Horreur au Grau-du-Roi : une octogénaire tuée à la perceuse avec une "sauvagerie inouïe"

Publié par Matthieu Chauvin
le 17/06/2026
Le Grau-du-Roi
Istock
Photo d'illustration
L'enquête sur l'assassinat barbare d'une femme de 86 ans au Grau-du-Roi franchit une étape décisive ce mercredi avec l'arrestation d'un suspect après près d'une semaine.

La paisible station balnéaire du Gard reste sous le choc après la découverte macabre du corps d'une vacancière. Les méthodes employées par le tueur présumé glacent le sang des habitants et des touristes de Port-Camargue. Les gendarmes tentent désormais de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.

Un suspect interrogé après la mort atroce de Jacqueline

L'enquête progresse rapidement. Un individu se trouve en garde à vue depuis la matinée du mercredi 17 juin 2026. Les forces de l'ordre procèdent à son interrogatoire pour déterminer son éventuelle implication dans le meurtre de la retraitée. Cette avancée significative intervient exactement six jours après la découverte du cadavre.

Pour rappel, le drame s'est noué dans un secteur très fréquenté par les promeneurs et les familles. Le corps sans vie a été retrouvé le jeudi 11 juin aux alentours de 19h30, sur un sentier longeant l'étang de Salonique, entre le port de plaisance de Port-Camargue et les dunes de la plage de l'Espiguette.

La victime, prénommée Jacqueline, était âgée de 86 ans. Originaire de la région de Nîmes, cette veuve appréciait particulièrement la commune. Elle séjournait chaque année dans le même camping pour ses vacances. La direction de l'établissement témoigne auprès du quotidien Le Parisien : "C’était une dame qui était veuve et plutôt du genre dynamique."

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Face à la gravité des faits, le parquet de Nîmes a immédiatement réagi. La procureure de la République, Cécile Gensac, a indiqué par voie de communiqué que "les premières investigations orientent vers une thèse criminelle. Les investigations sont conjointement menées par la section de recherches de la gendarmerie du Gard et la compagnie de Vauvert.

L'ombre d'une perceuse et une violence hors-norme

Les conclusions de l'autopsie, pratiquée le lundi 15 juin à l'institut médico-légal de Nîmes, décrivent un acharnement singulier. Le rapport médical détaille des plaies multiples et particulièrement profondes. La procureure souligne des actes commis avec une "grande sauvagerie." Les légistes estiment par ailleurs que l'assassin aurait manipulé plusieurs armes distinctes pour s'en prendre à sa victime.

Parmi l'arsenal envisagé par la gendarmerie, l'utilisation d'un outil de bricolage retient toute l'attention. L'enquête se concentre sur l'emploi possible d'une perceuse ou d'une visseuse électrique. D'après une source judiciaire rapportée par l'AFP, le médecin légiste confirme que les traces relevées sur la défunte "ne sont pas incompatibles avec l’utilisation d’un tel outil."

Cette hypothèse terrifiante s'appuie sur plusieurs récits concordants. Des marcheurs affirment avoir croisé un homme au comportement erratique peu de temps après l'agression. L'individu tenait un objet ressemblant fortement à une perceuse. Selon ces témoins, l'homme se lavait les mains dans les eaux de l'étang avant de disparaître rapidement.

Ce drame sème la terreur parmi les résidents du Grau-du-Roi. Les retraités, particulièrement représentés dans la commune, expriment une forte angoisse. Interrogé par la presse locale, un habitant confie : "On n'est plus en sécurité... s'en prendre à des personnes âgées, surtout en pleine journée comme ça." 

Les enquêteurs s'efforcent maintenant d'établir le mobile de cet homicide hors du commun, afin de savoir s'il s'agit d'un acte crapuleux ou de la violence gratuite d'un déséquilibré. Les auditions en cours permettront peut-être de cerner le profil psychologique de l'homme interpellé. En attendant, la sécurisation des abords de la plage et des sentiers constitue la priorité des autorités pour rassurer les estivants avant la haute saison.

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