Impôts 2026 : ne négligez pas la case 1GH, elle peut vous rapporter jusqu’à 7 500 euros

Publié par Sarah Martin
le 30/03/2026
Impôts 2026 : ne négligez pas la case 1GH, elle peut vous rapporter jusqu’à 7 500 euros
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Les salariés ayant effectué des heures supplémentaires doivent vérifier attentivement le montant inscrit dans cette case, qui ouvre droit à un avantage fiscal.

La vigilance reste de mise pour éviter de payer un surplus injustifié à l'administration fiscale. Si le prélèvement à la source a indéniablement simplifié les démarches administratives des foyers français, la vérification rigoureuse des données pré-remplies demeure une étape incontournable chaque printemps. Une simple erreur d'inattention au moment de valider sa déclaration risque d'alourdir inutilement votre facture finale.

Ouverture du service en ligne et plafond de la case 1GH

Selon le calendrier officiel publié par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), le service de déclaration en ligne ouvrira ses portes le jeudi 9 avril 2026. Les échéances de validation s'étaleront ensuite progressivement de fin mai à début juin 2026 selon le numéro de votre département de résidence. Pour les millions de salariés, cette période déclarative exige une attention toute particulière sur la case 1GH. Cette ligne spécifique regroupe les rémunérations issues des heures supplémentaires et complémentaires effectuées au cours de l'année 2025. L'enjeu financier s'avère majeur : cocher et vérifier cette case offre un avantage fiscal significatif, permettant de défiscaliser jusqu'à 7 500 euros net par an.

Mécanisme et bénéficiaires de la défiscalisation

Ce dispositif attractif s'appuie directement sur l'article 81 quater du Code général des impôts, qui encadre cette mesure pérennisée au plafond strict de 7 500 euros net fiscal (soit environ 8 037 euros brut). Cette exonération cible expressément les salariés du secteur privé ainsi que les agents de la fonction publique, quel que soit leur statut. 

Sont éligibles les heures de travail effectuées au-dessus de la durée légale fixée à 35 heures hebdomadaires, les heures complémentaires destinées aux contrats à temps partiel, ainsi que la monétisation des jours de RTT. Cette dernière option correspond au renoncement aux jours de repos avec l'accord préalable de l'employeur. En plus de l'exonération d'impôt sur le revenu, ces heures travaillées bénéficient d'une réduction de cotisations salariales d'assurance vieillesse plafonnée à 11,31 %, garantissant un gain de pouvoir d'achat net.

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Vérification des fiches de paie et impact sur le revenu de référence

L'administration fiscale et le portail officiel impots.gouv.fr pré-remplissent généralement ces montants grâce aux données transmises informatiquement par les employeurs. Toutefois, les erreurs ou les omissions demeurent extrêmement fréquentes. Le contribuable doit impérativement vérifier que le montant inscrit dans la case 1GH correspond au cumul annuel indiqué en bas de son bulletin de paie de décembre 2025

En cas d'oubli de l'employeur, la démarche corrective s'avère indispensable : si les heures n'apparaissent pas en 1GH, elles risquent d'être incluses par erreur dans la case 1AJ dédiée aux salaires imposables classiques. Il faut alors soustraire le montant exonéré de la case 1AJ pour le reporter manuellement en 1GH. 

Notez que le conjoint, défini comme déclarant 2 sur le formulaire, doit utiliser la case 1JH pour inscrire ses propres heures. Si le seuil des 7 500 euros est dépassé, l'excédent devient logiquement imposable et s'ajoute à vos revenus habituels. Attention toutefois à un effet secondaire mécanique : même exonérées d'impôt, ces sommes intègrent le calcul global de votre revenu fiscal de référence (RFR). Une hausse de ce RFR modifie parfois l'éligibilité à certaines aides sociales ou augmente les tarifs de certains services publics locaux, à l'image de la facturation de la crèche ou de la cantine scolaire.

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