Il fait de moins en moins bon être retraité en France, confirme une étude
Les perspectives financières des seniors tricolores s'assombrissent sur la scène internationale. La 14e édition du Global Retirement Index, publiée le 23 septembre 2026 par Natixis Investment Managers et relayée par Le Figaro, dresse un constat sévère pour le modèle hexagonal. Alors que les inquiétudes sur le pouvoir d'achat grandissent, ce palmarès pointe directement les faiblesses structurelles de notre système.
Un recul historique de la France au 29e rang mondial
L'étude annuelle menée avec le cabinet CoreData Research évalue la situation des aînés au sein de 44 pays développés. Cette année, la France glisse à la 29e position, cédant encore deux places en douze mois. Le recul s'avère particulièrement marqué sur le long terme : le pays occupait la 18e place en 2015, accusant ainsi une perte de onze rangs en une décennie.
Le contraste avec les voisins européens interpelle. La Norvège, l'Irlande et les Pays-Bas forment le trio de tête grâce à des modèles alliant robustesse financière et prévoyance. L'Hexagone, lui, glisse progressivement vers le bas du tableau des puissances occidentales.
Un modèle à deux vitesses miné par la dette et la fiscalité
Ce mauvais résultat s'explique par un décrochage net sur le volet monétaire. La France termine à une alarmante 38e place sur 44 pour les finances à la retraite. L'alourdissement de la dette souveraine, le niveau élevé des taux d'intérêt et une pression fiscale record sur les revenus pèsent lourdement dans la balance. Sur le plan matériel, malgré un bon revenu moyen par habitant, le chômage persistant des seniors dégrade les conditions de fin de carrière.
Heureusement, certains amortisseurs évitent un déclassement total. L'Hexagone brille toujours grâce à son système de soins, atteignant le 6e rang mondial pour la santé et la 2e place pour la prise en charge des frais médicaux. La qualité de vie générale sauve aussi l'honneur en décrochant la 19e position.
Les solutions pour sécuriser ses revenus face à l'incertitude
Cette dégradation générale fait peser une menace directe sur le futur taux de remplacement des pensions obligatoires. Selon un baromètre Odoxa / Generali de septembre 2026, 65 % des actifs de plus de 45 ans craignent déjà de manquer d'argent une fois libérés de leur activité professionnelle. Comme l'affirme Dave Goodsell, directeur exécutif du Natixis IM Center for Investor Insight : "Les travailleurs sont confrontés à la réalité d'un système de retraite conçu pour une autre époque."
Pour préserver son niveau de vie, s'en remettre uniquement au régime par répartition devient risqué. Andrew Benton, responsable Europe du Nord chez Natixis IM, insiste sur l'action individuelle : "Bien que la modernisation des politiques puisse améliorer la sécurité de la retraite, les individus doivent aussi prendre en main leur parcours, en épargnant dès maintenant et avec régularité.".
Il convient donc d'agir sur son budget. L'alimentation régulière d'un plan d'épargne retraite (PER) permet d'abaisser son revenu imposable tout en se constituant un matelas pour l'avenir. En complément, l'assurance-vie offre de la souplesse pour arbitrer ses gains et anticiper les dépenses de dépendance non prises en charge avec l'âge.
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