La France Insoumise accusée d'antisémitisme après avoir interrompu un concert
La D.J Barbara Butch s'était déjà retrouvée sous le feu des critiques de l'extrême droite lors de la cérémonie des Jeux Olympiques en 2024. Deux ans plus tard, l'artiste fait face à une nouvelle tempête, cette fois déclenchée par des militants de la gauche radicale lors d'un festival estival. Une agression qui soulève l'indignation et relance les débats sur la sécurité des artistes en représentation.
Chaos à Grenoble : un DJ set écourté par la violence
Le samedi 18 juillet 2026, le festival "Cabaret frappé" de Grenoble a pris une tournure dramatique. Après seulement vingt minutes, la prestation de Barbara Butch a été stoppée net par des militants pro-palestiniens et des membres de La France Insoumise via son élu local Allan Brunon. Sa "faute" : avoir signé la pétition pour la loi Yadan. Selon la mairie, des jets de bouteilles en verre ont délibérément visé la scène, forçant l'évacuation immédiate. Face à ce déchaînement, l'artiste s'est dite en état de choc. "Je ne m'attendais pas à une telle violence", a-t-elle déclaré lors d'une interview accordée à BFM TV le 22 juillet 2026.
Aurore Bergé contre LFI : l'escalade des accusations d'antisémitisme
L'incident a immédiatement pris une dimension nationale. Aurore Bergé, ministre de l'Égalité et de la Lutte contre les discriminations, pointe la responsabilité du parti fondé par Jean-Luc Mélenchon. Elle dénonce une imagerie stigmatisante employée par les militants locaux.
"En toile de fond, une affiche. Son visage, son corps, le drapeau LGBT, une étoile de David, tout ça souillé de sang. Bienvenue chez LFI, dans un monde où on a le goût des listes", a-t-elle fustigé à l'Assemblée nationale le 21 juillet 2026. Du côté de La France Insoumise, Mathilde Panot admet l'existence d'un mauvais tract distribué en Isère. "Il n'y a pas d'antisémitisme dans nos rangs", a-t-elle martelé sur BFM TV, reconnaissant toutefois que le document pointé du doigt par Aurore Bergé était un "mauvais tract."
Un soutien massif du monde de la culture
La solidarité s'organise rapidement face à l'ampleur de la polémique. Plus de 300 personnalités, parmi lesquelles Alain Chabat et Géraldine Nakache, signent une tribune dans Libération pour défendre l'artiste. Le lendemain, Catherine Pégard, ministre de la Culture, reçoit la DJ pour lui garantir la protection de l'État en vue de sa prochaine date dans l'Yonne.
Selon un communiqué transmis à l'AFP, la ministre "a tenu à redire à Barbara Butch qu'elle était extrêmement attentive à son travail d'artiste et que son rôle était de protéger ses conditions d'expression en tant qu'artiste et d'assurer l'intégrité de son œuvre et de sa personne" le 22 juillet 2026.
Les suites judiciaires : vers une condamnation pour délit d'entrave
L'affaire se déplace désormais sur le terrain légal. Le parquet de Grenoble lance une procédure pour délit d'entrave concertée aux libertés. Laurence Ruffin, maire écologiste de la ville organisatrice, annonce le dépôt de plaintes contre des alliés politiques locaux.
Elle estime dans un communiqué que "les événements survenus hier soir sont d'une extrême gravité." Barbara Butch a également mandaté son avocate, Me Audrey Msellati, pour intenter des poursuites judiciaires, espérant que la justice fera toute la lumière sur cette attaque inattendue. Le Figaro nous apprend que la D.J a porté plainte ce matin contre La France Insoumise pour "provocation à la haine et à la violence."
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