Disparition d’une retraitée dans les Vosges : elle serait décédée en 2022, ses enfants placés en garde à vue

Publié par Sarah Martin
le 05/03/2026
Disparition d’une retraitée dans les Vosges : elle serait décédée en 2022, ses enfants placés en garde à vue
Istock
Alors qu’une battue citoyenne avait été organisée le 8 février pour tenter de retrouver la septuagénaire disparue à Saint-Michel-sur-Meurthe, dans les Vosges, l’enquête a révélé qu’elle serait en réalité décédée il y a quatre ans. Ses deux enfants, ainsi que sa belle-fille, sont soupçonnés d’avoir continué à percevoir ses prestations sociales. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue.

L'affaire de la disparition d'une septuagénaire à Saint-Michel-sur-Meurthe s'oriente vers un meurtre en bande organisée sur fond de fraude aux prestations sociales. Le 28 janvier dernier, un homme signalait l'absence inexpliquée de sa mère de 72 ans. Si les recherches laissaient d'abord présager un drame accidentel, le dossier prend aujourd'hui un tournant macabre.

Un basculement inattendu vers la piste criminelle

Au départ, les proches organisent une battue citoyenne le 8 février. L'opération, menée dans la forêt domaniale du Ban d’Etival, reste infructueuse. Le lundi 2 mars 2026, les forces de l'ordre procèdent au placement en garde à vue des deux fils et de la belle-fille de la victime. Selon les informations rapportées par Ouest-France, "l’enquête ouverte initialement pour disparition inquiétante a basculé pour meurtre en bande organisée".

Une mort dissimulée pour des raisons financières

Le récit familial s'effrite face aux découvertes des autorités. D'après Le Parisien, la septuagénaire serait en réalité décédée depuis 2022. Les enquêteurs privilégient un mobile pécuniaire. Les trois suspects auraient gardé le silence sur ce décès pour continuer à percevoir les prestations sociales et la retraite maternelle. Pour retrouver les restes de la victime, la police a employé les grands moyens. Une pelleteuse a sondé le jardin et détruit la terrasse du pavillon de Saint-Michel-sur-Meurthe.

Les suites judiciaires d'un huis clos familial

La brigade de sûreté urbaine de Saint-Dié et la police judiciaire de Nancy mènent les auditions dans des locaux séparés. Les trois suspects doivent être présentés prochainement à un juge d'instruction.

Malgré l'absence de cadavre lors des premières fouilles, les investigations se poursuivent activement. Ce drame rappelle les graves dérives liées à l'isolement des personnes âgées, dont le patrimoine suscite parfois la convoitise au sein de leur propre foyer.

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