Anne Hidalgo : quand son pot de départ fait pschitt !

Publié par Julien Pinardi
le 30/03/2026
Anne Hidalgo
abacapress
© Lafargue Raphael/ABACA
Ce lundi 30 mars 2026, Anne Hidalgo quitte officiellement ses fonctions à l'Hôtel de Ville après 25 ans de carrière municipale, un départ marqué par une controverse inattendue sur le montant dérisoire de la cagnotte lancée pour financer le pot traditionnel.

Après 12 ans de règne d'Anne Hidalgo, la maire de Paris cède officiellement son fauteuil à Emmanuel Grégoire en ce lundi de printemps. L'ambiance des adieux a toutefois pris une tournure amère mercredi dernier lors d'un ultime pot de départ réunissant ses collaborateurs, nous apprend Closer.

Un départ assombri par une cagnotte jugée "dérisoire"

Pour marquer le coup et célébrer cette longue carrière, une collecte en ligne avait été ouverte en interne. Le résultat de cette initiative a rapidement surpris les observateurs et jeté un froid dans les couloirs de l'institution. Selon les informations dévoilées par nos confrères, la cagnotte en ligne n'a récolté que "1 945 euros."

Cette participation exceptionnellement limitée est perçue comme un signal de désaveu cinglant pour une figure politique de cette envergure. Alors que les équipes s'étaient rassemblées pour un moment de convivialité, le chiffre de la discorde a monopolisé toutes les conversations privées.

Le décalage frappant avec l'effectif municipal

La Ville de Paris compte aujourd'hui environ 55 000 agents municipaux. Rapporté à cet effectif titanesque, le montant collecté représente la somme infime de 0,035 centimes par employé, une statistique insolite qui a très vite embrasé les réseaux sociaux.

Ce résultat traduit un profond malaise interne. Il souligne un "décalage entre la fin de son mandat et l'adhésion de ses collaborateurs", comme l'affirme Closer. Sous couvert d'anonymat, plusieurs employés évoquent une certaine usure du pouvoir et pointent des tensions sociales persistantes au sein des services administratifs.

Sur le plateau de TBT9, la chroniqueuse Shana Lousteau a déclaré : "Anne Hidalgo avait invité quand même 300 personnes. Il y a aussi quelqu’un qui a lancé une petite cagnotte en ligne. Et c’est vrai que le montant de cette cagnotte était assez décevant après quand même 12 ans de bons et loyaux services. On s’est arrêté à 1 945 euros. Ce qui n’est pas mal. Sauf que si on divise avec 55 000 employés de la mairie de Paris, ça fait 0,035 € par personne en moyenne." Elle poursuit : "Après si on est honnête là, il y a 50 personnes qui ont participé. Donc on est plus sur 35 euros par personne. Mais quand même ! 50 personnes sur 55 000. C’est peu. Ça se dit beaucoup de choses."

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Un autre chroniqueur, Olivier Dartigolles, a ironisé : "Elle ne peut pas aller à Tahiti."

De 2001 à 2026 : la fin d'un quart de siècle à l'Hôtel de Ville

Élue adjointe de Bertrand Delanoë en 2001, avant de prendre les rênes de la ville en 2014, Anne Hidalgo boucle ainsi 25 années de présence ininterrompue au sommet de la politique parisienne. Ce lundi 30 mars 2026, elle transmet officiellement les clés de la mairie à son ancien premier adjoint.

La socialiste laisse derrière elle un héritage hautement contesté. Si son entourage proche salue un véritable courage politique sur les dossiers écologiques, ses détracteurs dénoncent une gestion qui a profondément clivé les Parisiens et épuisé une partie de ses propres troupes.

Les coulisses d'une sortie sous haute surveillance médiatique

Lors des festivités de mercredi, les sourires de façade peinaient à masquer l'embarras ambiant. Les révélations fracassantes sur la modeste collecte ont indéniablement gâché la fête. Les fidèles de la maire sortante s'efforcent depuis de minimiser l'incident, préférant parler d'une démarche purement symbolique plutôt que d'un baromètre de popularité.

La transition s'annonce ardue pour Emmanuel Grégoire. Le nouveau maire hérite d'une municipalité où l'apaisement du climat social s'impose d'ores et déjà comme l'un des chantiers prioritaires à stabiliser pour renouer le dialogue avec les fonctionnaires parisiens.

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