L'épouse d'un animateur vedette révèle avoir été victime de plusieurs agressions sexuelles
L'épouse de Nagui a choisi un réseau social ce 16 juillet 2026, pour approfondir un témoignage d'une rare sincérité, initialement amorcé sur les ondes de la RTBF. Lors de cette intervention médiatique, l'actrice a détaillé l'origine de ces traumatismes persistants en revenant sur les abus subis alors qu'elle débutait tout juste sa carrière dans le milieu artistique.
Le déclic du podcast : une question directe de la juge Anne Gruwez
Mélanie Page participait initialement au programme "Face à la juge Gruwez" pour évoquer les étapes marquantes de son parcours professionnel. Au cours de cet échange d'apparence classique, la magistrate formule une interrogation inattendue : "Est-ce que vous avez déjà été victime de quelque chose sans avoir porté plainte ?"
Prise de court par la directivité de la question, la comédienne répond spontanément : "Oui d’agression sexuelle. J’ai eu plusieurs malheureuses rencontres. La première, j’avais 15 ans. C’était un vrai prédateur sexuel, qui, sous couvert de faire des photos, m’a dénudée, m’a touchée. [...] Évidemment, la petite ado de 15 ans que j’étais n’en a parlé absolument à personne, pas même à mes parents parce que je n’avais pas du tout les armes. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait."
Le traumatisme des 15 ans : le piège du "vrai prédateur sexuel"
Outre cette expériences douloureuses, la quinquagénaire précise que ces agissements n'étaient malheureusement pas isolés et qu'elle a fait face à plusieurs malheureuses rencontres de ce type avant de trouver une stabilité émotionnelle.
Elle s'expliquera plus tard sur son compte Instagram, notamment pour dénoncer l'utilisation de ses propos dans la press à des fins sensatioonnalistes : "J'ai eu une réponse très courte sur le moment [...] je n'avais pas eu le temps de m'expliquer."
La sidération et le silence : pourquoi elle n'a pas pu dire non
L'actrice décortique ensuite le mécanisme psychologique l'ayant empêchée de s'enfuir. Face au comportement du photographe, l'incapacité de s'opposer physiquement ou verbalement s'impose d'elle-même. "Je n’ai pas eu la force de dire : "Non". [...] C’est la sidération qui prend le dessus ", analyse-t-elle sur son compte Instagram.
Une forte culpabilité a longtemps pesé sur ses épaules. Elle attribue cette faille à son jeune âge et à un manque de préparation face au danger. "Honnêtement, il devait y avoir écrit "victime" sur ma tronche", glisse-t-elle avec lucidité lors de l'enregistrement de "Face à la juge Gruwez".
Un engagement militant : « Que la honte change de camp »
En acceptant de partager publiquement son histoire, Mélanie Page transforme cette douleur intime en un discours d'intérêt public. Elle fustige les violences systémiques et refuse que les corps des femmes ou des enfants soient considérés comme étant en libre-service par certains prédateurs.
Son message s'adresse à toutes les personnes agressées, afin qu'elles refusent de porter seules le fardeau du silence et de l'opprobre. "Il est temps que la honte change de camp", affirme-t-elle avec détermination sur ses réseaux sociaux, encourageant ainsi une prise de parole collective. Nagui lui même a commenté la publication instagram de son épouse : "De toutes mes forces j’aime et admire ma femme."
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