Guerre des salaires chez CNews : Laurence Ferrari réagit aux "millions" de Pascal Praud
Les rumeurs vont bon train concernant les fiches de paie des visages phares de la chaîne d'information en continu. Récemment, un article du site L'Essentiel de l'éco, rapporte Public, a attribué des revenus considérables à l'animateur vedette de "L'Heure des Pros", suscitant de nombreuses réactions dans le paysage audiovisuel. Ce débat intervient à un moment d'interrogation pour les rédactions, tiraillées entre transparence et gestion des ego.
Une boutade remarquée sur la hiérarchie des salaires
La polémique a émergé à la suite de chiffres prêtant à Pascal Praud un salaire annuel dépassant les 1,4 million d'euros. Interrogée sur cette rémunération, Laurence Ferrari a choisi la carte de l'humour plutôt que la confrontation. "Ça m'étonnerait. Je n'ai pas sa feuille de paie. Là, s'il est mieux payé que moi, je vais aller immédiatement hurler à la DRH", a-t-elle déclaré lors d'une interview accordée au podcast "Conversation avant la fin du monde".
La journaliste a toutefois tenu à tempérer la situation en ajoutant immédiatement : "Franchement, je n’en sais rien." Tout en avouant que ls sommes évoquées lui paraissaient "énormes." Une anecdote piquante quand on se rappelle que la présentatrice a longtemps été la mieux payée de France lors de ses années aux commandes du 20h de TF1.
La position financière dominante de Pascal Praud
L'estimation des revenus du présentateur oscillerait en réalité entre 1,4 million et 1,57 million d'euros par an. Cette enveloppe illustre sa position de pilier au sein du groupe Canal+, où son émission quotidienne draine des audiences massives. Face à cette réussite économique, sa collègue n'affiche aucune jalousie. Elle préfère insister sur le mérite et la pression inhérente à la tenue d'une émission en direct à fort retentissement.
La volatilité des carrières audiovisuelles en question
Derrière les zéros alignés sur les contrats, la présentatrice tient à rappeler la réalité du métier. Forte de sa longue expérience télévisuelle, elle souligne la grande instabilité qui guette les figures de l'antenne, même les plus installées. "Tout cela est très fragile. On est là un jour, on ne l’est plus le lendemain", rappelle-t-elle avec lucidité dans cet entretien. "On est des rois sans couronne. Le jour où ça ne marche plus, c'est dehors. La règle est claire. C'est très clair. Vous valez ce qu'on vous donne, parce que ça marche bien. Le jour où ça ne marche plus…". Une manière de relativiser ces montants qui peuvent disparaître à la moindre baisse d'audience.
Une collaboration maintenue malgré les spéculations
En interne, ces discussions financières ne semblent pas ébranler la cohésion des équipes de CNews. Le duo formé par ces deux personnalités médiatiques continue de porter la grille de la chaîne, affichant une nette complémentarité. La direction fait ainsi face au défi de gérer l'équité salariale, tout en protégeant son antenne des tensions extérieures provoquées par les étalages publics de richesses présumées.
Elle rappelle également que les montants des salaires n'altère en rien son intégrité journalistique. "Ça n'aucun rapport. Journaliste, c'est porter des valeurs, donner de l'information. Ça n'a rien à voir. Je ne vois pas le rapport, honnêtement."
"Évidemment, moi, je suis journaliste tout le temps, H 24, quand je suis chez moi, quand je suis dans la rue, à l'antenne, pas à l'antenne. C'est un beau mot, c'est un mot avec un J majuscule. La notion d'argent ne rentre pas. Vous pouvez être journaliste en gagnant 500 balles comme j'ai fait quand j'étais stagiaire à Europe 1. Il n'y a pas de corrélation pour moi entre les deux."
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