du Front national. Un homme est au coeur de cette enquête : Frédéric Châtillon, ici à droite de l'image. Ami de longue date de Marine Le Pen et patron d'une société prestataire du FN, il aurait utilisé un système sophistiqué pour sortir de l'argent de France. L'intéressé évoque de simples investissements en Asie. Une enquête judiciaire n'a jamais pu démontrer que ces fonds seraient revenus dans les caisses du Front national. 'Ce qu'il a dit, ce sont ses dires, et manifestement, ça a été entre les mains des juges d'instruction, c'est parfaitement légal. Et tout ce qui sera fait pour essayer de relier cela au Front national ou à Marine Le Pen, ce sera tout simplement de la diffamation', a déclaré Florian Philippot, le vice-président du parti. Dans un communiqué officiel, le parti menace de poursuivre en diffamation les médias qui lieraient le Front national au scandale des 'Panama papers'. Ces menaces ont été réitérées par le fondateur du parti. La cellule anti-blanchiment du ministère des Finances auraient pourtant trouvé des liens entre Jean-Marie Le Pen et une société offshore, dotée de 2,2 millions d'euros.
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Les 'Panama Papers' n'ont pas épargné le Royaume-Uni, ni les proches de son gouvernement. Le père du Premier ministre David Cameron aurait placé la fortune familiale dans un fonds offshore il y a plusieurs dizaines d'années, indique The Guardian. Eclaboussé par ces révélations , le chef du gouvernement a dû s'expliquer. 'J'ai un salaire de Premier ministre, et j'ai des économies dont je perçois des intérêts', a déclaré David Cameron. 'Je possède une maison dans laquelle nous vivions, avant d'emménager à Downing Street,et c'est tout ce que je possède, je n'ai pas d'actions, ni actifs ni compte offshore'. Avant son décès il y a six ans, le père de David Cameron, Ian, dirigeait un fonds d'investissement basé aux Bahamas, dont les profits auraient échappé au fisc britannique pendant trente ans. Un montage réalisé grâce au cabinet Mossack Fonseca, dont les fichiers sont au coeur de cette onde de choc. 'Cette semaine, la publication des Panama Papers ramène de plus en plus de gens à cette impression: il y a un droit pour les riches, et un pour tous les autres', affirme le député travailliste Jeremy Corbyn, 'et il est grand temps de sévir contre les paradis fiscaux'. Depuis 2010, la lutte contre l'évasion fiscale a permis au Royaume-Uni d'empocher deux milliards de livres. Le fonds de Ian Cameron aurait employé une cinquantaine de personnes aux Bahamas. Une méthode qui ne revêt cependant pas de caractère illégal.
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Le secteur bancaire se retrouve au coeur du scandale des 'Panama papers'. La Britannique HSBC et la banque helvétique Crédit Suisse, directement mises en cause, ont démenti haut et fort ce mardi avoir utilisé des structures offshores pour aider leurs clients à échapper au fisc. Matthew Beesley, analyste chez Henderson Global Investors, leur accorde le bénéfice du doute : 'il faut souligner qu'à l'heure actuelle, rien ne prouve qu'HSBC, Crédit Suisse ou toute autre banque est impliquée dans des irrégularités au Panama. Mais bien sûr, cela agite le spectre d'une plus grande participation à ce qui est perçu comme une industrie louche, où des banques, par le passé, ont écopé d'amendes pour avoir aidé certains individus et corporations à ne pas payer la totalité des taxes qu'ils devaient dans une zone géographique donnée.' Les deux établissements figurent parmi les dix banques qui ont le plus sollicité Mossack Fonseca pour leurs riches clients. Au total, le cabinet panaméen a permis à plus de 500 banques, filiales et branches d'ouvrir 15.579 sociétés écrans. La Française Société Générale en a ouvert 979 via ses filiales en Suisse, au Luxembourg et au Bahamas. Toutes les banques sont tenues par la loi de connaître leurs clients et leurs motivations. Si elles ont, au mieux, fermé les yeux, leur cécité peut leur coûter très cher. La banque suisse UBS, citée dans les 'Panama papers', en a fait la douloureuse expérience lors de règlements avec le fisc américain et allemand. Pour analyser vous-mêmes les données (en anglais) de l'enquête du Consortium international des journalistes d'investigation, cliquez ici.
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Le chef du gouvernement islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, doit affronter un véritable séisme politique , à la suite des révélations des 'Panama Papers' qui l'ont visé directement, à l'instar de dizaines d'autres dirigeants en exercice, et de personnalités du monde sportif ou artistique. Il s'agit de la plus importante fuite de données de l'Histoire, qui a permis d'exploiter les fichiers d'un cabinet d'avocat panaméen, Mossack Fonseca, depuis 1977. D'après l'enquête menée par le consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), publiée par plus de 70 médias dans le monde entier au terme d'un an de travail, Sigmundur David Gunnlaugsson figure sur la liste des personnalités titulaires d'un compte offshore au Panama. Le 11 mars dernier, face aux questions pressantes lors d'une interview, il éludait pourtant cette hypothèse. #PanamaPapers: l'interview compromettante du premier ministre islandais https://t.co/VZReAz30l4 #VIDEO pic.twitter.com/CTAL1OVzim- lalibre.be (@lalibrebe) 4 avril 2016 Quelques jours plus tard, son épouse indiquait l'existence de cette société à son nom sur les réseaux sociaux, et assurait être en régime avec le fisc. Le chef du gouvernement islandais aurait pourtant bien possédé avec sa femme l'entreprise en question domiciliée dans les îles Vierges britanniques depuis 2007, jusqu'à ce qu'il lui cède ses parts fin 2009 pour un dollar symbolique. Ce lundi, l'opposition s'est emparée de ces nouveaux éléments. 'Les gens que j'ai rencontrés sont très tristes et déçus', affirme Katrin Jakobsdottir, leader de l'opposition, à la tête du Mouvement des verts et de gauche, ' car on n'a pas encore rétabli la confiance après l'effondrement des banques de 2008. Ces événements ne vont certainement pas aider'. La société du chef du gouvernement aurait notamment détenu des créances auprès de banques en faillite islandaises. Si le Premier ministre islandais exclut pour l'heure de démissionner, l'opposition entend déposer une motion de défiance, qui devrait être soumise au vote des parlementaires cette semaine. Une pétition réclamant sa démission a été mise en ligne, et des manifestations doivent se tenir ce lundi soir à Reykjavik.
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En Ukraine, le président Petro Porochenko cité dans les 'Panama papers' tente de se dédouaner. Sans nier l'existence de comptes aux îles Vierges Britanniques, il assure respecter la loi à la lettre. " Panama papers " : le douteux mélange des genres du président ukrainien https://t.co/ceuCPyLt0M- Le Monde (@lemondefr) 4 avril 2016 Ces révélations sont particulièrement embarrassantes car il avait promis de vendre ses actifs lors de son élection en mai 2014 et de lutter contre la corruption. Il pourrait avoir violé la loi en créant une société alors qu'il occupait déjà les fonctions de président, puis en n'ayant pas déclaré l'existence de cette société. Le parquet général déclare lui ne pas voir de délit. Mais des députés ukrainiens veulent lancer une procédure de destitution à son encontre. Une telle initiative reste néanmoins très difficile à mettre en oeuvre en Ukraine. avec Afp
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Les supputations sur la fortune de Vladimir Poutine alimentent depuis longtemps les rumeurs. En cela, les révélations des 'Panama Papers' ne sont pas une surprise, mais elles pourraient mettre à jour un réseau encore plus vaste et plus conséquent qu'on ne l'imaginait. Le nom du président russe n'apparaît pas dans les documents qui ont fuité, mais ceux d'amis très proches, si. Des amis qui datent de l'époque St Pétersbourg, où Poutine est né, a grandi et où il a fait ses débuts en politique. C'est dans cette ville qu'en 1977, il rencontre notamment celui qui deviendra un violoncelliste de renommée mondiale, soliste du célèbre théâtre Mariinski, Sergueï Roldougin. Celui-ci lui présentera sa première femme Ludmila, et deviendra le parrain de sa fille. Les deux hommes sont considérés comme meilleurs amis et le profil discret et anti-businessman de Roldougin est un écran parfait. Autre ami très proche impliqué, Youri Kovaltchouk, considéré lui, comme le banquier personnel de Poutine. Il est à la tête de la Rossia Bank, basée à St Pétersbourg, qui se trouve être au coeur de ces montages financiers. La Rossia Bank aurait contribué à la création de sociétés-écrans au nom de Roldugin, comme la Sonnette Overseas ou l'International Media Overseas, au total sept compagnies enregistrées offshore au Panama, à Belize ou aux Iles vierges britanniques. Gérée par une discrète compagnie d'avocat panaméenne, spécialisée dans la domiciliation des sociétés offshore, pour ne pas dire dans l'évasion fiscale, le cabinet Mossack Fonseca, qui signe les prêts pour les sociétés concernées. L'argent transite par la Russian Commercial Bank de Chypre, une filiale de la banque nationale russe VTB, et revient dans les caisses de ces sociétés. La Sandalwood Continental, établie aux Iles Vierges britanniques, est l'une des principales. De 2009 à 2012, elle a reçu plus d'un milliard de dollars en prêts. En 2011, de gros prêts, pour plus de 10 millions d'euros, auraient d'ailleurs été accordés, notamment via, la Sandalwood, à la station de ski Igora près de St Pétersbourg. C'est justement là que la fille cadette de Vladimir Poutine se marie en 2013 lors d'une cérémonie fastueuse, mais tenue secrète ou presque. Au total, deux milliards de dollars seraient ainsi sortis de Russie par l'entourage du président russe.
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Une société écran, ce n'est ni plus ni moins qu'une boîte postale basée dans un paradis fiscal. Le client peut s'en remettre à sa banque ou à ses avocats pour choisir le paradis fiscal qui correspond le mieux à ses exigences. Un client sur deux du cabinet panaméen Mossack Fonseca, soit plus de 113.000 sociétés offshores, opte pour Iles Vierges britanniques. L'intermédiaire s'adresse à un agent de domiciliation des sociétés sur place. C'est lui qui règle la paperasse auprès des autorités locales. Pour l'anonymat, il propose des prête-nom. Et pour déplacer discrètement et rapidement de grosses sommes d'argent, il y a les titres au porteur, comprenez des titres sur lesquels le nom du bénéficiaire n'apparaît pas, de sorte que quiconque peut les encaisser. Citée parmi les paradis fiscaux favoris de Mossack Fonseca, la Nouvelle-Zélande est montée au créneau par la voix de son premier ministre, John Key. 'La Nouvelle-Zélande a les mêmes lois fiscales depuis 1988. Elle a fait l'objet d'un audit de l'Organisation de Coopération et de Développement économique en 2013, qui lui a remis un certificat de bonne conduite.' Créer une société offshore n'est pas illégal en soi. Ce qui l'est, c'est utiliser son opacité et le secret bancaire pour échapper au fisc, blanchir de l'argent sale ou encore contourner des sanctions internationales.
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Sur Twitter, Petro Porochenko affirme ne pas gérer lui-même ses actifs, et avoir délégué ces activités à des consultants. Il ajoute qu'il pense être le premier homme d'état ukrainien à prendre au sérieux sa déclaration d' actifs, le paiement de ses impôts et les conflits d'intérêts. 'Cette structure est conforme avec la loi ukrainienne qui fixe les règles du conflit d'intérêt et la fiducie sans droit de regard est conforme au standards internationaux pour la gestion des actifs et pour les hommes politiques', affirme Vadim Medvedev, de son cabinet d'avocats. D'après les 'Panama Papers', une nouvelle entité offshore a été enregistrée aux îles Vierges britanniques en août 2014 avec pour seul actionnaire le président Porochenko. 'Si le chef d'Etat a menti dans sa déclaration - cela va vraiment faire du mal à la lutte anti-corruption en Ukraine. Parce qu'aucun fonctionnaire dans le pays ne sentirait plus obligé de suivre ces recommandations', estime Andriy Marusov de Transparency International. La création d'une société par le président en exercice est une violation de la constitution. Des députés populistes ukrainiens ont annoncé vouloir lancer une procédure de destitution, très difficile à mettre en place en Ukraine.

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