"Habemus Sneakers" : quand la paire de baskets du pape Léon XIV enflamme la Toile

Publié par Julien Pinardi
le 13/05/2026
Pape Léon
Autre
Un an après son élection, le pape Léon XIV, premier souverain pontife américain, attire tous les regards en dévoilant par mégarde une paire de baskets d'une célèbre marque américaine sous sa tenue traditionnelle.

La diffusion de la bande-annonce du documentaire Leone a Roma a offert une séquence inattendue aux observateurs du Vatican. En célébrant sa première année de pontificat, l'ancien archevêque a dévoilé un choix vestimentaire singulier qui bouscule le protocole. Cet aperçu de la garde-robe papale redéfinit l'image de l'Église en ce printemps 2026.

Le "Swoosh" sous la soutane : un détail qui change tout

Tout débute le 6 mai 2026, lors de la publication de cette bande-annonce par Vatican News. Une image d'archive attire particulièrement l'attention : on y voit Robert Francis Prevost, futur Léon XIV, marcher sur une pelouse. Le bas de sa robe blanche se soulève légèrement, révélant des chaussures de sport. Rapidement, les experts de la mode se penchent sur ce cliché. Ben Serleth, du média spécialisé JustFreshKicks, identifie formellement le modèle grâce à sa semelle fendue, appelée "split cupsole", très caractéristique de la marque à la virgule.

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Nike Franchise Low Plus : la chaussure du "Pape des gens"

Le souverain pontife a jeté son dévolu sur la Nike Franchise Low Plus, un modèle de tennis conçu dans les années 70-80 et réédité en 2008. Ce choix témoigne d'une certaine simplicité matérielle. En effet, cette paire se négociait aux alentours de 20 dollars sur les plateformes de seconde main (sauf que désormais, elles sont montées à environ 300 dollars, selon Madame Figaro !) . La communauté streetwear a rapidement validé cette approche. "Le Pape connaît les sneakers", affirme le site Sole Retriever, soulignant une authenticité appréciée par les passionnés.

De Chicago au Vatican : l'ADN sportif de Léon XIV

Ce goût pour le sportswear trouve son origine dans les racines de celui que l'on surnomme l'enfant de "Chi-Town". Grand supporter des Chicago White Sox, le souverain pontife a toujours entretenu un lien étroit avec le monde du sport. Ses visites régulières dans les salles de musculation alors qu'il était cardinal illustrent cette discipline de vie. Son entraîneur personnel témoigne d'ailleurs dans Leone a Roma : "C'était le corps d'une personne qui n'a jamais abandonné l'exercice de sa vie."

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Entre "Holy Drip" et critiques : une Église en pleine mutation

Sur les réseaux sociaux, le phénomène prend de l'ampleur sous le hashtag #HolyDrip, gagnant même le surnom de "Air Leo". Les réactions fusent, à l'image de ce commentaire devenu viral : "On peut sortir l'enfant de Chicago, mais on ne peut pas sortir les Nike des enfants."

Certains internautes s'amusent de la situation en créant des mèmes soulignant que "si le Diable s'habille en Prada, le Pape s'habille en Nike." Toutefois, ce style divise. Des voix traditionalistes s'élèvent sur les plateformes catholiques, jugeant que "l'utilisation de marques est impie, elle nourrit le côté le plus sombre du matérialisme." Cette séquence illustre les défis d'image auxquels fait face l'institution religieuse.

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