« Des aveux malhonnêtes » : l’amant de Delphine Aussaguel réagit face à Cédric Jubillar
Le 6 juillet 2026, le principal suspect a finalement indiqué l'emplacement des restes de son épouse aux forces de l'ordre. Cette avancée majeure intervient après de longues années de recherches infructueuses. Toutefois, le récit fourni par le mari, qui plaide l'accident lors d'une altercation, provoque la colère de l'entourage de la jeune femme.
L'ancien amant dénonce la stratégie de défense du suspect
Donat-Jean, qui entretenait une relation secrète avec Delphine Aussaguel, a pris la parole dans les colonnes du Parisien ce 24 juillet 2026. L'homme qualifieles récentes déclarations du principal mis en cause d'« aveux malhonnêtes ». Selon lui, l'artisan tarnais cherche uniquement à adapter son récit pour échapper à une condamnation maximale devant les assises.
L'ancien compagnon accuse Cédric Jubillar de travestir la réalité de cette nuit tragique. En évoquant une strangulation accidentelle survenue lors d'une dispute, le suspect tenterait de salir la mémoire de la jeune femme. Le meurtrier présumé sous-entendrait ainsi que la victime porte une part de responsabilité dans le déclenchement de la violence qui a conduit à son décès.
Donat-Jean ne cache pas son amertume face au délai extrêmement long imposé par l'accusé avant de livrer ces informations. Pendant un demi-décennie, le mutisme du père de famille a contraint les proches à une attente insoutenable. L'amant estime que cette dissimulation prouve la nature manipulatrice du prévenu, bien différente de l'image de l'époux dépassé par ses émotions lors d'un conflit conjugal.
« Il a tout calculé, le lieu, le moment et le mode opératoire »
Pour démonter l'hypothèse du simple coup de sang invoqué par Cédric Jubillar, Donat-Jean pointe des éléments matériels précis. Il souligne notamment l'emplacement exact où le corps a été dissimulé. Le terrain choisi présente une forte acidité, une caractéristique géologique connue des enquêteurs pour accélérer la destruction des tissus humains et des preuves biologiques.
Cette localisation ne laisse aucune place au hasard selon l'ancien amant, qui rejette catégoriquement l'idée d'un crime passionnel ou d'une perte de contrôle soudaine. « Il a tout calculé, le lieu, le moment et le mode opératoire », affirme-t-il fermement auprès du Parisien. Cette organisation méthodique démontrerait une volonté très nette d'effacer toute trace du crime dès sa commission.
L'instruction entre désormais dans une phase d'analyse scientifique déterminante. Les experts de la gendarmerie doivent examiner les restes retrouvés pour confronter les preuves matérielles aux dires du suspect sur la strangulation. Les magistrats auront ensuite la lourde tâche de statuer sur la nature exacte des faits. La justice devra trancher entre la qualification de meurtre, régie par l'article 221-1 du Code pénal, et celle d'assassinat, prévue par l'article 221-3, qui implique la préméditation et expose le coupable à une peine beaucoup plus stricte.
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