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Avec Atlantico
Dans son dernier "Global Economic Outlook", le FMI revoit ses prévisions de croissance à la hausse au niveau mondial, mais surtout aux Etats Unis, notamment en raison des politiques économiques qui devraient être mises en place par Donald Trump. Voici pourquoi ces nouvelles attentes sont crédibles.
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Avec La Tribune
Après la découverte de 2 milliards de dollars de dettes cachées, l’auditeur désigné par le FMI vient de trouver une nouvelle opération cachée dans les comptes d’une entreprise publique mozambicaine. Selon la Securities and Exchange Commission, un emprunt obligataire de 850 millions de dollars censées servir à investir dans la pêche au thon, aurait été utilisés à des fins militaires par Maputo
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Avec La Tribune
Après avoir frôler la ligne rouge avec ses dépenses publiques, la Tanzanie a réussi en 2016 à mettre en place un certain nombre de mesures qui l’on remis au diapason de l’équilibre. La deuxième économie d'Afrique de l'Est devrait s’attendre à un avenir encore plus radieux, selon les analystes. Détails.
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Avec Atlantico
Elle devrait dépasser le Royaume-Uni, selon les prévisions du FMI.
Société
Et si le candidat malheureux succédait à Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire internationale ? Pas impossible, selon certains de ses proches, qui croient toujours au rebondissement de l'ancien président de la République. 
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Le Brexit est un coup dur pour l'économie mondiale. C'est le constat du Fonds monétaire international (FMI), qui a abaissé ce mardi ses prévisions de croissance. L'institution table sur une croissance mondiale de 3,1% en 2016 et 3,4% l'an prochain, soit 0,1 point de moins que la dernière prévision d'avril. Le Royaume-Uni perd presque un point, à 1,3% de croissance en 2017. Un 'scénario noir' envisage même une récession britannique. 'Le 22 juin nous étions prêts à revoir à la hausse nos prévisions de croissance pour 2016 - 2017, mais le Brexit a jeté un grain de sable dans la mécanique', explique Maurice Obstfeld, le chef économiste du Fonds. Après le Royaume-Uni, c'est l'Europe qui sera la plus négativement touchée par le Brexit. La zone euro pourrait être amputée de 0.2 point de croissance, son économie subissant aussi les séquelles des systèmes bancaires portugais et italiens. Les analystes du FMI se montrent prudents. Ce mardi l'incertitude est le maître mot: 'il est important de souligner que les effets réels du Brexit vont se voir progressivement au fil du temps , peut-être pendant plusieurs mois, par l'ajout d'éléments d'incertitude économique et politique qui devront être résolus sur une longue période' modère Maurice Obstfeld . Brexit adds to uncertainty: Possible 'downside' and 'severe' scenarios #WEO https://t.co/2OFqiHHvTu pic.twitter.com/XFuic2whGI- IMF (@IMFNews) 19 juillet 2016
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Le Fonds monétaire international revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour l'Italie, pour cause de Brexit. Le FMI table désormais sur une croissance de moins d'1% cette année, contre 1,1% précédemment, et de 1,1% en 2017, au lieu de 1,25%. Il note que le référendum britannique a accru la volatilité sur les marchés financiers. Particulièrement affectées, les banques italiennes ont vu leur capitalisation boursière fondre de 50% depuis le début de l'année. Sous-capitalisé et très morcelé, le secteur est fragilisé par 360 milliards d'euros de créances douteuses. Le FMI rappelle toutefois que les règles européennes actuelles permettent des recapitalisations préventives pour garantir la stabilité financière.
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Le Fonds monétaire international avait averti que le Brexit représenterait un risque important pour l'économie mondiale. Le référendum a rendu le verdict tant redouté par Christine Lagarde. La directrice générale du FMI dit espérer une transition 'en douceur' vers une nouvelle relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. _'Le peuple britannique a parlé et sa décision doit être respectée. Un certain temps va s'écouler avant que nous connaissions la nature de la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Pendant ce temps, il est important qu'il y ait de la clarté dans le processus de négociation et qu'il soit mené de la manière la plus douce possible. Je salue les mesures annoncées aujourd'hui par la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne pour soutenir le système bancaire, pour limiter un excès de volatilité financière et fournir les liquidités nécessaires. Le FMI, pour sa part, va continuer de suivre de prés l'évolution de la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires pour garantir la résilience de l'économie mondiale dans la période à venir.''_
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D'après la FMI, la Californie est la nouvelle 6ème puissance économique mondiale devant la France. Selon les statistiques du département californien de l'économie, le PIB de cet Etat s'est élevé à 2 500 milliards de dollars en 2015, alors que celui de la France n'était que de 2 423 milliards de dollars sur la même période. C'est le résultat d'une croissance forte en Californie ces dix dernières années ainsi qu'une évolution favorable du secteur high-tech. L'on se demande alors si un jour, cet Etat sera tenté par un "Californiexit". - La mise au net de Pierre Kupferman, rédacteur en chef de BFMbusiness.com. - 12h L'heure H, du vendredi 17 juin 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
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Débrief de la séance du mercredi 25 mai 2016. - Avec: François Mallet, responsable des marchés actions à Kepler Cheuvreux. Nathalie Pelras, directrice de la gestion chez KBL Richelieu Gestion. Nicolas Chéron, stratégiste à CMC Markets. Et Sabrina Quagliozzi, correspondante BFM Business à New York. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Pour le Fonds monétaire international, la France va mieux. Il a très largement revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2016 qui passe de 1,1% à 1,5%. L'institution financière appelle aussi l'Hexagone à aller plus loin dans les réformes. Cependant, elle reste sceptique sur la trajectoire de réduction du déficit public, "au mieux" à 3% du PIB en 2017. C'est plus élevé que l'objectif gouvernemental de 2,7%. "7 ans après la crise, la France se redresse mais le rythme de la croissance n'est pas suffisant pour réduire le taux de chômage", a souligné Christian Mumssen, directeur des bureaux européens du FMI, sur notre antenne. D'après lui, les mesures prises par le gouvernement tricolore comme le pacte de responsabilité, CICE, ou encore les loi Rebsamen, Macron et El Khomri "vont stimuler la création d'emplois". Toutefois, "il reste beaucoup à faire pour réformer l'économie française", a-t-il lancé. - 18h l'heure H, du mardi 24 mai 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
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Le Fonds monétaire international jette de l'huile sur le feu de la contestation sociale en France. L'institution dirigée par Christine Lagarde appelle Paris à aller plus loin que la loi El Khomri pour réformer le marché du travail. Le FMI préconise notamment d'allonger la période minimale de cotisation - actuellement de quatre mois - donnant droit aux allocations chômage. Il recommande aussi un relèvement de l'âge de la retraite. IMF staff: France's two main challenges: create private sector jobs & make government spending more efficient pic.twitter.com/fDKiEHUqPc- IMF (@IMFNews) 24 mai 2016 Le Fonds révise toutefois à la hausse ses prévisions de croissance pour l'hexagone à près de 1,5% cette année, et à 1,75% en moyenne sur les cinq ans à venir. Pas assez, précise-t-il, pour réduire considérablement le chômage, qui touche 10% de la population active, ni pour résorber la dette. La France " va mieux " mais doit poursuivre ses efforts, estime le FMI https://t.co/YMHJ7ueE5c pic.twitter.com/nIshhj0dfk- Le Monde Politique (@lemonde_pol) 24 mai 2016 Enfin il anticipe un déficit public de 3% du PIB l'an prochain, supérieur aux ambitions gouvernementales (2,7%), mais dans les clous du pacte de stabilité européen. IMF staff: France's structural fiscal adjustment slowing to near zero. Will barely meet 2017's 3% GDP deficit target pic.twitter.com/LGnlMBQC1U- IMF (@IMFNews) 24 mai 2016
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Le Fonds monétaire international apporte son soutien au projet saoudien de diversification économique Vision 2030. De retour du royaume où ils effectuaient leur évaluation annuelle, les experts de l'institution se félicitent de l'accélération des réformes visant à réduire la dépendance au pétrole. Ils estiment par ailleurs que la réduction des dépenses publiques et l'augmentation des prix des carburants ont été adaptées à la chute des cours du brut. Mais le pays peut faire plus, selon eux, pour juguler un déficit budgétaire attendu à 14% du PIB cette année contre 16% l'an dernier - un record.
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François Chaulet, directeur général de Montségur Finance, a décrypté l'actualité macro-économique, du lundi 16 mai 2016. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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À une quarantaine de jours du référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne, le FMI met en garde les Britanniques contre le "Brexit". Selon l'institution internationale, une sortie de l'UE pèserait sur la croissance britannique et entraînerait de la "volatilité sur les marchés". La présidente du FMI Christine Lagarde a évoqué de son côté un "risque important" pour l'économie mondiale. - Avec: François-Xavier Chauchat, économiste stratégiste chez Dorval AM. - Intégrale Bourse du lundi 16 mai 2016, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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Les Britanniques n'ont rien à gagner à quitter l'Union européenne : c'est en substance le message adressé ce vendredi à Londres par la Directrice générale du Fonds monétaire international aux partisans du Brexit. Un enjeu international A ces derniers, qui l'accusent de s'immiscer dans les affaires politiques britanniques, Christine Lagarde a rappelé l'enjeu international du référendum du 23 juin. 'Ce n'est pas qu'une question intérieure. Je sais que c'est une grande question domestique, pour beaucoup d'entre vous, mais c'est aussi une question internationale. Au cours des six derniers mois, sur tous les pays où je me suis rendue à travers le monde, il n'y en a pas eu un où l'on ne m'ait pas interrogée sur les conséquences économiques d'un Brexit,' a expliqué la patronne du FMI. Lagarde: Brexit represents a significant downside risk and is an international issue that concerns the whole world- IMF (@IMFNews) 13 maggio 2016 L'incertitude, ennemie de la croissance Selon le FMI, parce qu'il obligerait à redéfinir les relations commerciales avec plus de 80 pays, un Brexit entamerait la confiance des milieux d'affaires, ferait chuter l'investissement et la bourse. 'La négociation de nouveaux arrangements avec l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux pourrait, à notre avis, conduire à une période prolongée d'incertitude, et plus cette incertitude durera, plus elle pèsera lourdement sur l'investissement et la croissance,' a mis en garde Christine Lagarde. Nouveau rapport en juin Le manque à gagner pour le PIB britannique serait compris entre 1,5 et 9,5%, contre un rebond de la croissance au deuxième semestre en cas de maintien dans l'Union. Le FMI publiera un nouveau rapport sur le Brexit une semaine avant le référendum.
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A l'issue de deux jours de débats, les 153 députés de la majorité, composée de la gauche Syriza et du parti souverainiste Anel, ont voté dans la nuit de dimanche à lundi en faveur d'une loi intitulée "un système unifié de sécurité sociale, réforme du système des retraites et règlement de l'impôt sur le revenu". La réforme controversée était réclamée par les créanciers UE et FMI.
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Alors qu'une réunion a lieu ce lundi à Bruxelles de l'Eurogroupe sur la Grèce, la mobilisation dans le pays tient à se faire entendre. Dans la nuit, des heurts ont eu lieu suite à l'adoption par le Parlement grec de la très controversée réforme des retraites. Une loi qui était réclamée par l'Union Européenne et le FMI, comme condition pour le versement d'un nouveau plan d'aide. Alexis Tsipras espère que l'adoption de cette réforme va pouvoir ouvrir le débat sur l'épineuse question du règlement de la dette.
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Avec: Gaël Giraud, chef économiste de l'Agence française de développement. Christian Parisot, chef économiste d'Aurel BGC. Et Jean-Charles Simon, président de Facta Media. - Les Experts, du vendredi 6 mai 2016, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.
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L'Afrique subsaharienne devrait connaître sa plus faible croissance depuis 1999 cette année. Le Fonds monétaire international la chiffre à 3% avant un rebond à 4% l'an prochain. Certes, la Côte d'Ivoire, le Kenya et le Sénégal devraient tirer leur épingle du jeu avec une croissance de plus de 5%, soutenue par l'investissement dans les infrastructures et le dynamisme de la consommation des ménages. Mais plusieurs facteurs freinent l'économie du continent, au premier rang desquels la chute des cours des matières premières. Le FMI appelle les pays affectés à contrôler leurs déficits publics alors que la situation menace de durer. Les plus touchés sont les exportateurs de pétrole, Angola et Nigeria. Par ailleurs, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone se remettent à peine de l'épidémie d'Ebola. Quant à l'Ethiopie, au Malawi et au Zimbabwe, ils sont frappés de plein fouet par la sécheresse.
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Emanciper l'Arabie saoudite de l'or noir : c'est l'ambition affichée par le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. A à peine 30 ans, il est l'architecte d'une stratégie sur 15 ans visant à diversifier l'économie du royaume sunnite actuellement dépendante à plus de 70% du pétrole. Le plan Vision saoudienne à l'horizon 2030 a été adopté ce lundi en Conseil des ministres sous l'égide du Roi. Il s'adosse à des privatisations, en premier lieu l'introduction en bourse de moins de 5% du géant pétrolier Aramco. L'argent ainsi levé viendra alimenter ce qui a vocation à devenir le plus grand fonds souverain au monde. 'Nous nous attendons à ce qu'Aramco soit valorisé à plus de 2.000 milliards de dollars. Et jusqu'à 300 milliards de dollars d'autres actifs seront ajoutés à ce fonds, dont la valeur actuelle est proche de 200 milliards de dollars. Donc au final, la taille de notre fonds public d'investissement sera dans une fourchette de 2.000 à 3.000 milliards de dollars américains,' a expliqué le vice-Prince hériter en conférence de presse. L'effondrement des cours du brut depuis juin 2014 a plongé les comptes de l'Arabie saoudite dans le rouge. En 2015, le déficit public a atteint 98 milliards de dollars soit 15% du PIB. Le budget 2016 prévoit de ramener ce déficit à 87 milliards, grâce à la liquidation d'actifs à l'étranger. Le Fonds monétaire international, qui anticipe un ralentissement de la croissance saoudienne à 1,2% cette année après 3,4% en 2015, avait prévenu en octobre que faute de réformes, Riyad serait à court de liquidités en 2020. 'Nous visons des revenus non issus du pétrole de l'ordre de 160 à 267 milliards de dollars d'ici 2030, pour partie tirés de l'investissement et de la diversification de nos investissements, de nouvelles opportunités, de l'exploitation de ressources jusqu'à présent négligées. Nous atteindrons nos objectifs de revenus au terme des cinq premières années,' a précisé Mohammed ben Salmane. Ainsi, le Prince estime que le pays pourra vivre sans pétrole dès 2020. Son plan a fait l'effet d'un choc dans un pays habitué à l'Etat-providence. De nouvelles taxes viendront financer une réforme de l'éducation pour former aux métiers du futur, le développement des activités culturelles et sportives ainsi que du tourisme. Il s'agira aussi d'attirer l'investissement étranger et de développer une industrie d'armement locale. Le plan vise aussi à stimuler la création de PME hors hydrocarbures et à encourager l'entrée des femmes dans la vie active.
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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras affirme sur notre antenne que son pays est sur le point de sortir de la crise, et que c'est la fin des mesures d'austérité qui feraient reculer son pays. Les pourparlers entre la Grèce et les bailleurs de fonds internationaux sont actuellement en cours à Athènes, pour trouver un accord sur une nouvelle tranche de prêts d'un montant de 86 milliards d'euros sur 3 ans. Selon la Commission européenne et Eurostat, qui produit les statistiques officielles de l'Union européenne : en 2015 le pays a dégagé un excédent budgétaire primaire supérieur aux objectifs fixés par ses créanciers, L'excédent était de 0,7% du produit intérieur brut (PIB) l'an dernier, alors que l'objectif était de 0,25%. Pour le gouvernement grec, il est donc inutile d'intensifier les mesures d'austérité, comme le préconisent encore les créanciers d'Athènes et le Fonds monétaire international (FMI). Ils exigent toujours que le pays dégage un excédent primaire de 3,5% du PIB en 2018 et au-delà. Le FMI juge cet objectif irréaliste avant plusieurs décennies. Un accord est donc encore très difficile, à une journée de la réunion de l'Eurogroupe. Interview exclusive : Alexis Tsipras, premier ministre grec Stamatis Giannisis, euronews : Monsieur le Premier ministre, les données publiées par Eurostat sur les performances de l'économie grecque sont meilleures que prévues, mais il vous reste un long chemin à parcourir. Comment évaluez-vous ces résultats ? Alexis Tsipras, premier ministre grec : La performance de la politique budgétaire de la Grèce a dépassé toutes les attentes en 2015 et n'oubliez pas combien cette année a été difficile. Il y a eu deux scrutins législatifs, un référendum, la fermeture des banques et aussi une crise migratoire sans précédent dont le poids a pesé presque exclusivement sur les épaules de la Grèce. En dépit de tout cela, que nous dit Eurostat ? Que nous avons dégagé un excédent primaire de 0,7% au lieu d'un déficit primaire de 0,25%. Cela veut dire que nous avons surpassé l'objectif du programme d'environ 1%. N'oublions pas qu'au même moment, le FMI nous prédisait un déficit d'1% ou de 0,6%. Nous avons dépassé les prévisions du FMI de 2,3 milliards d'euros. Et ce, sur une année difficile. Ce n'est pas le fruit du hasard, mais celui d'un travail guidé par notre vision, notre patience et notre persistance. Nous avons maîtrisé nos dépenses, nous avons donné un bol d'oxygène à l'économie en exploitant le Cadre de référence stratégique national de l'Union européenne, qui a injecté plus de cinq milliards d'euros dans l'économie grecque. Et la Grèce a pour la première fois été le premier pays de l'Union en termes d'absorption des fonds structurels. Nous avons également eu un excellent bilan dans le secteur du tourisme, nous avons dépassé nos objectifs de rentrées fiscales de 2 milliards et nous avons réduit le chômage d'1,5%. Cet ajustement fiscal non agressif centré sur la protection des plus faibles et des bas et moyens revenus, de même que sur la protection de nos systèmes de santé et d'éducation, est en train de porter ses fruits. Et l'économie grecque est à présent au seuil de la reprise. Les prophéties des ' Cassandre ' des temps modernes qui nous accusaient de détruire l'économie par nos négociations ont été glorieusement démenties. L'heure est à présent aux bonnes décisions. Stamatis Giannisis, euronews : Avez-vous le sentiment que ce développement va permettre de lancer les discussions sur un allègement de la dette ? Alexis Tsipras, premier ministre grec : J'ai le sentiment, en ce moment précis où se dégage le tableau d'une économie grecque en passe de sortir de la crise, que nous devons tous prendre les bonnes décisions. Cela veut dire que la Grèce est dans la dernière ligne droite et a besoin d'un coup de pouce en avant, pas en arrière. Il est dès lors nécessaire que ceux qui ont commis des erreurs grossières en faisant de mauvais choix et de mauvaises prévisions, ne soient pas autorisés à répéter les mêmes erreurs, une fois plus. La Grèce a un excédent primaire de 0,7%, c'est 1% de plus que l'objectif visé, et elle n'a pas besoin de mesures d'austérité supplémentaires. Ce dont la Grèce a besoin, c'est d'un allègement de sa dette pour faire redécoller son économie, regagner la confiance des investisseurs et renouer avec la croissance, enfin. A ce stade critique, nous ne devons en aucune façon permettre à certains de replonger le pays dans les ténèbres de la récession. Nous devons aller de l'avant et surmonter la crise, pour de bon. Stamatis Giannisis, euronews : Pensez-vous que votre courte majorité parlementaire - trois députés - suffira à faire passer toutes les mesures d'austérité qu'il vous faut faire valider par la chambre ? Alexis Tsipras, premier ministre grec : Pour la première fois en Grèce, un gouvernement a reçu un mandat pour appliquer un accord difficile, juste après la conclusion de cet accord et pas avant. Pour la première fois, les Grecs savaient ce qui était sur la table et c'est pourquoi il n'y a aucun problème quant à l'application de cet accord. C'est pourquoi nous insistons sur le contenu de l'accord et nous ne demandons rien de plus, ni rien de moins. L'accord sera honoré. Le pays sortira de la crise et notre majorité parlementaire sera suffisante tant que nous ne laisserons pas certains ajouter des fardeaux supplémentaires à ceux déjà prévus par l'accord. Et ils n'ont certainement aucune excuse pour insister sur ce point parce que les résultats, les chiffres et la réalité elle-même, les contredisent.
Société
Selon l’Equipe, Xavier Giocanti, le compagnon de la directrice du FMI, est pressenti pour prendre la tête du club de foot. Découvrez qui est cet homme d’affaires d’origine corse.
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Une ombre plane sur les réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international cette année à Washington. Cette ombre, c'est celle d'une croissance mondiale désespérément poussive. Obstfeld: Weaker growth, greater risks, greater chance of secular stagnation #WEO https://t.co/mP1hB16Dve pic.twitter.com/0QLW8Esvl6- IMF (@IMFNews) 12 aprile 2016 Mardi, le FMI a annoncé avoir abaissé de 3,4 à 3,2% sa prévision pour l'année 2016. Et il y a plus inquiétant : 'dans bien des pays, la stagnation des salaires et l'accroissement des inégalités alimentent le sentiment très répandu que la croissance économique profite essentiellement aux élites économiques,' a alerté son économiste en chef, Maurice Obstfeld. Dollar fort et pétrole bon marché La reprise américaine fait figure d'exception dans le paysage mondial. Mais les exportations sont freinées par le dollar fort et la chute des cours du brut pénalise le secteur énergétique. C'est pourquoi le FMI a aussi abaissé ses perspectives de croissance aux Etats-Unis de 2,6 à 2,4% en 2016. What the numbers show. See latest projections on global growth. #WEO https://t.co/4hjTfPHytx pic.twitter.com/X8MWiTGW3y- IMF (@IMFNews) 12 aprile 2016 Crise migratoire et dette grecque Pour la zone euro, la projection du fonds passe de 1,7 à 1,5%. Le FMI mentionne deux risques majeurs : tout d'abord la crise migratoire. L'afflux de réfugiés en provenance d'un Proche-Orient déchiré par la guerre a dominé les débats, principalement en Allemagne, confrontée à une montée de l'extrême-droite. Et puis il y a la Grèce. Le FMI juge que les exigences de Bruxelles en termes d'excédent budgétaire primaire, c'est à dire avant le service de la dette, sont irréalistes. Le Fonds prône un abaissement des objectifs conjugué à un allègement de la dette grecque, évaluée à 180% du PIB. L'interview : David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI After Christine Lagarde, we will interview the IMF's no.2 David Lipton tomorrow. Watch it on Friday! #SpringMeetings euronews- Stefan Grobe (@StefanGrobe1) 13 avril 2016 Stefan Grobe, euronews Comment va l'économie américaine au terme des années Obama et quels seront les défis de la prochaine administration ? On entend dire, dans le sillage de la campagne électorale, que les indicateurs sont truqués et que la situation est pire que ne le suggèrent les chiffres de l'emploi. Quelle est votre évaluation ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI On estime que l'économie bénéficie d'une croissance confortable. Cette croissance a été d'environ 2,4% et c'est aussi ce que nous anticipons pour 2016. Nous considérons que la reprise est solide. Bien sûr, à l'avenir, quel que soit le successeur du Président Obama, il, ou elle, héritera d'une économie saine, je pense, mais devra relever de nombreux défis à long-terme. Comme on le voit à travers la campagne électorale, il y a beaucoup de mécontentement dans la population américaine. La classe moyenne ne prospère pas. Stefan Grobe, euronews S'il y a un défi que ne doit pas relever l'économie américaine, c'est celui d'absorber une marée de réfugiée syriens. Mais c'est un défi majeur pour l'Europe. Un défi pour le marché du travail, pour l'action politique et pour le tissu social des pays européens. Le FMI est-il satisfait de la manière dont l'Union européenne gère cette crise sur le plan économique ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI Je pense que le rôle moteur de l'Allemagne dans ce domaine a été très important. Il ya des problèmes, des problèmes importants, comme le contrôle des frontières, le partage de la charge, qui ne sont pas encore complètement résolus. Il est très important que les pays tirent le meilleur parti de cet afflux de population. Dans certains pays, ces nouveaux arrivants vont en fait permettre de compenser un déficit démographique de main d'oeuvre. Mais cela ne fonctionnera que si les gens sont bien accueillis, s'ils sont formés, s'ils sont embauchés. Nous avons réalisé des études qui montrent que l'immigration bien gérée peut être un plus pour l'Europe à long terme. Et j'espère que ce sera le cas. Stefan Grobe, euronews Et enfin, concernant la Grèce, on a assisté récemment à une prise de bec entre le FMI et la Grèce, mais aussi à des désaccords entre le FMI et l'Union européenne. Quelles sont les dernières nouvelles ? Peut-on trouver une solution sans allègement de la dette ? David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI Nous aimerions aider la Grèce à surmonter ses problèmes. Mais cela requiert, de sa part, de nouveaux ajustements budgétaires, ce qui passe par l'adoption de nouvelles réformes. Nous devons aussi nous assurer que les obligations de la Grèce vis-à-vis de ses créanciers sont compatibles avec ses objectifs budgétaires. Une fois que vous avez fixé un objectif budgétaire, cela détermine le montant du prêt que vous pouvez rembourser chaque année. A l'heure actuelle, les contrats existants sur la dette appellent à des remboursements encore plus élevés que ceux prévus par les accords d'août dernier sur le budget. Donc, d'une certaine manière, l'Europe a passé des accords politiques avec la Grèce, qui visent à atteindre certains objectifs budgétaires. Mais elle a aussi passé des accords juridiques avec Athènes, qui fixent des montants de remboursement supérieurs à ce qui est prévu par leur accord économique. Ces deux types d'accords doivent être réalignés.
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La possible sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fin juin était dans tous les esprits à l'ouverture de l'assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale, à Washington. La présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a rappelé sa position. 'Nous avons clairement élevé le Brexit au rang de risque sérieux pour la croissance mondiale' a-t-elle déclaré. '_Le mariage qui unit les pays membres de l'Union européenne dure depuis longtemps et j'espère personnellement qu'il ne va pas se briser. Et comme dans tous les mariages, les bonnes discussions peuvent être vraiment utiles. Et j'espère que le dialogue va se poursuivre.' Plus diplomate, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lui rappelé l'aversion des milieux économiques pour l'incertitude. 'Le Brexit concerne les électeurs britanniques et c'est aux électeurs britanniques de décider. Mais étant données nos prévisions de croissance à la baisse cette année, les choses n'iront pas mieux avec plus d'incertitude.' Le FMI a d'ailleurs ramené cette semaine de 2,2 à 1,9 % sa prévision de croissance pour la Grande-Bretagne cette année.
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Le Fonds monétaire international a de nouveau en garde contre les conséquences économiques d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, lors de son rendez-vous de printemps à Washington. A deux mois et demi du référendum sur la question, son économiste en chef, Maurice Obstfeld a estimé qu''un Brexit pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux.' Et de préciser : 'un vote en faveur du Brexit conduirait à deux ans de renégociations du statut de la Grande-Bretagne en termes d'accès à l'Union européenne. Et il semble peu probable, même si nous ne pouvons prédire ce qui se passerait, que ce statut n'en sorte pas modifié. Cela affecterait grandement le Royaume-Uni, ses partenaires européens, et en fait, plus globalement, d'autres pays intégrés dans l'ensemble des arrangements actuels.' The IMF is right - leaving the EU would pose major risks for the UK economy. We are stronger, safer and better off in the European Union.- David Cameron (@David_Cameron) 12 avril 2016 L'incertitude pesant déjà sur la confiance et l'investissement, le FMI a abaissé de 2,2% à 1,9% sa prévision de croissance pour le pays cette année. Le Fonds revoit aussi à la baisse son estimation de la croissance mondiale cette année à 3,2%, contre une projection de 3,4% de croissance en janvier. 'La croissance mondiale se poursuit mais à un rythme de plus en plus décevant, ce qui rend l'économie mondiale plus exposée aux risques négatifs. La croissance est trop faible depuis trop longtemps,' a ajouté Maurice Obstfeld. Global growth forecast continues at a slow & fragile pace at 3.2% this year; 3.5% next #WEO https://t.co/1ERx902fA9 pic.twitter.com/6yTcvFmlIn- IMF (@IMFNews) 12 avril 2016 Les inquiétudes se concentrent sur les pays émergents, pénalisés par la chute des cours des matières premières sur fond d'essoufflement de la croissance chinoise. What the numbers show. See latest projections on global growth. #WEO https://t.co/4hjTfPHytx pic.twitter.com/X8MWiTGW3y- IMF (@IMFNews) 12 avril 2016
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La situation de l'économie mondiale ne prête pas tellement à sourire : il y a un nouveau scandale planétaire de fraude fiscale, les malheurs économiques persistants de l'Europe exacerbés par la crise des migrants et le terrorisme et un ralentissement des marchés émergents. Abordons tous ces points avec Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Christine Lagarde en bref Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011. Elle a été reconduite pour un deuxième mandat en février 2016 Première femme à occuper les fonctions de ministre français des Finances (de 2007 à 2011), première femme ministre des Finances du G8 Nommée cinquième femme la plus puissante du monde par Forbes en 2014 et désignée meilleur ministre des Finances en Europe par The Financial Times en 2009 Renvoyée devant la justice française. Elle est accusée de négligence dans l'arbitrage controversé à plus de 400 millions d'euros accordé à Bernard Tapie en 2008. Des allégations qu'elle réfute Adolescente, elle était membre de l'équipe de France de natation synchronisée Isabelle Kumar, euronews : 'Il semble que les riches soient voués à l'être toujours plus : malgré toutes les discussions au sujet de la lutte contre les paradis fiscaux, l'affaire Panama Papers vient d'éclater au grand jour. Des personnalités parmi les plus influentes au plan international seraient impliquées. Pensez-vous que ces fuites vont changer la donne ?' Christine Lagarde, directrice générale du FMI : 'Eh bien, il vaudrait mieux que la donne change parce que ces fuites vont simplement montrer que le travail initial entamé en 2010-2011 sous la présidence française du G20 dans ce domaine n'est pas mission accomplie, loin de là. Et des efforts beaucoup plus conséquents sont nécessaires et ils doivent être sans cesse améliorés et maintenus parce que certains ont une imagination sans limite.' Isabelle Kumar : 'C'est juste la partie émergée de l'iceberg?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas. Il est clair que ceux qui ont enquêté vont devoir continuer à travailler pour déterminer ce qui est légal et ce qui ne l'est pas, arbitrer et voir si des changements sont nécessaires. Mais clairement, il y a encore du travail à faire en la matière.' #PanamaPapers summary: the financial secrets of the global elite https://t.co/YQgWgZmiMB pic.twitter.com/OEBdnDwptJ- euronews (@euronews) 4 avril 2016 Réfugiés : 'un résultat net positif si les mesures d'intégration adéquates sont prises' Isabelle Kumar : 'Pendant que certains deviennent de plus en plus riches, l'Europe se bat contre la crise économique et fait face à un défi majeur : la crise des migrants. Si on se place d'un point de vue purement économique, pensez-vous que les migrations soient un avantage ou un fardeau pour l'économie européenne ?' Christine Lagarde : 'Nous avons étudié très sérieusement l'impact de la crise des réfugiés et du flux de réfugiés dans certains pays européens. Il apparaît clairement que si les mesures adéquates sont prises pour les intégrer par le biais de compétences linguistiques, de compétences professionnelles, d'accès au logement, on a un résultat net positif pour les pays d'accueil. C'est tout d'abord un impératif humanitaire et humaniste. Et je voudrais saluer la chancelière Angela Merkel pour le courage dont elle a fait preuve à ce sujet. On respecte cela dans le monde entier, l'Histoire retiendra ce que les Allemands ont fait et continuent à faire.' Isabelle Kumar : 'Nous sommes à Francfort où se trouve le siège de la Banque centrale européenne. Alors, poursuivons sur la crise européenne, le président de la BCE Mario Draghi a dit qu'il allait utiliser toutes les armes en sa possession pour remettre l'Europe sur ses rails, mais on ne peut pas s'empêcher d'avoir l'impression qu'il n'a presque plus de munitions.' Christine Lagarde : 'Nous ne pensons pas que les banques centrales n'aient presque plus de munitions. Ce que nous croyons, en revanche, c'est qu'elles ne peuvent pas agir seules. Relancer les économies nationales, améliorer la croissance, permettre une reprise réelle et solide, ça ne se fera pas uniquement avec des politiques monétaires. Celles-ci sont nécessaires, mais il faut aussi mener des réformes structurelles, des réformes fiscales. Et ces trois éléments ensemble contribueront à rétablir la situation économique de l'Union européenne et en particulier, de la zone euro puisque nous parlons de politiques monétaires. C'est fondamental.' Grèce : en attendant des 'réformes réelles' Isabelle Kumar : 'Concernant les perspectives d'amélioration, quand on voit la situation de la Grèce, elle semble à nouveau problématique et à en croire certaines fuites, des cadres du FMI auraient indiqué qu'un défaut de la Grèce pourrait contribuer à accélérer les négociations. Je sais que vous avez dit que cela n'avait pas de sens, mais êtes-vous vraiment proche d'un accord parce qu'on a l'impression qu'on en est encore loin ?' Christine Lagarde : 'J'ai dit à plusieurs reprises qu'il nous fallait pour ce pays, un programme qui soit bien pensé, qui atteigne l'objectif de rétablir la stabilité économique et dans lequel la dette soit soutenable à long terme et ces trois paramètres sont toujours aussi importants. Du travail a été fait, des progrès ont été faits, mais' il reste encore beaucoup à faire':http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2016/04/04/christine-lagar.... Donc nous ne sommes pas dans une démarche de solution miracle qui prétendrait être efficace, mais dans une démarche de réformes réelles qui apporteraient des garanties et un soutien à la population grecque sur le long terme.' Isabelle Kumar : 'Et si ces réformes ne sont pas mises en places, que fera le FMI ?' Christine Lagarde : 'Il est certain que l'on espère qu'elles seront mises en places. Mais ce doit être bien pensé et il y aura des arbitrages. Des arbitrages entre les réformes d'un côté et une opération sur la dette de l'autre.' Risque de Brexit ? C. Lagarde plaide pour une solution positive pour l'Europe et pour le Royaume-Uni Isabelle Kumar : 'Il se dit ici et là qu'un éventuel défaut de la Grèce pourrait coïncider avec le référendum britannique sur un Brexit - une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne -. Il paraît qu'au FMI, certains estiment que ce serait une catastrophe. Quel est votre point de vue ?' Christine Lagarde : 'Nous espèrons des progrès et la fin de l'incertitude. Donc je ne pense pas qu'on devrait combiner ces deux sujets, ça n'a jamais été du tout dans notre approche de négociations ou dans notre tactique de viser cet objectif. L'autre débat au sujet de la sortie éventuelle du Royaume-Uni, c'est quelque chose qui espérons-le finira par déboucher sur une solution positive pour l'Europe et pour ce pays. Je ne veux pas intervenir dans le processus électoral parce que nous sommes en train de travailler actuellement sur l'impact économique que pourraient avoir les deux options.' Isabelle Kumar : 'Selon vous, quel serait l'impact économique pour l'Union européenne si le Royaume-Uni la quittait ?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas encore parce que nous faisons en ce moment des analyses aussi indépendantes et précises que possible(s). Mon opinion personnelle n'est pas pertinente dans le contexte de notre entretien. L'impact économique, c'est quelque chose que nous devons encore déterminer et nous communiquerons au mois de mai les résultats de nos travaux.' Isabelle Kumar : 'Traversons l'Atlantique à présent : les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale. Récemment, un cabinet de prospective britannique a estimé que l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche représenterait pour l'économie mondiale, une menace aussi sérieuse que celle du jihadisme. A cet égard, quel président serait préférable pour l'économie mondiale : Donald Trump ou Hillary Clinton ?' Christine Lagarde : 'Je ne prends pas de positions politiques. Je ne suis pas concernée par ce choix parce que je ne vote pas aux Etats-Unis et même si je le faisais, je ne m'exprimerais pas de toutes manières ! Il revient aux électeurs de choisir. Le FMI s'implique aux côtés des Etats, le FMI est au service des populations. Ce sont à elles de désigner leurs dirigeants politiques. Nous, nous devons nous adapter et nous concentrer sur nos objectifs de stabilité et de prospérité.' Une nouvelle crise ? 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte' Isabelle Kumar : 'L'autre éléphant dans le magasin de porcelaine qu'est l'économie mondiale - si je puis dire - c'est la Chine... Le FMI a tiré la sonnette d'alarme...' Christine Lagarde : 'Vous devriez parler de panda plutôt que d'éléphant !' Isabelle Kumar : 'Le FMI a tiré la sonnette d'alarme en disant qu'il y avait un risque de déraillement de l'économie mondiale. Doit-on craindre une nouvelle crise financière comme celle de 2008 ?' Christine Lagarde : 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte. Parce que comme je l'ai dit, l'économie mondiale est en croissance, il n'y a pas de crise aigüe, mais en même temps, on voit des risques à l'horizon qui pourraient devenir réalité et s'additionner les uns aux autres. Donc la Chine est clairement en train de changer son modèle économique, sa croissance est moins forte et c'est une évolution légitime quand on voit le niveau de développement auquel elle se situe actuellement. C'est un acteur important et il y aura des effets de ricochet dans le monde entier. Cela impacte la chaîne d'approvisionnement chinoise, le prix des matières premières, mais la Chine est un partenaire fort avec lequel travailler et un pays qui continue de contribuer de manière significative à la croissance de l'économie mondiale.' Isabelle Kumar : 'Enfin, sachant que vous occupez une fonction très sensible et que vous avez été renvoyée en procès pour négligence dans l'arbitrage de plus de 400 millions d'euros accordé à l'homme d'affaires français Bernard Tapie, j'aimerais savoir dans quelle mesure cela affecte votre travail, en particulier au moment où vous venez d'entamer votre deuxième mandat ?' Christine Lagarde : 'Cela n'affecte pas du tout mon travail, les avocats font ce qu'ils doivent faire, le recours a été déposé et la procédure suit son cours.'
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Seule candidate à sa succession, Christine Lagarde a été reconduite à la tête du FMI pour un nouveau mandat de cinq ans. Le Conseil d'administration a salué son leadership "solide". L'affaire Tapis n'aura donc pas entaché l'image de celle, qui a succédé à Dominique Strauss-Kahn en 2011.
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Le Fonds monétaire international (FMI) donne un avertissement à l'Ukraine. Sa directrice générale Christine Lagarde menace de couper l'aide financière internationale, si Kiev ne mène pas les réformes nécessaires, notamment pour combattre la corruption. Le gouvernement ukrainien a reçu jusqu'ici un tiers environ du plan d'aide de 17,5 milliards d'euros. 'Sans de nouveaux efforts significatifs (...) il est difficile de voir comment ce programme peut continuer', met en garde dans un communiqué Christine Lagarde, qui avait déjà fait part de son ''inquiétude'' après la démission, il y a une semaine, du ministre ukrainien de l'Economie. Ce dernier avait dénoncé des entraves aux réformes et des tentatives d'imposer des personnalités douteuses à des postes clés. Dans un pays, où la corruption est endémique depuis des années, les mesures du gouvernement ukrainien peinent à se concrétiser. Réagissant à l'avertissement du FMI, le Premier ministre Arseni Iatseniouk a promis que l'Ukraine allait 'aller de l'avant'. D'autant que le pays a un besoin vital de l'aide financière pour faire face à une grave crise économique et au conflit séparatiste dans l'Est.
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En janvier 2015, Alexis Tsipras devenait le premier ministre d'une Grèce ensevelit par la crise économique. Il avait fait campagne contre l'austérité et la corruption, avait promis d'augmenter le salaire minimum et de ne pas baisser les retraites. Forcé de répondre aux exigences du FMI et de L'Europe, Tsipras n'a pas su tenir ses engagements. Un an après, une grève générale a eu lieu ce jeudi pour protester contre la réforme des retraites. Assureurs, vétérinaires, avocats ou médecins ont manifesté dans les rues aux côtés des fonctionnaires, des agriculteurs et de nombreux salariés du privé. Les Grecs sont pour la plupart déçus.

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