Gilles Lellouche : accusé de lâcheté, il répond fermement aux attaques

Publié par Julien Pinardi
le 26/05/2026
Gilles Lellouche
Autre
Accusé de lâcheté après avoir esquivé une question politique au Festival de Cannes 2026, Gilles Lellouche prend la parole pour clarifier ses convictions de façon ferme.

Lors de la présentation du film Moulin, l'acteur s'est retrouvé au cœur d'une tourmente inattendue. Pris à partie sur le parallèle entre son rôle de résistant et la montée de l'extrême droite, son silence initial a enflammé les débats médiatiques et politiques.

Une question sur le RN qui met le feu aux poudres

Le 18 mai 2026, la conférence de presse du long-métrage de László Nemes bascule. Un journaliste du média Paroles d'honneur interpelle Gilles Lellouche, liant l'héritage de Jean Moulin au combat contre le Rassemblement national. La réponse de l'acteur est directe : "Elle n'est pas un tout petit peu orientée, votre question, non ? Je n'ai pas de réponse à ça, monsieur", lâche-t-il, comme nous vous le rapportions. Face au malaise palpable, le réalisateur László Nemes intervient pour recentrer l'échange sur la liberté individuelle, tentant de désamorcer une situation électrique.

De Gilles Lellouche à "Gilles Lelâche" sur les réseaux sociaux

La séquence déclenche une tempête numérique avec l'apparition du hashtag #GillesLelâche sur X. La neutralité affichée par le comédien divise l'opinion. Le député Aymeric Caron dénonce une posture qu'il juge complaisante. À l'inverse, des personnalités politiques comme Jean-Philippe Tanguy (RN) volent à son secours, qualifiant la question de "pitoyable" sur LCI. Le public, évoluant dans un climat décrit comme "dangereux et fragile" par Le Parisien, exige alors une clarification de la part de la star.

Instagram Gilles Lellouche

La riposte face aux accusations de haine

Après quelques jours de retrait, l'acteur utilise son compte Instagram pour balayer ces "raccourcis insultants." Sa déclaration est ferme : "Je n'ai jamais soutenu et ne soutiendrai jamais un parti ou une idéologie qui prône la haine, l'intolérance et la discrimination", érit-il. Invité sur RTL et franceinfo le 26 mai, il qualifie la polémique d'"absurde." Gilles Lellouche revendique le droit de ne pas agir en professionnel de l'indignation, refusant catégoriquement de voir son image instrumentalisée.

Un rôle historique au poids politique écrasant

Incarner le célèbre préfet résistant représente un immense défi. L'acteur confie d'ailleurs au Parisien avoir été en "apnée jusqu'au tournage." Pour préserver une tension authentique à l'écran, il a même refusé de croiser Lars Eidinger, l'interprète de Klaus Barbie, avant les prises de vues. Selon lui, Moulin a pour ambition de "montrer ce que c'est de résister, d'avoir une colonne vertébrale et de se tenir droit." Il estime finalement que l'œuvre cinématographique reste le meilleur moyen de se souvenir de l'horreur passée, sans avoir besoin de se plier aux querelles partisanes contemporaines.

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