« Je me réjouis » : Jordan Bardella salue la candidature de Marine Le Pen pour 2027
« Je me réjouis de la candidature de Marine Le Pen »
Le 7 juillet 2026, devant les caméras du journal de 20 heures de TF1, la députée du Pas-de-Calais a confirmé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027, revendiquant sa volonté de « redresser la France ». Dès le lendemain, lors d'un déplacement dans la Sarthe, le président du Rassemblement national a mis fin aux rumeurs de dissensions internes. Face aux journalistes présents sur place, Jordan Bardella a affirmé : « Je me réjouis de la candidature de Marine Le Pen. Elle est notre candidate naturelle et je serai à ses côtés pour cette victoire ».
Par cet effacement officiel, le jeune dirigeant écarte toute ambition personnelle pour la prochaine échéance électorale. Cette prise de parole vise à stabiliser l'ensemble de l'appareil militant derrière la cheffe de file historique. Forte du score obtenu au second tour de 2022, où elle a rassemblé 41,45 % des suffrages, la candidate consolide son autorité sur le mouvement politique. L'entourage de la prétendante à l'Élysée martèle que le binôme fonctionne sans aucune friction.
Un calendrier électoral rythmé par des enjeux judiciaires
La figure de proue du parti à la flamme a écopé d'une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. Les magistrats ont assorti cette condamnation d'une peine d'inéligibilité dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du parti au Parlement européen. Pour contrer cette menace, la candidate mise sur l'effet suspensif garanti par le code de procédure pénale lors d'un pourvoi en cassation. Selon les délais habituels de la haute juridiction, ce recours exige entre 12 et 18 mois pour faire l'objet d'un examen approfondi.
Ce délai offre une fenêtre de tir à la responsable politique pour maintenir sa légitimité dans la course. Sur le plateau de TF1, l'élue a affirmé sa posture défensive : « La justice ne doit pas décider à la place des Français de qui peut ou ne peut pas se présenter ». En se déclarant près de deux ans avant le passage aux urnes, elle tente de sanctuariser sa position à droite de l'échiquier.
La possibilité d'un arrêt définitif de la Cour de cassation avant le scrutin de 2027 reste une épée de Damoclès. Une confirmation de la peine d'inéligibilité quelques mois avant l'élection bouleverserait l'organisation du Rassemblement national. Dans ce scénario, Jordan Bardella demeure la seule alternative évidente, malgré ses dénégations actuelles. Les autres formations politiques observent cette situation inédite, dénonçant une tentative de contourner l'autorité judiciaire par une pression médiatique constante.
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