Cette figure des "Grosses Têtes" souffre d'un second cancer à 82 ans

Publié par Julien Pinardi
le 22/05/2026
Olivier de Kersauson
abacapress
© Capture vidéo TV5 Monde
Comme nous vous l'annoncions, la santé du célèbre navigateur inquiétait. Le vendredi 22 mai 2026, Olivier de Kersauson fait une triste révélation sur RTL, révélant mener un nouveau combat contre un cancer de l'œsophage.

À 81 ans, le célèbre navigateur et sociétaire des "Grosses Têtes" affronte de nouveau la maladie, près de dix ans après avoir vaincu une première tumeur aux poumons. L'ancien loup de mer livre une leçon de courage et de sérénité depuis sa convalescence dans le Finistère. Nous vous annoncions hier que sa santé inquiétait, c'est malheureusement confirmé.

La révélation sur RTL : "J'ai changé de cancer"

Ce vendredi 22 mai 2026, au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, le navigateur annonce avec une franchise désarmante être touché par la maladie. Après avoir vaincu une affection pulmonaire diagnostiquée en 2017, c'est désormais l'œsophage qui est atteint. "J’ai changé de cancer. J’ai un système cancéreux qui fait le tour de mon organisme", explique-t-il sur les ondes. Suite à une hospitalisation parisienne, l'écrivain s'est retiré sur ses terres finistériennes, à Brest, pour poursuivre ses soins à l'écart de la frénésie urbaine.

Une philosophie stoïcienne face à l'épreuve du temps

Fidèle à son image, Olivier de Kersauson rejette toute forme de dramatisation liée à son état. Il porte un regard lucide sur la fin de vie. "Ce n'est pas un drame non plus. Il faut voir ça avec sérénité. En plus, j'ai 82 ans (il les aura réalité en juillet, NDLR), donc ce n'est pas indécent. Un mec de 82 ans qui est en danger de mort, c'est juste fatal", affirme-t-il lors de son interview sur RTL. Avec un réalisme teinté d'humour noir, il glisse même que "le cancer, en général, ça annonce pas des jolis Noël." Il rappelle également qu'il n'est qu'un patient parmi les 400 000 ou 500 000 Français luttant quotidiennement contre ce fléau, refusant de s'ériger en exception.

Gratitude et confiance dans les progrès de la médecine

Plutôt que de pester contre le sort, l'Amiral choisit de saluer l'évolution spectaculaire des traitements. "Quand on est malade comme ça, il faut se réjouir d’être soigné plutôt que se blâmer d’être malade. J'ai la chance de ne pas beaucoup souffrir. Je supporte (la douleur)", souligne-t-il sur RTL. Le navigateur précise que les possibilités de soins ont été multipliées par dix ou vingt en trente ans. Cette avancée médicale lui permet aujourd'hui d'assurer : "J’ai la chance de ne pas beaucoup souffrir". 

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Conscient que son temps est compté, il exprime une profonde reconnaissance. "Moi, je n’ai que des mercis à dire avant de partir. Je suis heureux des bribes de vie qui me restent et je les regarde avec affection et une certaine forme de gaieté en me disant que c'est quand même formidable ce monde qu'on traverse" déclare-t-il, et ose la comparaison avec sa passion. "En bateau, quand tout va mal, c'est lorsque sur le pont du bateau, au pied du mât, vous avez de l'eau jusqu'à la mâchoire (...) je n'en ai même pas jusqu'aux genoux. Je suis content, je vois ce matin les arbres, le bleu du ciel."

Un ancrage familial et géographique entre deux mondes

Dans cette tempête personnelle, le marin peut compter sur la présence indéfectible de son épouse Sandra, de son fils Arthur et de ses petits-enfants. Le sociétaire des "Grosses Têtes" ne cache plus son désintérêt pour la capitale française, privilégiant le calme et l'air marin du Conquet. Entre la Bretagne et la Polynésie française, sa vie de nomade demeure son véritable moteur. 

Ce besoin d'horizon l'aide à garder le cap et à affronter les traitements médicaux avec une détermination intacte. "La vie, elle est faite pour être vécue. Elle n'est pas faite pour se plaindre. Elle est faite pour être supportée lorsqu'elle est désagréable. Mais elle est faite pour être aimée à la folie quand elle est bien."

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