Au nom de l'exemplarité en période de crise, le vice président de l'UMP a demandé à l'ancien Premier ministre de renoncer à son traitement.
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Affirmant sur le plateau de France 3 "ne pas vouloir s’apitoyer sur Jean-Marc Ayrault", le maire du Puy-en-Velay a invité hier l’ancien Premier ministre à renoncer à sa "prime de départ". "Théoriquement, il s'apprête à toucher une prime de Premier ministre comme tous les ministres qui sont sortis", a ajouté Laurent Wauquiez.

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Il justifie ce geste au nom de "l’exemplarité" relatif aux efforts qu’il demandait aux français lorsqu’il était en exercice et que ce symbole serait une "façon élégante" de quitter son poste. Il a néanmoins précisé s’être appliqué ce principe à lui-même lorsqu’il quittait ses fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche en 2012.

S’agit-il d’une "prime"?

En réalité, il n’existe pas de "prime" a proprement parlé. Comme nous le précisions dans un précédent article, tout ministre touche pendant 6 mois sa paie après l’arrêt de ses fonctions. En revanche, si le concerné retrouve une activité rémunérée, le versement de cette indemnité s’arrête automatiquement. Il n’est donc pas justifié de parler de "prime" mais davantage d’indemnités que le Premier ministre peut recevoir.

Si Jean-Marc Ayrault, comme il l’a indiqué, souhaite récupérer son siège de député de la troisième circonscription de Loire-Atlantique, cette indemnité (d’un montant de 14.910 euros) cessera de lui être versée parce qu’il percevra celle liée à son activité parlementaire.