Il viole des chèvres, un homme de 19 ans condamné à 30 mois de prison

Publié par Sarah Martin
le 23/06/2026
Il viole des chèvres, un homme de 19 ans condamné à 30 mois de prison
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L'affaire, qui a profondément choqué les habitants de la commune des Pennes-Mirabeau, soulève d'importantes interrogations sur la protection juridique des animaux d'élevage.
Le tribunal d’Aix-en-Provence a condamné un jeune homme à trente mois de prison ferme pour des sévices sexuels répétés sur des animaux d'une ferme pédagogique.

L'affaire, qui a profondément choqué les habitants de la commune des Pennes-Mirabeau, soulève d'importantes interrogations sur la protection juridique des animaux d'élevage.

Une peine de trente mois ferme pour les agressions de la ferme pédagogique

Le lundi 22 juin 2026, le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence a rendu une décision qui fera date en matière de protection animale. Massoud S., un jeune homme de 19 ans, a été condamné à 30 mois de prison ferme avec maintien en détention immédiat, indique 20 Minutes. Cette sanction pénale clôture une instruction portant sur des actes d'une rare violence survenus entre février et avril 2026.

Le théâtre de ces exactions est une ferme pédagogique implantée sur la commune des Pennes-Mirabeau, un lieu habituellement dédié à la sensibilisation du public. Durant cette période, 7 animaux, spécifiquement 6 chèvres et 1 agnelle, ont été la cible d'agressions sexuelles répétées

Devant les juges, la position du prévenu est restée figée dans le déni. Malgré la lecture des chefs d'accusation, il a maintenu une ligne de défense rejetant toute implication. D'après le compte-rendu d'audience publié par 20 Minutes le 23 juin 2026, le jeune accusé a affirmé : « Je suis quelqu’un de normal. Jamais je ne ferais ça ». Cette posture n'a manifestement pas infléchi la conviction des magistrats.

Des preuves scientifiques accablantes face au traumatisme invoqué

Pour asseoir sa décision, la cour s'est appuyée sur un faisceau d'indices scientifiques jugés imparables par l'accusation. Les analyses effectuées ont révélé la présence de traces d'ADN appartenant au prévenu sur les bêtes violentées. À cet élément probant s'ajoute le bornage de son téléphone portable. Ce traçage technique a confirmé sa présence aux abords de la ferme lors de 5 nuits distinctes, coïncidant exactement avec les dates des agressions recensées.

Afin de contester l'intention criminelle, la défense a tenté de recentrer les débats sur la santé mentale du mis en cause. Arrivé d’Afghanistan en 2021, le condamné a justifié une fragilité psychologique par des traumatismes liés à son ancien rôle de berger et à un exil difficile. Néanmoins, les expertises médicales versées au dossier se sont montrées catégoriques : les psychiatres n'ont relevé aucune altération ou abolition du discernement.

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