« C’est une blague ? » : il achète sa Mégane d'occasion et découvre qu'elle appartenait à Emmanuel Macron
Le 28 juillet 2026, un jeune homme originaire de Clermont-Ferrand a dû s'expliquer devant la justice après une simple vérification routière qui a pris une tournure inattendue.
Un contrôle routier aux airs de mauvaise blague
En juin 2026, les forces de l'ordre procèdent à l'inspection d'une Renault Mégane RS conduite par un homme de 27 ans. Les agents font rapidement une découverte déconcertante : le véhicule est déclaré volé et sa carte grise affiche le nom d'Emmanuel Macron, avec pour adresse officielle le 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. "Le policier m'a dit qu'elle était au nom d'Emmanuel Macron. Je lui ai répondu : C'est une blague ?", a confié le prévenu, dont les propos ont été rapportés par le quotidien régional La Montagne.
Une transaction nocturne hasardeuse
L'origine de cette situation remonte à février 2025, en Seine-Saint-Denis. Le conducteur repère l'annonce sur les réseaux sociaux. Affichée à 8 500 euros, la voiture de sport représente une affaire rare, sa valeur sur le marché se situant plutôt entre 13 000 et 14 000 euros. La vente se déroule dans des conditions atypiques. Devant le tribunal, le nouveau propriétaire a détaillé le déroulement de la nuit : "Je l'ai achetée à 3 heures du matin, j'avais fait ma journée de travail, j'étais fatigué. Je n'ai pas fait gaffe".
Le chef de l'État comme bouclier administratif
Les investigations se sont orientées vers une falsification des documents suite à la transaction. Selon l'avocat du conducteur, Maître Jean-Hubert Portejoie, cette fraude visait à contourner le paiement des infractions routières. "Mon client a eu des amendes qui sont remontées au vendeur et qui, pour se venger, a immatriculé le véhicule au nom d'Emmanuel Macron", a-t-il expliqué à la barre. Le mystère demeure sur la validation d'une telle immatriculation par les services préfectoraux.
La décision clémente de la justice
Face à ce dossier atypique, le tribunal de Clermont-Ferrand a rendu son verdict. Le juge a reconnu la bonne foi de l'acheteur, écartant les poursuites pour recel de vol. Le prévenu a néanmoins été condamné à verser une amende de 500 euros pour défaut d'assurance et absence de changement de carte grise. À l'issue de l'audience, le Clermontois a pu récupérer son véhicule, refermant ainsi cet épisode judiciaire.
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