Christophe Hondelatte : "Je suis capable de tuer", sa déclaration en toute décontraction
Le célèbre conteur de faits divers ne s'est jamais embarrassé de la langue de bois. Alors qu'il a bâti sa légende en décortiquant la psychologie des criminels, l'ancienne star de la télévision de faits divers sort du silence pour partager une introspection troublante. Ses récentes déclarations révèlent une amertume tenace envers un système médiatique qu'il juge aliénant.
"Je ne suis pas le seul" : l'aveu glaçant sur la nature humaine
Ce samdi 28 mars 2026, l'ambiance s'est figée sur le plateau de T18. Interrogé sur son rapport intime à la violence, Christophe Hondelatte livre une mise au point stupéfiante sur l'instinct de survie, dressant un pont entre le citoyen ordinaire et le soldat sur le front en Ukraine. "Je crois que oui, je suis capable de tuer", lâche-t-il dans cet entretien accordé à Puremedias l'hebdo et relayé par Closer.
"Vous vous sentez capable de tuer" s'étonne Virginie Guilhaume ? "Oui, bien sûr. Mais vous croyez que les soldats ukrainiens qui tuent les Russes, en ce moment, ils savaient qu'ils étaient capables de tuer des gens ? Je crois que oui, je suis capable de tuer. Et puis, je ne suis pas le seul." Selon lui, l'engouement du public pour le sanglant repose sur un besoin archaïque de narration. "Il ne faut pas croire que les gens sont passionnés par le crime", détaille-t-il sur T18, affirmant qu'il s'agit avant tout d'une bonne histoire construite avec du suspense et une résolution finale.
Les blessures du JT de France 2 : "Ils m'ont fait suer"
La cicatrice de son passage éclair au 13 Heures de France 2 en 2004 reste bien visible. L'animateur décrit une rédaction hostile face à ses tentatives de casser les codes établis. "Ils ne voulaient pas de moi, ils m'ont fait suer. On est confronté à des groupes dans la rédaction qui ne veulent pas de vous", assène-t-il à Puremedias l'hebdo. Cette animosité a précipité son divorce avec ce format d'actualité classique. C'est son émission culte qui l'a définitivement extrait de cette mécanique suffocante : "C'est Faites entrer l'accusé qui m'a traîné hors du journalisme traditionnel d'actualité."
Une "machine" sans liberté : ses critiques acerbes contre BFMTV et les journaux
Pour l'homme de radio, le présentateur de journal télévisé n'est qu'un simple exécutant privé de toute autonomie éditoriale. "Présenter un journal télévisé c'est une machine où tout le monde décide à votre place. Quand vous arrivez le matin, tout est déjà décidé", explique-t-il au micro d'Europe 1. L'ancien visage de BFMTV fustige particulièrement les coulisses de la chaîne d'information en continu, pointant du doigt un management froid et déshumanisé. "J'ai bossé à BFMTV et on décide de rien ! C'est le chef qui décide qui ne décide pas vraiment. Parce que c'est le boss qui lui envoie sur son iPad en permanence les sujets à traiter", raconte-t-il, dévoilant une anecdote saisissante sur la rigidité des directives en temps réel.
Le salut par le podcast : la quête d'une liberté totale
Désormais affranchi des rédacteurs en chef et des injonctions télévisuelles, le journaliste trace sa route en solitaire. Après avoir quitté l'antenne classique en 2025, il mise tout sur le format numérique pour reconquérir son indépendance. Ce support intime lui permet d'explorer ses dossiers criminels sans subir le rythme frénétique des grandes chaînes. "Aujourd'hui, ça me plaît beaucoup plus de faire du podcast que de la radio. Le podcast offre beaucoup de liberté", confie-t-il finalement au Parisien. Une renaissance pour ce passionné qui réinvente avec brio son lien avec les auditeurs.
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