Impôt sur le revenu : ce ministre annonce une bonne nouvelle pour 2027

Publié par Matthieu Chauvin
le 18/09/2026
David Amiel
abacapress
© Jumeau Alexis/ABACA
Ce vendredi 18 septembre 2026, le ministre David Amiel a assuré sur le plateau de LCI que le barème de l'impôt sur le revenu serait revalorisé au niveau de l'inflation dans le budget 2027.

Alors que le spectre d'une année blanche fiscale menaçait de faire basculer des milliers de ménages modestes dans l'imposition, l'exécutif a choisi de trancher en faveur des salariés. À seulement 33 ans, l'ancien conseiller élyséen devenu ministre de l'Action et des Comptes publics endosse la responsabilité d'un texte financier particulièrement disputé.

Pas de gel du barème : le choix de préserver le pouvoir d'achat des contribuables

Invité sur LCI, David Amiel a confirmé la ligne fixée par le gouvernement en écartant tout gel du barème fiscal. Une telle mesure aurait représenté une hausse déguisée pour les salariés dont la fiche de paie a simplement suivi la hausse des prix. Comme le soulignait la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV : "Il est hors de question de geler ce qu'on appelle le barème", ce mécanisme provoquant "mécaniquement une hausse d'impôts pour l'ensemble des Français." Le ministre des Comptes publics promet des dispositifs ciblés pour éviter aux contribuables "une avalanche d'impôts."

Valorisation du travail : les leviers d'incitation maintenus

Pour encourager l'activité professionnelle plutôt que d'empiler des subventions, le projet de loi reconduit des dispositifs emblématiques. Le régime avantageux de la prime de partage de la valeur et l'exonération du rachat de RTT restent d'actualité, d'après les annonces du ministère de l'Économie et des Finances. Alors que David Amiel ouvrait la porte en juillet à une réflexion sur les indexations automatiques, l'exécutif a préféré sanctuariser le travail pour amortir les tensions sociales.

Un contexte de rigueur budgétaire inédite pour 2027

Ce geste s'inscrit pourtant dans une trajectoire financière sous haute pression, avec un déficit public projeté à plus de 5 % du PIB. Le ministre a détaillé un plan d'économies massif de 54 milliards d'euros, incluant 45 milliards d'efforts nouveaux et 9 milliards issus de mesures déjà engagées. À Matignon, Sébastien Lecornu prévient d'ailleurs dans Le Figaro que "pour l'État, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps."

Vous avez aimé cet article ?

Les contreparties de l'effort : les retraités et les niches fiscales ciblés

Pour compenser cette modération accordée aux actifs, le gouvernement cible 6 milliards d'euros d'économies sur les pensions de retraite. Face aux critiques naissantes, David Amiel défend sur Sud Radio une approche d'équité : "Votre contribution ne doit pas être déterminée par votre âge, mais par les moyens dont vous disposez." Le ministre avertit d'avance l'opposition sur RTL : l'exécutif ne cédera à aucun renoncement budgétaire lors des débats à l'Assemblée.

Google News Voir les commentaires