Surtaxe d'habitation ! Depuis 2015, les villes souffrant d'une forte pénurie de logements ont l'autorisation de taxer lourdement les propriétaires de maisons de vacances ou de biens destinés aux locations saisonnières. Si tels sont vos objectifs, voici les villes où il vaut mieux ne pas investir.
Istock

Une mesure coup de poing. Instaurée il y a à présent 4 ans sous le mandat de François Hollande, la surtaxe d’habitation perdure. Elle permet aux villes situées dans des zones urbaines marquées par un déséquilibre entre l’offre et la demande, de majorer grandement la taxe d’habitation.

Objectif ? Inciter les propriétaires de résidences secondaires à revendre ou louer leur logement.

L’article 232 du Code général des Impôts, stipule ainsi qu’une majoration peut être mise en place dans les “communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements”.

De grandes et moyennes agglomérations sont concernées : Paris, Nantes, mais aussi Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ou Frontignan (Hérault), rapporte Capital, qui en délivre la liste complète.

Cette mesure disparaîtra-t-elle toutefois à l’horizon 2023 ? Les communes s’en inquiètent grandement. La perte de recettes serait alors considérable.

Une mesure qui restera en vigueur

Le gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe l’a confirmé : la taxe d'habitation sur les résidences principales disparaîtra à l'horizon 2023, pour l’ensemble des Français.

Qu’en est-il cependant des règles appliquées aux résidences secondaires ? Ce contexte n’est pas très rassurant pour les villes, qui, malgré les garanties données par l'État, craignent l’effondrement de leurs finances.

Les collectivités peuvent toutefois se rassurer, car cette surtaxe d’habitation demeurera bel et bien. Les taux pratiqués cette année sont d’ailleurs extrêmement hauts, dans plusieurs agglomérations.