« Je perds un ami cher » : Emmanuel Macron en deuil après la mort de l’un de ses plus fidèles soutiens, à 83 ans
Emmanuel Macron perd l'un de ses plus anciens compagnons de route. Décédé ce 19 août 2026, l'ancien ministre et sénateur s'était imposé comme un pilier de la majorité présidentielle. Son hospitalisation récente faisait suite à un accident inattendu.
Un hommage présidentiel chargé d'émotion : l'adieu à un compagnon de route
Quelques heures après l'annonce de sa disparition à Dijon, le chef de l'État a tenu à exprimer sa peine. Cette relation d'une décennie remontait à la création du mouvement En Marche. Dans un communiqué officiel de l'Élysée, le président de la République écrit : "Je perds un ami cher, un artisan infatigable de la République qui fut de tous les combats à mes côtés". Au fil des mandats, François Patriat s'était affirmé comme le relais principal d'Emmanuel Macron au Palais du Luxembourg.
Les dernières semaines de François Patriat : un destin brisé par un accident
L'élu de 83 ans a été victime d'un accident de vélo à la mi-juillet, alors qu'il profitait de ses congés. Pris en charge au centre hospitalier de Dijon, il a lutté pendant plusieurs semaines contre les complications liées à ses blessures. Ce décès survient à une période charnière, puisque le parlementaire venait de faire ses adieux à la chambre haute pour entamer sa retraite politique. "Il est parti comme il a vécu, avec courage et discrétion, entouré des siens dans sa terre de Bourgogne", confie l'entourage de la famille au magazine Gala. Cet élu de terrain considérait d'ailleurs sa discipline sportive favorite comme le miroir de son engagement : "Il ne faut jamais arrêter de pédaler, sinon on tombe", confiait-il à Libération.
Du socialisme au macronisme : le parcours d'un homme de convictions
Ancien ministre de l'Agriculture lors de la période Jospin en 2002, le sénateur fut l'un des premiers parlementaires socialistes à rejoindre l'ancien ministre de l'Économie dès 2016. À la tête du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, il a œuvré pour préserver l'unité du camp présidentiel au sein d'une assemblée régulièrement défavorable. "La politique, c’est d’abord une affaire de fidélité et de clarté. Avec Emmanuel Macron, j’ai trouvé cette cohérence que je cherchais", déclarait-il lors d'une interview pour Public Sénat.
Un héritage politique majeur pour la majorité présidentielle
Ce décès symbolise la fin d'une époque pour l'aile gauche historique du parti présidentiel. La disparition de l'élu de la Côte-d'Or oblige désormais son groupe parlementaire à se réorganiser pour assurer sa succession. Attaché à sa région, l'octogénaire rejetait les pratiques de huis clos pour privilégier le dialogue avec les acteurs locaux. "François était notre boussole au Sénat, capable de dialoguer avec tous sans jamais renier ses valeurs", indique un sénateur de son groupe politique auprès du quotidien Le Parisien.
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