Profanation d'une église et apologie du terrorisme par de très jeunes ados en Vendée

Publié par Matthieu Chauvin
le 07/10/2026
église Saint-Hilaire de Soullans
Autre
© Conseil régional des Pays de la Loire
L'église Saint-Hilaire de Soullans est fermée au culte et fait l'objet d'une enquête judiciaire après la diffusion d'une vidéo montrant des adolescents dégrader l'édifice au son d'un morceau glorifiant des terroristes islamistes.

Une vive émotion traverse la commune de Soullans depuis la diffusion d'images montrant l'intrusion de mineurs dans son église paroissiale. Face à la gravité des faits et à l'indignation suscitée localement, les autorités ecclésiastiques et la justice ont immédiatement réagi pour sanctionner ces dégradations et ramener le calme.

Une vidéo polémique entraîne la fermeture immédiate de l'église

Les faits se sont déroulés le dimanche 4 octobre dans l'après-midi au sein de l'église Saint-Hilaire de Soullans, quelques heures après la tenue de l'office dominical. Plusieurs adolescents ont pénétré dans l'édifice religieux pour y tourner des séquences vidéo. Révélées sur les réseaux sociaux le mardi 6 octobre, les images montrent ces jeunes diffusant, à l'aide d'une enceinte nomade, le morceau de rap MRH (pour Mohamed Merah) de l'artiste Boro700, dont les paroles glorifient Mohamed Merah et Salah Abdeslam.

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Sur place, les dégradations matérielles ont suscité une vive réprobation. Des éléments du mobilier liturgique ont été déplacés, des objets ont été renversés près du chœur et des traces de brûlures ont été relevées sur des bancs. La vidéo montre également certains jeunes montant directement sur l'autel. La mairie de Soullans a promptement déposé une plainte officielle, déclarant selon ses services que "les agissements constatés sont inappropriés et ne peuvent être banalisés." Dès le 7 octobre, le diocèse de Luçon a ordonné la fermeture préventive du site et suspendu l'ensemble des célébrations religieuses face à cette "atteinte grave à un lieu de culte et à la sérénité de la communauté paroissiale."

Enquête pénale, droit canonique et recherche d'apaisement

Le procureur de la République près le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme et dégradations. Les investigations sont confiées à la gendarmerie nationale pour identifier formellement les mineurs impliqués. Selon l'article 421-2-5 du Code pénal, l'apologie publique d'actes de terrorisme en ligne est passible d'une peine maximale de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende. La qualification de dégradation d'un bien affecté au culte alourdit les poursuites, bien que l'application des sanctions tienne compte du régime pénal spécifique aux mineurs.

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Sur le plan spirituel, l'Église catholique applique le droit canonique qui stipule, via le canon 1211, qu'un lieu sacré profané par des actes injurieux ne peut plus accueillir le culte avant l'accomplissement d'un rite pénitentiel. L'évêché a ainsi programmé une messe de réparation le lundi 12 octobre à 19 heures, sous la présidence de Mgr Renauld de Dinechin, marquant la réconciliation de l'espace sacré avant sa réouverture. Exprimant "sa tristesse et sa réprobation devant ces actes", le diocèse appelle les fidèles à "ne céder ni à l'amalgame ni à l'esprit de vengeance."

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