Affaire Epstein : Bill Gates avoue en public avoir trompé sa femme
Longtemps intouchable, l'image du fondateur de Microsoft a été écornée par des scandales en cascade. Pour tenter d'endiguer la crise de confiance qui secoue son empire philanthropique, le milliardaire a convoqué une réunion de la dernière chance au siège de Seattle, décidant de jouer cartes sur table sur des sujets jusqu'ici tabous, relate Madame Figaro.
Un "mea culpa" devant les employés de la fondation Gates
Dans une atmosphère décrite comme lourde, Bill Gates, 70 ans, n'a pas cherché à esquiver. Lors d'une séance de questions-réponses interne, il a pris la parole pour "clarifier les choses" face à des équipes déstabilisées par le flot médiatique. Cette stratégie de transparence vise avant tout à crever l'abcès et à rassurer les collaborateurs de la Fondation Bill & Melinda Gates, inquiets des répercussions de ces turbulences sur leur mission humanitaire.
Les liaisons russes : entre bridge, physique nucléaire et chantage
Le milliardaire a confirmé l'existence de relations extra-conjugales, notamment avec Mila Antonova, une joueuse de bridge russe rencontrée vers 2010, ainsi qu'une idylle avec une physicienne nucléaire. Ces liaisons ont pris une tournure sombre lorsque Jeffrey Epstein s'en est mêlé. Le financier déchu aurait payé les frais de scolarité de Mila Antonova pour une école de programmation avant de menacer Gates de tout révéler s'il n'obtenait pas de remboursement. Une manœuvre s'apparentant à un chantage déguisé. Sur CNN, Gates a admis : "Meeting with him was a mistake that I regret deeply. It was a substantial error in judgment" (Le rencontrer était une erreur que je regrette profondément. C'était une erreur de jugement substantielle).
L'affaire Epstein : "Une erreur majeure" et des dénégations fermes
Au cœur de la polémique, la nature exacte des échanges avec le criminel sexuel reste un sujet brûlant. Bill Gates maintient que ses visites, qualifiées d'"erreurs majeures", n'avaient pour but que la recherche de fonds pour la santé mondiale. Il martèle n'avoir jamais entretenu de relations amicales ou commerciales illégales avec lui. Face à Anderson Cooper sur CNN, il a réitéré ses regrets : "I made a mistake in meeting with him, a huge mistake" (J'ai fait une erreur en le rencontrant, une énorme erreur), assure-t-il, niant avoir eu connaissance de l'ampleur des crimes d'Epstein à l'époque.
Lors de la rencontre avec les employés de la fondation, rapporte le Wall Street Journal, il a aussi déclaré : "Pour être clair, je n’ai jamais passé de temps avec les victimes, les femmes qui l’entouraient, a-t-il insisté. Je n’ai rien fait d’illégal. Je n’ai rien vu."
Un héritage et une image publique à reconstruire
Ces révélations ont pesé lourd dans l'effondrement de son mariage. Melinda French Gates avait tiré la sonnette d'alarme dès 2011, hantée par les "cauchemars" que lui inspiraient ces fréquentations. Le divorce, prononcé en 2021, porte les stigmates de cette période trouble. Aujourd'hui, ces aveux visent à protéger l'institution, même si Melinda reste ferme sur son ressenti, comme elle l'a confié à CBS Mornings : "I did not like that he had meetings with Jeffrey Epstein, no. I made that clear to him" (Je n'aimais pas qu'il ait des réunions avec Jeffrey Epstein, non. Je le lui ai fait comprendre clairement).
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