Visas et taxes de séjour : ces autres destinations qui durcissent leurs règles cet été

Publié par Matthieu Chauvin
le 22/05/2026
Visa
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Vous pensiez avoir bouclé votre budget vacances ? Après la Thaïlande qui a pris des mesures sur les visas, plusieurs destinations prisées des Français imposent désormais des taxes et des quotas inédits. Découvrez comment ces nouvelles restrictions, allant du simple QR code obligatoire à l'interdiction des locations saisonnières, pourraient bouleverser vos projets de voyage dès cet été.

Les valises sont prêtes, les billets réservés. Pourtant, une surprise de taille attend de nombreux vacanciers cette année. Fini le temps où seul le passeport suffisait pour explorer les merveilles du globe. La tendance est forte : faire payer le droit de visite.

Votre argent est de plus en plus sollicité par les municipalités débordées. Face à l'afflux massif de visiteurs, plusieurs pays sortent l'artillerie lourde. Suivez le guide pour ne pas rater votre départ et organiser vos futurs séjours en toute sérénité.

Payer pour visiter : la nouvelle norme des villes très prisées

Venise frappe fort en pérennisant son droit d'entrée. En 2025, la taxe est pasée de 5 euros à 10 euros pour les réservations de dernière minute (moins de quatre jours avant le séjour). Cette mesure s'applique désormais sur 54 jours de forte affluence entre avril et juillet. Bon à savoir : si vous dormez à l'hôtel sur place, vous êtes exonéré de ce droit d'entrée quotidien, la taxe de séjour classique prenant le relais.

L'Asie n'est pas en reste. À Bali, la célèbre "taxe de préservation" fait grimper la facture. Chaque voyageur international doit débourser 150 000 roupies indonésiennes, soit environ 9 euros, dès son arrivée sur l'île des Dieux. Ailleurs, la Thaïlande a pris des mesures encore plus restrictives comme nous vous le rapportions.

Du côté de la péninsule ibérique, Barcelone hausse sérieusement le ton. La capitale catalane gonfle sa surtaxe municipale. Les nuitées dans les hôtels de luxe coûteront jusqu'à 15 euros de taxe par nuit cet été.

Comprendre le phénomène : pourquoi freiner l'afflux touristique ?

L'urgence du surtourisme pousse les autorités à agir vite. L'Espagne a frôlé les 94 millions de visiteurs en 2024, provoquant la saturation de ses infrastructures. À Venise, le déséquilibre donne le vertige : la ville absorbe parfois 100 000 touristes pour seulement 50 000 résidents permanents.

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Protéger la vie locale devient une priorité absolue. Jaume Collboni, le maire de Barcelone, justifie ses décisions radicalement : "Le tourisme doit être au service de la ville, et non l'inverse." Cette vision motive la suppression totale des 10 000 licences de locations touristiques de type Airbnb d'ici novembre 2028.

La préservation environnementale justifie également ces surcoûts. La Grèce a instauré dès juillet 2025 une taxe spécifique sur les croisières. Prévoyez 20 euros par passager en haute saison pour poser le pied sur les îles de Santorin et Mykonos. Les fonds récoltés financeront la gestion des déchets et l'entretien des routes surchargées.

Maîtriser son budget : comment s'organiser face aux nouvelles règles

Pour éviter les déconvenues et voyager sereinement, une préparation minutieuse s'impose. Voici les étapes à respecter avant de boucler vos valises :

  • adopter le réflexe numérique : obtenez votre QR code balinais via l'application officielle "Love Bali" avant de décoller. Pour la Cité des Doges, le portail en ligne cda.ve.it centralise toutes les déclarations obligatoires ;
  • anticiper les nouveaux quotas : les sites historiques ferment leurs portes aux foules imprévues. L'Acropole d'Athènes limite drastiquement ses entrées à 20 000 personnes par jour. La réservation anticipée de plusieurs semaines s'avère indispensable en plein été ;
  • gare aux lourdes amendes : les incivilités coûtent cher. Majorque et l'archipel des Baléares distribuent des amendes pouvant atteindre 3 000 euros pour la consommation d'alcool sur la voie publique ou le tristement célèbre "balconing"(plongeon d'un étage ou du toit dans la piscine, qui a déjà fait des morts) ;

Si ces formalités pèsent sur vos finances, n'hésitez pas à cibler des régions moins exposées. Attention, en cas d'annulation, la majorité de ces taxes (comme celle imposée en Indonésie) ne font l'objet d'aucun remboursement. Enfin, si vous visitez votre famille résidant dans ces zones sous tension, renseignez-vous directement auprès des mairies : des formulaires d'exemption existent souvent pour vous éviter de passer à la caisse.

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