Vline Buggy : mort de la parolière de Johnny Hallyday et Claude François, ses confidences refont surface

Publié par Julien Pinardi
le 28/09/2026
Vline Buggy
abacapress
© Marechal Aurore/ABACA
La parolière de légende Vline Buggy, plume historique des plus grands succès de Johnny Hallyday et Claude François, s'est éteinte à l'âge de 97 ans.

Figure de l'ère yéyé restée longtemps dans l'ombre, Liliane Konyn de son vrai nom a marqué l'histoire de la musique francophone pendant plus de six décennies. Derrière les micros, elle a canalisé les tourments des plus grandes vedettes tout en affrontant le caractère notoirement complexe des idoles de la chanson.

La disparition d'une géante discrète de la chanson française

La parolière s'est éteinte dans la nuit du 25 au 26 septembre 2026. La triste nouvelle a été confirmée par son complice Julien Lepers, très touché par la disparition de cette collaboratrice historique : "Elle était la plus grande parolière de France. Je suis très triste", confie-t-il via une dépêche AFP relayée par RTL. Son nom de scène constituait un hommage poignant à sa sœur Évelyne, dite Vline, disparue précocement des suites d'une maladie en 1962, année où son destin a basculé dans le monde du spectacle.

Dans l'intimité de Claude François : un lien fusionnel marqué par les crises

L'histoire débute véritablement avec la naissance d'un classique : Belles ! Belles ! Belles !, premier hit commercial de Claude François. Dans son autobiographie Claude François, j'y pense et puis j'oublie parue aux éditions de l'Archipel, elle se remémorait leur première rencontre : "Le soir du 14 octobre 1962, un petit blond avec un pull-over rouge est entré dans ma vie pour n'en plus sortir." Cette rencontre a donné naissance à une collaboration fleuve de plus de 70 chansons, ponctuée par les foudres et la rigueur extrême d'un artiste volcanique pendant seize années d'échanges intenses.

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Jalousie et colères noires : quand la parolière signait pour les rivaux de Cloclo

L'exclusivité possessive de la star tolérait difficilement ses infidélités artistiques. Lorsque Hugues Aufray triomphe en 1966 avec le titre Céline, d'abord dédaigné par l'interprète de Cette année-là, la rancœur du chanteur éclate. "'Pour 'Céline', c'est la perte de sa sœur très jeune et la perte de mon frère. Nous avons associé nos émotions", a rappelé Hugues Aufray à l'AFP pour expliquer ce chef-d'œuvre. Malgré ces orages réguliers, l'auteure conservait une influence directe sur la scénographie du chanteur, n'hésitant pas à guider le relooking des Clodettes lors de leurs tournées.

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Le tour de force du "Pénitencier" pour Johnny Hallyday

En 1964, sollicitée en urgence pour adapter un titre avant le départ sous les drapeaux de Johnny Hallyday, la parolière livre un coup d'éclat magistral. Au terme d'une nuit de travail à Genève avec Hugues Aufray, elle transpose une complainte américaine pour façonner Le Pénitencier. Cette complainte carcérale devient l'un des piliers du répertoire du rockeur. De Johnny à Michel Sardou, la parolière aura marqué le patrimoine musical avec discrétion et talent.

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