Scandale Pegasus : de nouvelles preuves accablantes impliquent le Maroc dans l'espionnage de dirigeants français

Publié par Sarah Martin
le 16/07/2026
Scandale Pegasus : de nouvelles preuves accablantes impliquent le Maroc dans l'espionnage de dirigeants français
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Cette nouvelle enquête publiée par Forbidden Stories et Radio France ravive immédiatement les tensions diplomatiques entre Paris et Rabat.
Depuis 2021, la justice française enquête sur l'espionnage de journalistes et de hauts responsables de l'État via le logiciel Pegasus. Alors que le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement sont en déplacement au Maroc, l'enquête de Radio France, coordonnée par Forbidden Stories, révèle de nouveaux éléments mettant en cause le royaume.

Cette nouvelle enquête publiée par Forbidden Stories et Radio France ravive immédiatement les tensions diplomatiques entre Paris et Rabat. Alors que l'État français privilégiait la discrétion depuis les premiers soupçons apparus en 2021, ces données forcent les autorités à réagir face à l'ampleur de l'intrusion. Le dossier repose désormais sur un faisceau d'éléments matériels et humains irréfutables. La souveraineté numérique devient une priorité absolue pour l'exécutif.

Un témoin de l'intérieur expose le ciblage du gouvernement français

Les dernières publications s'appuient sur le récit exceptionnel d'un ancien officier de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) marocaine. Cet agent de renseignement confirme "l'utilisation systématique de Pegasus dès 2017" pour surveiller de multiples cibles étrangères, selon les informations partagées par Forbidden Stories et Radio France.

Les données actuelles identifient formellement sept membres du gouvernement français dont les téléphones ont subi une infection. Parmi les victimes, Sébastien Lecornu et Florence Parly apparaissent comme des cibles prioritaires durant l'exercice de leurs fonctions. Ce rapport inédit met un terme au mutisme des autorités françaises. Jusqu'à présent, l'exécutif évitait soigneusement de commenter les "inspections en cours", comme l'indiquent les archives gouvernementales de 2021.

L'expertise technique de l'Anssi accable formellement Rabat

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information a repéré de clairs "indices de compromission" sur les appareils mobiles analysés. Selon Mediapart et l'Anssi, "l'analyse a révélé la présence de marqueurs suspects correspondant au spyware Pegasus sur les terminaux de cinq ministres dès 2019". Pour la première fois, les experts relient ces traces numériques à des infrastructures de serveurs spécifiquement attribuées au royaume chérifien.

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Le mode opératoire démontre l'agressivité de l'outil développé par NSO Group. Ce logiciel malveillant s'appuie sur la technologie "zéro-clic", permettant une infiltration totale sans la moindre action du propriétaire du téléphone. Il siphonne les SMS, les courriels, et active le microphone ou la caméra à distance. Face à ces éléments, le Maroc maintient sa position historique et qualifie ces accusations de "mensongères et dénuées de tout fondement", selon un communiqué officiel. Ces nouvelles preuves risquent toutefois de relancer les poursuites judiciaires en France. L'intrusion dans un système de traitement automatisé de données est lourdement sanctionnée par les articles 323-1 et suivants du Code pénal.

Ces révélations interviennent à un moment particulièrement sensible. La France affronte actuellement une recrudescence alarmante de cyberattaques ciblant ses infrastructures. La protection des communications gouvernementales se retrouve propulsée au centre des débats sur la sécurité nationale, menaçant d'influencer durablement la coopération sécuritaire avec les services marocains.

Une menace onéreuse concentrée sur les dirigeants d'État

Face à l'ampleur du scandale, la sécurité des communications grand public interroge. Toutefois, le coût d'acquisition de ce cyber-arsenal reste estimé entre "60 à 80 millions d'euros" selon un revendeur de NSO Group. Ce prix exorbitant réserve l'outil aux opérations d'espionnage étatique.

L'ampleur du ciblage marocain reste massive. D'après les chiffres d'Amnesty International, sur les 50 000 cibles potentielles identifiées par le projet Pegasus, "le Maroc en aurait sélectionné 10 000". Le gouvernement français a exigé des années d'investigations techniques approfondies avant d'assumer publiquement ces failles sécuritaires. Ce délai s'explique par la nécessité de solidifier le dossier face aux potentielles représailles diplomatiques.

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