Nagui : risque la prison ferme après son audition sur l'audiovisuel public
Le 1er avril 2026, Nagui s'est présenté sous tension devant les députés pour s'expliquer sur le financement de ses émissions. Cette convocation s'inscrivait dans un contexte de contrôle accru des dépenses de France Télévisions. Face aux parlementaires, l'échange a rapidement pris l'allure d'un lourd règlement de comptes.
Un face-à-face électrique à l'Assemblée nationale
Entendu par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, l'animateur-producteur a essuyé les foudres du député Charles Alloncle. Le rapporteur a attaqué frontalement le présentateur historique sur ses revenus, affirmant : "Je pense, je vais parler au conditionnel, que Nagui est la personne, sur les dix dernières années en France, qui s'est le plus enrichie sur l'argent public", comme nous vous le rapportions.
En réponse, la star de France 2 a fustigé la mise en danger de sa famille. Il a déclaré : "Vous m'avez jeté en pâture (...) sur un post aussi mensonger qu'indigne." Lors de cette passe d'armes, Nagui a même ironisé sur l'ampleur de sa rémunération : "J'ai même entendu que je gagnais ma vie comme un footballeur. Je vais renégocier mon contrat, parce que je dois apparemment jouer en Ligue 2 plutôt qu'en Ligue 1", a-t-il lancé, cité par le HuffPost.
Le volte-face de Banijay face aux parlementaires
Au cours de cette audition, l'animateur s'était pourtant engagé sous serment à fournir ses fiches de paie et ses contrats. Quelques jours plus tard, la donne a changé : la société Banijay, qui détient sa structure Air Productions, a opposé un refus ferme par voie électronique.
Ce blocage de documents de production passe mal auprès des élus. Charles Alloncle a fermement rappelé les prérogatives des commissions d'enquête : "Ils n'ont pas le droit de le faire. La seule chose qui soit opposable, c'est le secret défense", explique Télé Star.
Une menace de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende
Les conséquences de cette rétractation pourraient s'avérer judiciairement lourdes. Le non-respect d'un serment devant la représentation nationale s'apparente en effet à un faux témoignage ou à une entrave parlementaire.
Le Bureau de l'Assemblée nationale se réserve ainsi le droit de saisir la justice. Le chroniqueur Gilles Verdez a mis en lumière la menace pesant sur le producteur. Selon lui, Nagui risquerait "5 ans de prison et 75 000 euros d'amende", a-t-il souligné dans l'émission TBT9 sur W9.
La stratégie de l'opacité financière assumée
Depuis plusieurs années, la figure emblématique de France 2 refuse de publier les comptes de sa société afin de protéger ses marges commerciales. Une position assumée sans détour face aux députés. "Je préfère payer l'amende plutôt que de subir cette concurrence", a-t-il rétorqué à Charles Alloncle.
En marge de cette tempête politique, le climat s'est durci. Le présentateur a déposé une plainte contre X pour cyberharcèlement, consécutivement à des menaces de mort reçues après la diffusion de ses échanges.
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