« J’ai eu des idées noires » : Alexandra Rosenfeld se confie sur l’un des moments les plus difficiles de sa vie

Publié par Sarah Martin
le 03/03/2026
« J’ai eu des idées noires » : Alexandra Rosenfeld se confie sur l’un des moments les plus difficiles de son existence
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Berzane Nasser/ABACA
En 2024, Alexandra Rosenfeld a traversé l’une des périodes les plus éprouvantes de sa vie. Aujourd’hui apaisée, l’ancienne Miss France 2006 accepte de revenir sur cet épisode douloureux. Au micro du podcast Les Lueurs, dans un entretien publié ce dimanche 1er mars 2026, elle confie avoir été envahie par des « idées noires ».

L'été 2024 devait être une période de détente, mais il a viré au cauchemar pour l'ancienne reine de beauté. Alors que ses abonnés continuaient de suivre ses conseils bien-être sur Instagram, la compagne d'Hugo Clément vivait en coulisses une descente aux enfers médicale et psychologique dont elle peine encore à se relever aujourd'hui. Récemment, elle a décidé de lever le voile sur cette épreuve silencieuse.

Un été en enfer : l'hospitalisation d'urgence qui a tout déclenché

Tout bascule le 17 juillet 2024. Prise de douleurs violentes et soudaines à la jambe, Alexandra Rosenfeld se rend aux urgences. Le verdict médical tombe comme un couperet : une thrombose veineuse profonde, révélant une pathologie méconnue appelée le syndrome de Cockett. La souffrance est telle qu'elle paralyse ses facultés de raisonnement. « Je ne pouvais plus poser la jambe par terre. La douleur était tellement forte que je ne pouvais même plus réfléchir », confie-t-elle au micro du podcast Pause de Donia Salah. Plus que la douleur physique, c'est la peur de l'embolie pulmonaire qui s'installe, laissant la jeune femme totalement impuissante face à un corps qui semble la trahir.

L'arrêt brutal du sport : le choc d'une identité brisée

Pour celle qui s'est reconvertie avec succès comme professeure de yoga, le diagnostic implique un renoncement terrible. Les médecins sont formels : toute activité physique intense est désormais proscrite pour éviter d'aggraver la compression veineuse. Ce n'est pas seulement un loisir qui disparaît, mais un pilier de son équilibre mental. « On m'enlevait tout ce qui me faisait du bien, tout ce qui me permettait de décompresser », explique-t-elle avec émotion. Ce passage forcé d'une vie hyperactive à une sédentarité totale provoque un effondrement de ses repères quotidiens.

« J’ai eu des idées très noires, des idées de fin de vie. Je me disais que si c’était ça ma vie maintenant, je ne voulais plus être là »

L'épreuve physique se double rapidement d'un naufrage psychologique. Paradoxalement, durant les premières semaines de sa crise, Alexandra Rosenfeld a continué à poster des contenus apaisants sur les réseaux sociaux, maintenant une façade de sérénité alors qu'elle sombrait intérieurement. Le handicap invisible et la douleur chronique l'ont isolée dans une détresse que même ses proches peinaient à saisir. Elle livre des confidences glaçantes sur cet état d'esprit : « J’ai eu des idées très noires, des idées de fin de vie. Je me disais que si c’était ça ma vie maintenant, je ne voulais plus être là ».

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« J'apprends à vivre avec ce corps-là, qui est différent, mais qui est toujours le mien »

Aujourd'hui, la mère de famille apprend à apprivoiser cette nouvelle réalité. Son quotidien est désormais rythmé par la prise d'anticoagulants et le port strict de bas de contention. Si le deuil de son "ancienne vie" reste une épreuve, elle transforme cette expérience en combat public pour sensibiliser sur les maladies auto-immunes. Sur ses réseaux sociaux, elle affiche désormais une résilience lucide : « Aujourd'hui, j'apprends à vivre avec ce corps-là, qui est différent, mais qui est toujours le mien ».

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