Marine Le Pen insultée lors d'un festival de rock, propriété du milliardaire Laurent Pigasse
Le rendez-vous musical francilien se retrouve au cœur d'une tourmente politique. Après la projection d'un slogan hostile à la cheffe de file des députés RN en plein concert, la polémique enfle autour de la responsabilité des organisateurs et de l'usage des subventions publiques.
L'événement : une projection hostile à Rock en Seine et l'offensive du Rassemblement national
Le samedi 29 août 2026, lors de la soirée du festival Rock en Seine au domaine national de Saint-Cloud, le groupe punk féministe britannique Lambrini Girls a affiché le message "Fuck Marine Le Pen" sur écran géant devant les festivaliers rassemblés.
L'incident a rapidement pris une ampleur nationale en raison de sa visibilité numérique. La captation vidéo de la séquence a été partagée par le compte officiel de la manifestation ainsi que par Matthieu Pigasse, copropriétaire de l'événement via le groupe Combat. Cette publication a provoqué une vive indignation dans les rangs lepénistes, qui dénoncent une provocation délibérée.
Dès le lendemain, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, a réagi publiquement en fustigeant la démarche : "Voilà toute l'imposture de cette extrême gauche culturelle : beaucoup de haine, aucune idée et un mépris profond pour le choix démocratique du peuple français ». Invité le lundi 31 août 2026 sur le plateau des "Grandes Gueules" sur RMC, le député a dénoncé une "dérive inquiétante de la gauche", ciblant avec virulence le banquier d'affaires et propriétaire de médias qualifié de "milliardaire rouge."
Le décryptage : tensions idéologiques et bataille autour du financement de la culture
Cet affrontement direct met en lumière la fracture entre engagement militant et neutralité des grands rendez-vous culturels. Matthieu Pigasse assume régulièrement une ligne hostile aux idées du RN au nom du combat artistique, tandis que le parti nationaliste pointe du doigt une dérive partisane intolérable dans des espaces destinés au grand public.
Face à cet épisode, le parti présidé par Jordan Bardella ajuste sa ligne d'attaque. Les représentants du mouvement soulignent ce qu'ils qualifient de contradiction majeure : revendiquer un positionnement féministe tout en insultant publiquement une femme politique de premier plan. Dans le même temps, le Rassemblement national interpelle directement les marques partenaires et sponsors privés associés au festival pour leur demander des explications sur leur soutien à l'événement.
La polémique remet enfin en lumière la question délicate de l'argent public alloué au spectacle vivant. L'organisation du festival a déjà suscité des débats budgétaires par le passé, en raison de versements comprenant 295 000 euros attribués par la région Île-de-France et 40 000 euros votés par la municipalité de Saint-Cloud. Ce montant cumulé de 335 000 euros d'aides publiques alimente de nouvelles contestations politiques sur les critères d'attribution des subventions.
Voir les commentaires
- Condamnation de Marine Le Pen : quel avenir pour le Rassemblement national ?
- Jean-Marie Le Pen : Marine, Yann, Marie-Caroline... Qui sont les trois filles du fondateur du Front national ?
- Marine Le Pen dénonce un sondage "ridicule" : "Je ne disparais pas du fait d'une décision de justice"
- Lingots d’or, manoir et perquisitions… Le faramineux magot du clan Le Pen