Procès des "papys braqueurs" de Kim Kardashian : le geste de grande classe de la star

Publié par Julien Pinardi
le 19/05/2026
Kim Kardashian
abacapress
Près de dix ans après le traumatisant braquage de la Fashion Week, Kim Kardashian surprend en ne réclamant qu'un euro symbolique aux "papys braqueurs" lors de l'audience civile à Paris ce 18 mai 2026.

En 2016, l'icône de la télé-réalité voyait son séjour parisien virer au cauchemar à l'hôtel de Pourtalès. La justice se penche aujourd'hui sur les réparations financières de cette affaire retentissante. Une page judiciaire qui s'achève sur une note inattendue.

Un geste hautement symbolique lors de l'audience civile à Paris

Le 18 mai 2026, la star américaine s'est démarquée devant la justice française par l'intermédiaire de son avocate. Maître Léonor Hennerick a formulé une demande d'indemnisation minimale fixée à un euro. Cette requête vise spécifiquement les quatre principaux membres du commando, dont le cerveau présumé de l'opération, Aomar Aït Khedache, aujourd'hui septuagénaire. Bien que la femme d'affaires ait perdu pour 9 millions d'euros de bijoux lors de ce braquage hors-normes, cette démarche traduit une volonté d'écarter toute notion de gain financier face à des agresseurs vieillissants.

"Tourner la page" : la fin d'un calvaire de dix ans

Pour la célébrité, cette étape judiciaire dépasse largement l'aspect pécuniaire. Il s'agit d'une nécessité psychologique pour refermer le chapitre de la nuit du 2 au 3 octobre 2016. Cette nuit-là, elle avait été ligotée et menacée d'une arme dans la baignoire de sa chambre parisienne. La perte de son diamant de 20 carats, naïvement surnommé "le ring" par les malfaiteurs, n'est plus sa priorité. Lors de son témoignage en mai 2025, elle confiait être "satisfaite" du verdict, se déclarant pressée de "tourner la page", selon les propos rapportés par l'AFP .

Un verdict marqué par la clémence et l'éthique

Cette audience civile fait suite au jugement clément rendu en mai 2025. Les dix accusés avaient écopé de peines n'excédant pas trois ans de prison ferme, leur évitant un retour derrière les barreaux. Pour justifier cette décision, la cour d'assises de Paris avait souligné le temps écoulé, soit neuf ans, et la santé précaire des prévenus. Le verdict mentionnait qu'il serait "éthiquement" difficile d'incarcérer des hommes d'un tel âge, validant ainsi une approche assumée par les magistrats.

Le contraste frappant avec les autres victimes

La position de la star tranche avec celle des autres parties civiles. Abderrahmane Ouatiki, le veilleur de nuit séquestré à ses côtés, exige près de 550 000 euros pour compenser une perte de chance professionnelle. L'hôtel lui-même réclame 100 000 euros pour l'atteinte portée à sa réputation de discrétion. Seule Simone Bretter, la styliste présente durant l'effraction, s'est alignée sur la démarche de Kim Kardashian, se contentant d'un euro symbolique pour solder définitivement cette épreuve.

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