Horreur à Pantin : piégée par une retraitée et séquestrée par son fils, elle s’échappe par les balcons du 7e étage

Publié par Sarah Martin
le 25/06/2026
Horreur à Pantin : piégée par une retraitée et séquestrée par son fils, elle s’échappe par les balcons du 7e étage
Istock
Attirée dans un guet-apens par une femme âgée, une passante s'est retrouvée prisonnière d'un appartement transformé en huis clos effrayant.
Le 14 juin dernier à Pantin, un homme et sa mère ont été interpellés dans le cadre d’une enquête pour viol. Selon les premiers éléments, la sexagénaire aurait abordé une jeune femme dans la rue afin de l’attirer vers son fils, suspecté de l’avoir agressée sexuellement.

Les faits se sont déroulés dans le quartier des Courtillières en Seine-Saint-Denis. Attirée dans un guet-apens par une femme âgée, une passante s'est retrouvée prisonnière d'un appartement transformé en huis clos effrayant

Le guet-apens de la vieille dame et l'évasion miraculeuse au 7e étage

Le 23 juin 2026, une femme âgée de 27 ans croise le chemin d'une retraitée lourdement chargée. Souhaitant lui rendre service, la jeune passante accepte de l'aider à porter ses courses jusqu'à son domicile situé au 7e étage d'un grand ensemble pantinois. Une fois à l'intérieur de l'appartement, la porte est immédiatement verrouillée à double tour. Le piège vient de se refermer sur la victime.

Le fils de la propriétaire, un homme de 55 ans, fait alors irruption et menace violemment la jeune femme. Prise au piège, elle subit des agressions sexuelles et demeure captive pendant plusieurs heures d'angoisse. Les forces de l'ordre soulignent la gravité des violences physiques et psychologiques endurées au sein de ce logement.

Aux alentours de 19h30, la captive saisit une occasion inespérée et se précipite vers le balcon. Face à la porte d'entrée bloquée, elle décide de franchir la rambarde, à plus de vingt mètres au-dessus du sol. Elle réussit la prouesse physique de descendre sur le balcon de l'appartement inférieur. Un voisin la met immédiatement en sécurité et contacte la police. Selon une déclaration d'un policier relayée par la presse locale, « elle a fait preuve d'un courage inouï en se suspendant dans le vide pour échapper à son bourreau ».

Un profil de récidiviste et la question de la complicité familiale

Les enquêteurs de la Sûreté Territoriale ont procédé à l'arrestation de l'agresseur présumé dès le lendemain des faits. L'individu s'avère être un multi-récidiviste bien connu des services de justice. Selon un communiqué officiel, « le suspect présente un profil de prédateur particulièrement dangereux, avec des antécédents judiciaires lourds pour des faits de même nature », rapporte le Parquet de Bobigny. La question de son suivi socio-judiciaire reste entière, sachant qu'en France, le taux de récidive pour les auteurs d'infractions sexuelles avoisine les 3 à 5% selon les données du ministère de la Justice.

Vous avez aimé cet article ?

Le 24 juin 2026, la retraitée a, elle aussi, été placée en garde à vue par les policiers. Les investigations visent à établir son degré de participation exacte dans cette séquestration. Les enquêteurs soupçonnent cette mère d'avoir consciemment servi d'appât pour rabattre des cibles vulnérables vers le domicile de son fils. La complicité de viol constitue le cœur des accusations pesant sur elle. Les magistrats s'interrogent sur la dynamique psychologique permettant à une mère d'assister activement à la prédation sexuelle de sa propre progéniture.

Suite à ces arrestations, une information judiciaire est officiellement ouverte. Les autorités judiciaires tentent d'identifier d'éventuelles autres plaintes non résolues dans le quartier des Courtillières. Le but des policiers est de vérifier si ce redoutable mode opératoire a déjà fait d'autres victimes en région parisienne au cours des derniers mois. Les peines encourues pour une telle complicité criminelle s'avèrent particulièrement lourdes devant une cour d'assises.

Google News Voir les commentaires