Pneus hiver : dès le 1er novembre, cette obligation concerne 34 départements, avec 135 € d’amende à la clé

Publié par Sarah Martin
le 26/10/2026
Pneus hiver : dès le 1er novembre, cette obligation concerne 34 départements, avec 135 € d’amende à la clé
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Les préfets ont délimité les communes concernées sur des massifs comme les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura ou les Vosges. Même pour un court trajet ou une simple traversée, nul automobiliste ne peut déroger à la règle.
Dès le 1er novembre, un équipement spécifique devient obligatoire sur de nombreuses routes françaises. En cas d'oubli, l'amende sera immédiate.

Instauré par la loi Montagne II et encadré par le décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020, ce dispositif annuel s'applique sur l'ensemble de la saison froide pour prévenir les accidents et désengorger les axes d'altitude. Les préfets ont délimité les communes concernées sur des massifs comme les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura ou les Vosges. Même pour un court trajet ou une simple traversée, nul automobiliste ne peut déroger à la règle.

Le retour de l'obligation hivernale au 1er novembre dans 34 départements

Le calendrier officiel fixe l'application de cette mesure sur une durée continue de 5 mois, chaque année du 1er novembre au 31 mars. Selon la Direction de la sécurité routière, le champ d'application vise l'ensemble des véhicules à quatre roues et plus : les voitures particulières, mais aussi les camionnettes, les camping-cars, les autocars et les poids lourds.

Cette nouvelle période marque également un tournant technique majeur avec la fin définitive de la tolérance accordée aux pneus portant la simple mention M+S (Mud and Snow). Désormais, pour être en règle sans dispositif amovible, les pneumatiques doivent impérativement comporter le marquage 3PMSF (Three Peak Mountain Snow Flake). À défaut, les conducteurs doivent transporter dans leur coffre des équipements amovibles adaptés à leur monture.

Périmètre, panneaux et sanctions : les rouages de la réglementation

Les zones assujetties ne couvrent pas l'intégralité du territoire des 34 départements métropolitains, mais font l'objet d'arrêtés préfectoraux spécifiques pour cibler les communes exposées aux risques de neige et de verglas. L'entrée dans ces zones protégées est signalée par le panneau B58, représentant une montagne avec une chaîne et un pneu sur fond blanc cerclé de rouge, tandis que le panneau B59 indique la fin de la zone réglementée.

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La distinction technique entre les normes est fondamentale : l'ancien marquage M+S relevait d'une simple auto-déclaration du fabricant, alors que le label 3PMSF, reconnaissable à son logo figurant une montagne à trois sommets entourant un flocon de neige, garantit la réussite à des tests d'adhérence standardisés sur neige. En cas de contrôle par les forces de l'ordre, l'absence d'équipement conforme expose le conducteur à une contravention de 4e classe de 135 euros (minorée à 90 euros et majorée à 375 euros), assortie d'une possible immobilisation du véhicule.

Quelles solutions pour se mettre en conformité et éviter les pièges ?

Pour les usagers qui ne souhaitent pas investir dans quatre gommes thermiques, l'alternative économique reste l'achat de chaînes métalliques ou de chaussettes à neige à conserver dans le coffre. Ces équipements doivent pouvoir habiller au minimum deux roues motrices dès l'apparition des premiers flocons. En revanche, si vous optez pour des pneumatiques hiver ou quatre saisons homologués, monter seulement deux gommes à l'avant ne suffit pas : la réglementation impose d'équiper l'intégralité des quatre roues sous peine d'infraction.

Avant de prendre la route, il convient de vérifier le flanc de vos pneus et de consulter le carnet d'entretien de votre véhicule. Certains modèles contemporains, dotés de passages de roues étroits ou de capteurs sensibles, sont classés « non chaînables » et exigent des chaînes à encombrement réduit ou des chaussettes spécifiques. Enfin, ce manquement peut coûter cher auprès de votre compagnie d'assurance : en cas d'accident sur chaussée glissante sans matériel homologué, un assureur peut retenir un défaut de maîtrise et limiter contractuellement l'indemnisation des dommages subis.

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