Stéphane Plaza : l'homme qui a tenté de profiter de sa chute condamné
Successeur des agences Stéphane Plaza, "Sixième Avenue", cette nouvelle entité stratégique du groupe audiovisuel a fait l'objet d'une intense et âpre bataille juridique. Accusé de manœuvres litigieuses envers la franchise, l'homme d'affaires Antonio Duarte doit désormais faire face aux conséquences financières de ses actes. Retour sur une guerre de marques et de méthodes qui a vivement secoué le marché immobilier français.
Un verdict financier et symbolique : la victoire de M6
Comme l'a révélé L'Informé après une enquête fouillée, Le tribunal de commerce a mis fin à des mois de procédure complexe en donnant raison à la filiale immobilière du groupe M6. Antonio Duarte écope d'une condamnation stricte l'obligeant à verser 35 000 euros d'amende pour réparer les torts causés.
Selon le verdict rendu public et directement cité par le magazine Closer, la justice a officiellement retenu des faits de "pratiques commerciales trompeuses" ainsi que des actes caractérisés de "dénigrement" à l'encontre de la nouvelle structure.
La genèse du conflit : une course à l'INPI dès avril 2025
Tout s'accélère le 17 avril 2025, lorsque la direction de M6 annonce l'abandon définitif de la marque "Stéphane Plaza Immobilier". Le réseau est alors rebaptisé "Sixième Avenue" pour tourner la page des récentes polémiques.
Dans les heures qui suivent ce communiqué officiel, Antonio Duarte mène une veille stratégique particulièrement agressive. Il tente de déposer ce même nom auprès de l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Cette manœuvre juridique rapide visait à prendre le contrôle légal du nom et à empêcher le groupe audiovisuel d'exploiter paisiblement sa toute nouvelle identité de marque.
Des méthodes de déstabilisation auprès des franchisés
En parallèle de cette offensive sur la propriété intellectuelle, l'homme d'affaires orchestre une tentative de détournement de réseau à grande échelle. Il contacte directement les directeurs des agences franchisées par l'envoi massif d'emails et de courriers insistants.
Ces multiples sollicitations visaient à inciter les professionnels de l'immobilier à quitter le navire M6 pour rallier sa propre structure. En plein été 2025, certains franchisés ont d'ailleurs cru à un rachat total du réseau, provoquant une véritable panique dans les agences locales. Pour Me Francis Dumont, l'avocat de la franchise cité par nos confrères, "En copiant ainsi l’enseigne Sixième Avenue, M. Duarte a à la fois tenté d’extorquer de l’argent à des franchisés et à sa tête de réseau."
La défense d'Antonio Duarte : le cri du "volé
Malgré la décision sans appel du tribunal, l'entrepreneur maintient fermement sa ligne de défense initiale. Il refuse d'accepter la défaite et exprime publiquement son profond ressentiment envers la chaîne.
Lors d'un récent entretien, il affirme sans détour s'être "fait voler sa marque", confie Closer. Alors que le réseau immobilier "Sixième Avenue" s'efforce aujourd'hui de stabiliser son image commerciale après cette tempête judiciaire, la possibilité d'un appel par Antonio Duarte maintient une zone d'incertitude sur la conclusion définitive de ce dossier épineux.
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