Affaire Patrick Bruel : Anny Duperey revient sur ses propos après avoir soutenu le chanteur

Publié par Julien Pinardi
le 13/06/2026
Anny Duperey
abacapress
Au lendemain de la mise en examen de Patrick Bruel pour viol et agression sexuelle, Anny Duperey a clarifié sur Europe 1 ses récentes déclarations controversées, qualifiant de "plaisanterie mal comprise" l'idée que le chanteur doive porter plainte contre ses fans.

Le 11 juin 2026, l'actrice de 78 ans a dû se justifier sur des propos datant de plus de deux mois. Alors que la justice se penche sur le cas de l'interprète de Casser la voix, la comédienne a ressenti le besoin de préciser sa pensée face à la tourmente judiciaire qui ébranle l'artiste.

"Une plaisanterie mal reprise" : Anny Duperey s'explique sur Europe 1

Invitée au micro de Thomas Isle dans l'émission "Culture Médias", Anny Duperey a tenté d'éteindre l'incendie provoqué par ses précédentes prises de parole. L’actrice affirme avec insistance que sa sortie initiale n'était pas à prendre au premier degré. "J’ai fait une plaisanterie qui a été très mal reprise", confie-t-elle lors de son interview. Elle a martelé à plusieurs reprises le caractère purement humoristique de sa réflexion : "Mais c’était une plaisanterie."

Retour sur la polémique d'avril : quand l'actrice suggérait à Bruel de "porter plainte"

La genèse de cette controverse remonte à avril 2026. Lors d'un entretien accordé à la chaîne YouTube ABC Talk TV et le podcast "Domino", Anny Duperey s'était remémorée la "Bruelmania" à la sortie des concerts du chanteur, marquées par la ferveur exceptionnelle des admiratrices

"J'aurais plutôt tendance à dire que j'ai vu des films de certaines sorties de concert de Bruel ou je pense que c'est lui qui aurait pu porter plainte pour agression sexuelle, avec les filles qui se jetaient sur lui comme ça", délarait-elle dans l'émission "Domino" à Florence Belkacem. "Les filles quand elles ont envie de quelque chose ou qu'elles veulent un mec, et qu'elles sont hystériques comme ça, elles n'ont aucune pudeur ! Mais aucune ."

Un soutien qui vacille après la mise en examen du chanteur

Cette mise au point s'inscrit dans un calendrier particulièrement sensible, survenant seulement 24 heures après l'annonce officielle, le 10 juin 2026, de la mise en examen du musicien. Anny Duperey dénonce au passage un système médiatique qu'elle perçoit comme un tribunal populaire, fustigeant une volonté d'abattre un homme célèbre chaque semaine. Profondément attachée à la présomption d'innocence, elle s'alarme d'une justice parallèle. "On annule avant de juger", a-t-elle fustigé dans le podcast On dit tout de Public en juin 2026.

Au micro d'Europe 1, elle admet toutefois, comme le rapporte Femme Actuelle : "Depuis, je pense effectivement que ce Monsieur, que je n’ai jamais rencontré d’ailleurs, a de sérieux problèmes de quéquette" et que c’était "peut-être avec raison" que sa prise de parole avait choqué.

Facebook

Une position à contre-courant du mouvement #MeToo

Anny Duperey maintient sa critique envers certains mouvements féministes. "Il y a un mec connu à abattre à peu près toutes les semaines. D’ailleurs je le sais, il y en a un nouveau qui va arriver." Elle déplore que l'espace médiatique soit monopolisé par les célébrités, invisibilisant selon elle les femmes anonymes qui subissent de réelles violences. Pour Anny Duperey, cela n'aide pas "les femmes qui sont battues dans leur cuisine et qui n’osent pas porter plainte, et qui si elles le font, ne sont pas prises au sérieux. Ça n’empêche pas les féminicides d’augmenter. Ça intéresse moins parce que [l’auteur] n’est pas connu".

Vous avez aimé cet article ?

Google News Voir les commentaires