Catherine Laborde : sa fille ainée révèle pourquoi elle lui a caché sa maladie

Publié par Julien Pinardi
le 21/07/2026
Catherine Laborde
Autre
Un an et demi de silence pour protéger les siens. Dans un entretien bouleversant accordé au Parisien le 20 juillet 2026, Gabrièle Laborde lève le voile sur le secret entourant la maladie à corps de Lewy de sa mère.

Le 28 janvier 2025 marquait la disparition d'une figure incontournable de la télévision française. Le secret de famille pèse souvent lourd sur les épaules de ceux qui le portent, et pour Catherine Laborde, ce choix s'est imposé comme une évidence. Plus d'un an après ce deuil public et privé, les langues se délient sur les mois qui ont précédé l'annonce de son état de santé. Sa fille aînée témoigne aujourd'hui des choix douloureux faits par sa mère face au diagnostic difficile.

Les révélations de Gabrièle Laborde sur un lourd silence

Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien le 20 juillet 2026, Gabrièle Laborde se confie sur la réalité intime de la maladie de sa mère. Catherine Laborde a appris qu'elle souffrait de démence bien avant d'en informer ses enfants. Selon sa fille, la présentatrice a ainsi gardé le secret pendant 18 mois. Ce décalage de calendrier révèle la force de caractère de l'ancienne présentatrice météo face à l'adversité médicale.

Ce délai ne devait rien au hasard. L'ancienne égérie de TF1 a délibérément patienté jusqu'à un évènement bien précis. L'idée directrice reposait sur une volonté absolue de ne pas assombrir ce moment familial unique. "Elle a attendu que je me marie", relate simplement Gabrièle Laborde dans les colonnes du journal francilien. "Elle voulait que ce jour reste celui de mon bonheur, pas celui de sa maladie", ajoute-t-elle, confirmant ce geste hautement protecteur.

La maladie à corps de Lewy entre pudeur et lent déclin

Cette volonté de cacher la vérité met en lumière la brutalité de la maladie à corps de Lewy (MCL). Cette pathologie éprouvante se caractérise par d'importants troubles de la mémoire, des hallucinations visuelles et des tremblements qui rappellent ceux de la maladie de Parkinson. Selon les données médicales, cette affection représente près de 20 % des cas de démence en France, mais souffre d'un sous-diagnostic important par rapport à Alzheimer. Détecter les premiers signes reste extrêmement complexe pour l'entourage, surtout si le patient déploie une énergie considérable pour les masquer au quotidien.

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Dissimuler une telle affection illustre un mécanisme de protection maternelle fort. En conservant une façade de normalité, Catherine Laborde résistait à l'intrusion de la maladie dans sa sphère privée. Légalement et médicalement, tout patient dispose d'un droit au secret absolu concernant sa santé, y compris vis-à-vis de sa propre famille, tant que son discernement demeure intact.

Entre son départ des écrans en 2017 et l'annonce publique de son état en 2018, l'animatrice a géré cette transition dans une lourde solitude. Ce silence forcé démontre son exigence de rester maîtresse de son image publique et intime, en dépit de la perte d'autonomie inéluctable imposée par les symptômes.

Gérer le quotidien familial après l'annonce du diagnostic

La levée du secret a provoqué un choc immense pour ses filles, Gabrièle et Pia. Après l'euphorie des célébrations nuptiales, elles ont dû affronter la réalité brutale de l'accompagnement d'un parent malade. Le basculement soudain de la fête vers les devoirs médicaux a profondément bouleversé leur quotidien. Ce choix de taire la vérité reste fréquent chez les patients atteints de troubles neurodégénératifs, rendant la tâche ardue pour des proches non préparés. De telles situations nécessitent souvent l'intervention de psychologues ou d'associations d'aides aux aidants pour encaisser le choc de l'annonce et organiser la nouvelle vie familiale.

Devenir aidant familial face à ce mal impose en effet des défis constants. L'entourage doit gérer les violentes fluctuations cognitives et assurer une surveillance de tous les instants. Malgré ces épreuves et la rudesse de l'annonce, la famille perçoit désormais ce mensonge par omission comme un ultime acte d'amour maternel. Cette décision difficile a permis de séparer la joie des noces de la douleur du déclin, inscrivant la mémoire de cette journée dans une bulle préservée de toute tristesse.

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