Jordan Bardella placé vous protection policière suite au clip d'un rappeur

Publié par Matthieu Chauvin
le 30/05/2026
Jordan Bardella
abacapress
Le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé porter plainte contre le rappeur Soli pour son clip "Un facho K.O", plongeant son quotidien dans une surveillance policière permanente.

La tension monte d'un cran autour de la figure de proue du Rassemblement National. Depuis quelques jours, une vidéo virale enflamme les réseaux sociaux et place l'élu au centre d'une vive polémique sécuritaire et médiatique. Ce face-à-face entre un artiste et le chef de parti marque une nouvelle étape dans le climat politique actuel.

"Un facho K.O" : un clip d'une violence graphique inédite

La controverse naît d'une mise en scène particulièrement visuelle où des figurants portant des masques à l'effigie de Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric Zemmour apparaissent ligotés et passés à tabac. La vidéo illustre la pratique dite du "penalty", montrant le personnage du président du RN recevoir un violent coup de pied au visage avec élan alors qu'il se trouve à terre. 

Les paroles accompagnant ces images ne laissent aucune place à l'interprétation : "Coup de pied dans la tête d'un facho, quelle bonne saveur / Un bon raciste, c'est un raciste blotti dans son cercueil", scande le titre. Le paradoxe des chiffres est par ailleurs notable : avant cette affaire, le clip peinait à dépasser les 1 000 vues sur la plateforme de diffusion.

La riposte judiciaire : une plainte pour menaces de mort

Face à ces images, la réaction ne s'est pas fait attendre. Le 29 mai, sur les réseaux sociaux et divers plateaux médiatiques, Jordan Bardella a officialisé sa démarche légale. "Je dépose évidemment plainte pour les menaces de mort explicites proférées dans ce clip de rap d'un artiste en manque de notoriété et de talent", a-t-il déclaré sur le réseau social X. Lors d'un entretien sur RMC, l'homme politique a fermement dénoncé une mise en scène de son "enlèvement" et de son "exécution", estimant qu'une ligne rouge a été franchie.

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Le quotidien sous haute tension : vivre sous protection policière

Les répercussions de ces menaces dépassent le cadre juridique pour impacter directement la vie privée du dirigeant. Selon RMC, le leader bénéficie dorénavant d'une garde rapprochée permanente. Il a d'ailleurs confié avoir dû "s'habituer" à cette présence policière constante pour garantir sa propre sécurité. Dans les colonnes du Parisien, il insiste sur le fait que cette "violence politique doit cesser", soulignant le climat pesant qui entoure la campagne.

Le bras de fer avec les plateformes numériques

L'affaire prend également une tournure numérique. Malgré la plainte déposée et l'indignation, YouTube refuse pour le moment de supprimer le contenu de ses serveurs. Cette situation offre une exposition inattendue à un rappeur jusqu'alors méconnu du grand public. Une dynamique que l'entourage du président du RN compte endiguer, ce dernier affirmant selon Le Parisien que "nous ne laisserons plus rien passer."

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