Élie Semoun : le comédien se confie sur son addiction

Publié par Julien Pinardi
le 30/03/2026
Elie Semoun
abacapress
© Zabulon Laurent/ABACA
Invité sur le plateau de l'émission "En Aparté", Élie Semoun s'est confié sur une facette méconnue de sa vie privée : une addiction dont il a du mal à se défaire et fac à laquelle il a dû prendre une mesure radicale.

Pour éviter de sombrer dans une spirale incontrôlable, le réalisateur et interprète des derniers "Ducobu" a choisi la manière forte en se restreignant légalement. Il souffre d'une addiction qui touche un nombre croissant de Français.

Une interdiction volontaire de casino pour se protéger

Lors de son récent passage dans l'émission En Aparté diffusée sur Canal+, Élie Semoun a surpris les téléspectateurs en dévoilant des démarches administratives très personnelles. L'humoriste a en effet formulé une demande officielle pour ne plus pouvoir franchir les portes d'un établissement de jeux. Cette procédure, gérée en France par le ministère de l'Intérieur pour une durée minimale de trois ans, souligne le sérieux de son acte. Il s'agit d'une volonté stricte de prévenir une pathologie financière et psychologique. "Je me suis fait interdire de casino. J'ai préféré tuer le truc dans l'œuf", confie-t-il en toute transparence.

Le frisson du gain perçu comme une drogue

Le comédien décrit ensuite avec lucidité l'euphorie ressentie autour des tables. Ce plaisir grandissant menaçait son équilibre quotidien. Il analyse sa propre psychologie et ce besoin oppressant de retrouver une décharge intense dans le corps. "C'est une sensation incroyable, c'est une espèce de drogue, l'adrénaline que tu as quand tu gagnes de l'argent", explique-t-il sur Canal+. Une mise en lumière rare de la dépendance générée par les tapis verts.

Une rigueur assumée face aux tentations du showbiz

Si la star assume cette faiblesse passée, elle rappelle n'avoir jamais touché aux paradis artificiels classiques, pourtant fréquents dans le monde de la nuit et du spectacle. Aucune trace de dépendance aux stupéfiants ou à la boisson dans son parcours. Sa vulnérabilité se nichait uniquement dans la frénésie du hasard. "Je ne bois pas, ne me drogue pas, et c'est l'adrénaline que je trouve dans la vie", précise l'artiste lors d'un entretien avec le magazine suisse L'illustré. Ce rempart légal le maintient à l'abri des dérives.

Une quête insatiable d'affection et d'amour

Désormais protégé de lui-même, l'auteur a transféré son besoin d'intensité. Cette adrénaline, il la puise à présent dans la relation avec son public et dans ses histoires intimes. Une dynamique sentimentale au centre de son récent roman Compter jusqu’à toi. La vérité sur sa situation actuelle est bien plus touchante. "Ma seule dépendance, ma seule addiction, finalement, c'est l'affection", déclare-t-il pour clore cette interview choc. Un besoin profond qui remplace définitivement le son des machines à sous.

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