6 juillet : le jour où Louis Pasteur testa son vaccin contre la rage… et où deux adolescents de Liverpool changèrent l'histoire de la musique

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En ce 6 juillet, jour où l'on célèbre Sainte Mariette, l'Histoire balance entre d'immenses espoirs médicaux et le naufrage tragique d'un génie littéraire. Comment imaginer qu'une même date rassemble l'adoption de la Fête Nationale française et les balbutiements d'un tournoi de football européen ? Mais le plus grand bouleversement de cette journée s'est joué dans la cour d'une simple église anglaise, là où la musique moderne a trouvé ses rois.

6 juillet 1957 : Une rencontre qui a changé l'histoire de la musique

A vintage-style black and white photograph of two teenage boys in 1950s attire meeting at an outdoor
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C'est un samedi après-midi apparemment banal, lors d'une fête paroissiale à l'église St Peter de Woolton, près de Liverpool. Un adolescent de 16 ans nommé John Lennon se produit avec son groupe de skiffle, les Quarrymen, devant un public modeste. À la fin du concert, un ami commun décide de lui présenter un jeune garçon de 15 ans, Paul McCartney.

Pour impressionner le leader du groupe, le jeune Paul accorde une guitare et se lance dans une interprétation parfaite de Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran, dont il maîtrise les paroles sur le bout des doigts, une rareté à l'époque. Subjugué, John Lennon lui propose quelques jours plus tard de rejoindre la formation. Sans cette rencontre fortuite lors d'une simple kermesse un 6 juillet, la collaboration mythique qui donnera naissance aux Beatles n'aurait jamais vu le jour, et la musique pop aurait eu un tout autre visage.

6 juillet 1880 : Le 14 juillet devient officiellement la Fête Nationale française

C'est en ce jour estival que la fameuse 'loi Raspail' est promulguée par les instances de la Troisième République. Le texte est clair : la République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle, ancrant ainsi une tradition qui résonne encore à travers tout le pays. L'objectif politique est alors crucial : il s'agit d'unir un pays meurtri et divisé autour de symboles forts.

Le choix de cette date n'est pas anodin, car il permet de ménager les différentes sensibilités de l'époque. Il commémore officiellement la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, symbole de l'union de la nation et de réconciliation, tout en célébrant implicitement la prise de la Bastille de 1789, marquant la chute de l'arbitraire royal. Les festivités, les feux d'artifice et les bals populaires s'imposent très vite dans les mœurs françaises.

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Cette célébration de la vie et de la République trouve d'ailleurs un étrange écho cinq ans plus tard, lorsqu'un illustre savant décide, lui aussi, de se battre pour préserver la vie humaine.

6 juillet 1885 : Louis Pasteur teste pour la première fois son vaccin contre la rage sur un humain

Une photographie de style historique représentant Louis Pasteur dans son laboratoire du XIXe siècle,
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Le scientifique français Louis Pasteur prend ce jour-là une décision qui pèsera lourd sur sa conscience et sur l'avenir de la médecine. Face à lui se trouve Joseph Meister, un jeune Alsacien de 9 ans, violemment mordu par un chien enragé. Sans intervention, la mort de l'enfant est une certitude absolue, la rage étant alors incurable et terrifiante.

Bien que son traitement n'ait été testé que sur des animaux, Pasteur choisit d'inoculer son vaccin expérimental à l'enfant, bravant l'interdiction de pratiquer la médecine puisqu'il n'est pas médecin lui-même. Les injections s'enchaînent sur plusieurs jours dans une tension extrême. Le succès éclatant de cette intervention propulse Pasteur au rang de héros national et mondial, ouvrant la voie à la vaccination moderne et à la création de l'Institut Pasteur.

Hélas, si la médecine accomplit des miracles pour le corps, elle se révèle parfois impuissante face aux affres de l'esprit, comme l'illustre la fin tragique d'un géant de la littérature quelques années plus tard.

6 juillet 1893 : Décès de l'écrivain Guy de Maupassant

Dans le silence d'une clinique de Passy, à Paris, s'éteint l'une des plumes les plus brillantes de la littérature française : Guy de Maupassant. L'auteur des Contes de la bécasse et de Bel-Ami n'a que 42 ans, mais son esprit et son corps sont ravagés par la maladie. Grand maître de la nouvelle et du réalisme teinté de fantastique, il laisse derrière lui une œuvre monumentale, écrite en une décennie d'une intensité folle.

La fin de sa vie est assombrie par de graves troubles neurologiques causés par la syphilis, une maladie incurable à l'époque. Souffrant d'hallucinations et de paranoïa, il avait d'ailleurs tenté de mettre fin à ses jours l'année précédente avant d'être interné. Son décès marque la fin d'une époque littéraire, mais ses histoires continuent de captiver des millions de lecteurs à travers le monde.

Il faudra attendre plusieurs décennies après cette perte pour que la France se passionne pour de nouveaux drames, cette fois-ci sur le terrain du sport.

6 juillet 1960 : Coup d'envoi du premier Championnat d'Europe des Nations de football

A vintage 1960s black and white photograph of a football match action at Parc des Princes, showing p
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La France devient le théâtre d'un événement sportif inédit : le coup d'envoi de la toute première édition du Championnat d'Europe des Nations, ancêtre de notre Euro actuel. Au Parc des Princes, l'effervescence est palpable pour le match d'ouverture qui oppose l'équipe de France à la redoutable Yougoslavie. C'est le début d'une compétition qui deviendra incontournable sur le continent.

Sur le terrain, le spectacle est au rendez-vous. Les spectateurs assistent à une véritable pluie de buts, mais l'issue est cruelle pour les Bleus. Alors qu'ils mènent confortablement 4 à 2, les joueurs français s'effondrent en fin de match et s'inclinent sur le score spectaculaire de 4 à 5. Ce match d'anthologie reste gravé dans les annales comme l'un des retournements de situation les plus spectaculaires de l'histoire de la compétition.

Ce basculement soudain de l'histoire trouve un écho géopolitique quinze ans plus tard, lorsqu'un territoire lointain décide, lui aussi, de changer radicalement de destin.

6 juillet 1975 : Proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores

À des milliers de kilomètres de la métropole, la chambre des députés du territoire des Comores prend une décision radicale en votant unilatéralement son indépendance vis-à-vis de la France. Ce coup d'éclat politique marque l'aboutissement d'un long processus de décolonisation dans l'océan Indien et rebat les cartes de l'influence française dans la région.

Cette déclaration explosive fait suite à un référendum organisé en 1974. Si trois des quatre îles de l'archipel, à savoir la Grande Comore, Anjouan et Mohéli, ont massivement soutenu l'indépendance, Mayotte a fait le choix inverse en préférant rester rattachée à la République française. Cette division complexe engendre une situation géopolitique épineuse entre Paris et Moroni, un casse-tête diplomatique et humain qui persiste encore de nos jours.

6 juillet : Sainte Mariette

Sainte Mariette, plus connue sous le nom de Sainte Maria Goretti, est l'une des plus jeunes saintes de l'Église catholique. Née en 1890 dans une famille de paysans pauvres en Italie, elle déménage près d'Anzio pour travailler dans les champs. Orpheline de père très tôt, elle aide sa mère aux tâches ménagères et s'occupe de ses frères et sœurs avec une grande piété et une maturité précoce.

Le 5 juillet 1902, alors qu'elle n'a que onze ans, un jeune voisin nommé Alessandro Serenelli tente de l'abuser. Mariette résiste avec force pour protéger sa vertu, affirmant que ce qu'il demande est un péché. Furieux de son refus, le jeune homme lui porte quatorze coups de poinçon. Transportée à l'hôpital, elle meurt le lendemain, le 6 juillet, après avoir pardonné à son agresseur et exprimé le souhait de le voir un jour au paradis. Alessandro se convertira plus tard en prison après avoir eu une vision de la jeune fille. Maria Goretti a été canonisée en 1950 par le pape Pie XII en présence de sa propre mère et de son agresseur repenti. Elle est aujourd'hui la patronne de la jeunesse et des victimes de violence.

Les saints du jour

Le 6 juillet ne célèbre pas uniquement Sainte Mariette. On honore également Saint Dominique Henares, un évêque dominicain et martyr au Tonkin (actuel Vietnam) au XIXe siècle. La liturgie fait aussi mémoire de Saint Goar, un prêtre et ermite du VIe siècle qui vécut sur les bords du Rhin, réputé pour son hospitalité envers les voyageurs. En Bretagne, on fête Sainte Nolwenn, une vierge et martyre d'origine irlandaise qui aurait vécu au VIe siècle. Enfin, on peut mentionner Saint Pallade, envoyé comme premier évêque aux Irlandais avant l'arrivée de Saint Patrick.

Les célébrités portant ce prénom

Le prénom Mariette, bien que plus rare aujourd'hui, a été porté par plusieurs personnalités notables :

  • Mariette Hartley : Une actrice américaine célèbre, notamment récompensée par un Emmy Award pour son rôle dans la série "L'Incroyable Hulk".
  • Mariette Navarro : Une dramaturge et poétesse française contemporaine, reconnue pour ses œuvres théâtrales et son roman "Ultramarins".
  • Mariette Hansson : Une chanteuse et compositrice suédoise, connue sous son seul prénom Mariette, qui a participé à plusieurs reprises au Melodifestivalen.
  • Mariette Mazarin : Une soprano française de renom au début du XXe siècle, célèbre pour ses interprétations dans les opéras de Richard Strauss.
  • Mariette Leslie : Une peintre britannique connue pour ses portraits et ses scènes de genre à l'époque victorienne.
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